28 Mai 2022
Réunion de soutien à Stanislas Rigault à Cheval-Blanc En savoir+
 

Le discours du 10 avril 2022 - Ce n'est que le début

Mes chers compatriotes, mes chers amis,

Vous êtes plus de deux millions à m’avoir apporté vos suffrages aujourd’hui. Je veux avant tout m’adresser à vous. Merci. Merci infiniment de votre confiance, de l’espoir et de la force que vous me donnez ce soir. Grâce à vous, je peux faire une promesse : je continuerai de défendre la France, et nos idées, et je suis certain, que bientôt, nous l’emporterons.

Je vous remercie aussi pour la France, car je prends chacune de vos voix comme le cri d’un peuple qui ne veut pas mourir. Le fait que vous ayez été deux millions à soutenir un homme parti de rien, qui n’était pas un politicien, montre que mon message a été entendu. C’est un élément fondamental qui ne devra pas être oublié dans les prochains jours et dans les prochaines années. Votre voix ne pourra plus jamais être négligée, quel que soit l’issue du second tour qui vient. Tout le monde comprendra que nos idées valent beaucoup plus que notre score d’aujourd’hui.

Je n’ai pas su convaincre assez de nos compatriotes. L’Histoire dira pourquoi nous n’y sommes pas parvenus, alors qu’une majorité de Français partagent nos inquiétudes et nos espoirs. Peut-être en raison de l’absence de campagne et de débat, peut-être en raison du traitement qui nous a été réservé, de la situation internationale, et peut-être aussi simplement par ma faute. Bien sûr, j’ai commis des erreurs. Je veux dire que je les assume toutes. J’en porte l’entière responsabilité. Je dois beaucoup de mes succès à mon équipe, je ne leur dois aucun de mes échecs.

Mais à la fin de cette campagne, j’ai la fierté de ne pas être devenu un politicien. Je n’ai jamais menti pour gagner un point dans les sondages, je n’ai jamais travesti ma pensée et je n’ai jamais trahi.

Dans les jours qui viennent, vous allez entendre tout le monde vous expliquer ce que nous avons raté, moi je veux vous dire tout ce que nous avons réussi. Je veux dire à ces millions de Français : grâce à vous, rien ne sera plus jamais comme avant. Je vous demande de rester dignes, de rester forts, de garder la foi. Vous avez été admirables pendant cette campagne. Votre vote est un vote pionner, c’est un vote d’avenir, c’est un vote d’espoir, car les vérités que nous avons dites à la France pendant cette campagne s’imposeront à tous dans les années qui viennent.

Je veux remercier du fond du cœur tous ceux qui m’ont aidé. A toute mon équipe, à tous nos militants, je dis un immense merci ! Votre énergie, votre ferveur, votre grandeur d’âme, votre générosité, votre organisation ont impressionné la France toute entière. Je me souviens encore du mois de mai dernier. À l’époque, nous n’étions qu’une dizaine, ce n’était qu’une idée. Nous constations le blocage de la vie politique française, l’état de la France, des vieux partis à bout de souffle… Nous ne savions pas quel accueil les Français nous réserveraient mais nous étions convaincus qu’il était de notre devoir de nous lever. Je me suis levé.

Un an plus tard, nous voici finalement face au duel qui était annoncé depuis 2017. Alors… électoralement rien ne change, mais politiquement tout a changé. Tout a changé parce que nous sommes arrivés. Nous avons fait irruption dans la vie politique et regardez : nous avons dépassé les vieux partis moribonds. Nous avons fait en trois mois ce qu’aucun politicien n’avait jamais réussi à faire en 15 ans. Nous avons construit le plus grand parti de France.

A mes côtés, une jeunesse s’est levée : cette jeunesse, c’est l’interdiction de désespérer, car elle ne disparaitra pas. Les drapeaux qui ont flotté au Trocadéro ne s’abaisseront plus jamais ! Alors, oui, nous sommes déçus. Mais nous avons gagné dans cette campagne quelque chose qui n’a pas de prix : la puissance et l’expérience. Je vous le dis : chez Reconquête, nous sommes puissants, nous sommes forts, nous avons des militants présents dans toute la France, nous avons des intelligences redoutables, des compétences inégalées. Nous nous projetons déjà vers l’avenir. Je ne m’en tiendrai pas là ! Car Reconquête n’abandonnera rien tant que la France ne sera pas reconquise !

Notre ligne a sa singularité et elle n’est représentée nulle part ailleurs :

Nous sommes les seuls à défendre notre civilisation et notre identité dans la culture, à l’école, dans la rue, dans nos mœurs, dans notre vision de l’écologie, de la politique, de la société ;

Nous sommes les seuls à vouloir réconcilier le peuple et les élites, les salariés et les patrons, les gilets jaunes et la manif pour tous, les abstentionnistes et la politique.

Je suis déterminé à poursuivre le combat, avec tous ceux qui sont à mes côtés, tous ceux qui nous rejoindront dans les semaines à venir, et je vous dirai très vite la forme que prendra notre action.

Je veux dire pour finir, parce que je pense à la France avant tout, parce que c’était tout le sens de ma candidature, que je ne peux pas rester les bras croisés devant les maux qui guettent notre pays. J’ai bien des désaccords avec Marine Le Pen, je les ai abordés pendant cette campagne. Je n’en referai pas la liste. Mais il y a en face de Marine Le Pen un homme qui a fait entrer deux millions d’immigrés, un homme qui n’a pas dit un mot d’identité, de sécurité, d’immigration pendant sa campagne et qui fera donc pire s’il était réélu.

Je ne me tromperai pas d’adversaire. C’est la raison pour laquelle, j’appelle mes électeurs à voter pour Marine Le Pen. Il y a quelque chose de beaucoup plus grand que nous tous, c’est la France. Je sais que certains de mes électeurs ne veulent pas voter pour elle. Je ne les juge pas, car j’ai accepté les différences au sein de l’union des droites.

Certains auraient voulu que je négocie ces quelques mots : je ne suis pas un marchand. Je ne vois pas la politique comme la négociation des intérêts, mais comme l’irruption de la volonté humaine dans l’Histoire. Je me suis présenté par sens de la France. Je me suis présenté parce que je crois que notre pays est en danger. Je me suis présenté parce que le duel qui était annoncé depuis cinq ans me paraissait mener à l’échec de nos idées.

Je prie aujourd’hui le ciel de m’être trompé.

Vive la République, et surtout, vive la France !