Le discours de Cannes

Merci, mes amis, merci ! Du fond du cœur ! Votre présence, votre joie et vos encouragements m’honorent et sont pour moi une source d’énergie permanente ! Merci beaucoup. Depuis ce matin, je sens votre ferveur, je sens votre amour, votre chaleur tellement méditerranéenne, et je me sens chez moi ! Quel bonheur de revenir à la maison !

Mes chers amis, ici présents, merci d’être venus ! Merci Gilbert Collard, quelle fougue, quelle énergie, tu es fidèle à tout ce que j’ai toujours connu de toi, dans ton discours, bien sûr, mais aussi dans ton choix de nous rejoindre ! Fidèle à tes convictions, tu préfères ton pays à ton parti, et je t’accueille les bras ouverts !

Merci monsieur Jacques Peyrat, d’être venu ce soir, à la fois grand avocat et grand maire de Nice. Je me souviens de nos conversations ! Vous incarniez déjà cette union de la droite que je porte aujourd’hui !

Merci Philippe de Villiers, mon ami de toujours, toujours aussi créatif, toujours aussi inspiré, avec toujours autant de panache ! Quel plaisir de t’avoir avec nous ce soir !

Merci Jérôme Rivière, toi qui viens de nous rejoindre : tu quittes ton poste de président de groupe RN au Parlement européen pour rejoindre la Reconquête. La Reconquête t’accueille avec bonheur, mon ami !

Merci ma chère Isabelle, je suis tellement heureux de te retrouver dans ce combat : ta compétence, ton professionnalisme, et tout simplement... ta présence m’avaient tellement manqué !

Merci Guillaume Peltier, d’être ici ce soir, je te remercie de tout ce que tu fais depuis ton arrivée, de ton travail, de ta bonne humeur, de tes centaines d’idées !

Laurence Trochu, Sébastien Pillard, Damien Rieu, Vijay Monany, Benjamin Cauchy, soyez remerciés ! Soyez les bienvenus mes amis ! Je suis heureux de vous voir ici ce soir à Cannes !

Bonjour, Cannes ! Chère et si précieuse ville de Cannes ! Cannes qui signifie en ligure « la hauteur », et qui mérite si bien son nom. Cannes, une de ces villes bénies des Dieux qui profitent à la fois de la poésie de la mer et de la splendeur de la montagne, les deux plus beaux spectacles naturels au monde. Cannes qui est un spectacle en soi, avec son patrimoine architectural, avec son marché si accueillant qui m’a reçu ce matin avec tant de chaleur, et sa Croisette si élégante. Cannes dont le maire, David Lisnard, est l’un des maires les mieux réélus de France, parce qu’il aime sa ville, et qu’elle le lui rend bien. Cannes, enfin, qui est célèbre dans le monde entier pour sa culture cinématographique unique, son festival étincelant, sa Palme d’Or tant convoitée. Cannes, voilà un magnifique endroit pour parler de la France aux Français.

Comme tous les sympathisants de nos meetings : vous vous dites « Pourvu qu’il nous fasse un beau discours ce soir, l’un de ceux qui restent dans les mémoires. » Je ne sais pas si mon discours sera beau, j’ignore si l’on s’en souviendra longtemps, mais je peux vous dire une chose : ce discours constitue un moment important dans notre campagne. Ici, ce soir à Cannes, l’histoire retiendra que s’est levée l’espérance française.

Parce qu’aujourd’hui, nous allons parler de choses cruciales et parce que nous allons donner de l’espoir, beaucoup d’espoir. Nous allons parler de vous. Nous allons parler de vos épreuves, de vos colères, de vos attentes et de votre fierté. Nous allons parler des conditions de notre victoire.

Cela fait des mois, peut-être même des années, que vous m’entendez parler de l’union des droites, de l’union du peuple de droite. Mais qu’est- ce que l’union des droites ?

Mes amis, l’union des droites, c’est l’union des patriotes, l’union des Français qui se lèvent pour que la France reste la France ! Ce n’est pas un slogan de politicien, c’est l’union du peuple, c’est l’union de tous les Français qui aiment l’héritage, l’enracinement et la transmission, même s’ils ne se disent pas de droite. Car la droite, quand elle est elle-même parle à tous les Français !

L’union des droites, c’est considérer que nous n’avons pas d’ennemis à droite. Non, les électeurs du Rassemblement national ne sont pas des parias. Ils sont nos frères. Ils ont été longtemps seuls à se battre pour la France et l’ont parfois payé très cher. Non, les électeurs de LR ne sont pas des traitres ! Ils ont été pris en otage par des politiciens centristes, comme aujourd’hui, par Valérie Pécresse qui est allée se soumettre à Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde. Dans cette salle, vous êtes nombreux à venir du RN, des cadres, des militants, des électeurs. Je veux que nous vous applaudissions ! Vous êtes nombreux aussi à venir de LR. On vous applaudit aussi ! Et vous êtes tous les bienvenus, mes amis, la Reconquête est votre maison commune !

L’union des droites, c’est le refus du piège de la gauche. Car c’est la gauche, et plus précisément François Mitterrand, qui nous a enfermés dans cette impasse. Je vais vous expliquer comment. Dans les années 1980, Mitterrand s’aperçoit qu’il est politiquement en danger : la droite devient majoritaire dans le pays et si elle est unie, Mitterrand est perdu. Alors, il emploie une vieille tactique : diviser pour mieux régner. Il va expliquer à la France que la droite n’est en réalité pas un bloc mais qu’elle se divise en deux pour des raisons morales : il y aurait d’un côté la droite républicaine, et de l’autre une droite trop extrêmiste, aux côtés de laquelle il serait indigne de se battre. Ce politicien cynique a voulu diviser la droite en deux pour qu’elle ne puisse plus s’opposer à lui. Il a voulu diviser une droite majoritaire dans le pays pour permettre à la gauche minoritaire de régner. Ce fut l’invention de la théorie du “cordon sanitaire”. Mitterrand l’a inventée, et il a si bien piégé la droite, qu’elle est persuadée aujourd’hui de l’avoir inventée ! Ecoutez Valérie Pécresse qui rejette les électeurs du RN ! Ecoutez la quémander auprès de la gauche son titre de « droite républicaine » ! Mais coupée de son aile droite, la droite est obligée de se soumettre au centre, qui lui-même se soumet toujours à la gauche, et les électeurs sont toujours trahis.

Regardez le peuple de droite, il est de plus en plus majoritaire selon toutes les études d’opinion. Et s’il s’unissait enfin dans les urnes, il gagnerait les élections, toutes les élections. Sortons du piège de la gauche ! Je vous propose de nous unir et gagner !

L’union des droites, c’est aussi le refus de la lutte des classes. C’est la certitude que le salarié a encore des choses à partager avec le patron : parce que tous les deux sont français, parce que tous les deux aiment leur pays, parce que tous les deux ont peur pour leurs enfants, parce que tous les deux veulent la prospérité. Les autres veulent vous enfermer dans des cases, dans des sociologies, dans des segments électoraux, par tactique politicienne, ou par aveuglement idéologique, ou parce qu’ils ne savent pas qu’en réalité, les mêmes craintes et les mêmes espérances vous rassemblent.

L’union des droites, c’est une immense aventure collective qui commence, c’est la plus grande promesse de recomposition politique des quarante dernières années, c’est la réconciliation des droites, majoritaires, et enfin unies, pour battre non seulement Emmanuel Macron, mais également la pensée unique, le politiquement correct, l’eau tiède et le magistère moral de la gauche. Mes adversaires se contentent de combattre Macron. Je fais mieux, plus efficace et plus utile pour notre avenir : je combats les idées qui le dominent.

Alors, l’union des droites, c’est l’appel que je lance ici dans les Alpes- Maritimes, berceau historique de toutes les droites françaises :

  • Vous qui avez cru en Le Pen, Pasqua, Seguin, Villiers ou Sarkozy,

  • Vous qui êtes patriotes, indépendants ou républicains,

  • Vous qui étiez hier face à face, et qui êtes ce soir êtes côte à côte, à l’image de Guillaume Peltier, ancien numéro 2 des Républicains, et de Gilbert Collard, notre président d’honneur et Jérôme Rivière, ancien Président des députés européens du RN,

  • À vous tous, électeurs de toutes les droites françaises,

  • À tous ceux qui ne votaient plus parce qu’ils n’y croyaient plus,

Je lance cet appel grave, ici mes amis, au Palais des Victoires, je lance l’Appel des Victoires, solennel et joyeux : unissons nos forces !

L’Appel des Victoires, c’est l’appel à abolir le cordon sanitaire. Supprimons les frontières virtuelles ! Nous sommes d’accord sur l’essentiel : à vous, électeurs du Front national qui n’en pouvez plus de perdre les élections, à vous électeurs des Républicains qui n’en pouvez plus de voir vos dirigeants trahir vos idées, unissons nos forces !

Et à tous les abstentionnistes, nous disons : pour une fois, abstenez- vous de vous abstenir. Cette fois, c’est la bonne. Vous avez raison d’être amers, vous avez raison d’être en colère, vous avez raison de vous méfier des politiciens, et je vous comprends parce que je suis comme vous, scandalisé par ce que deviennent nos suffrages, mais cette fois, c’est la bonne. Pour redevenir citoyens, et français, et influents, et décisifs, c’est maintenant ou jamais ! Nous avons besoin de vous. De votre liberté. De votre responsabilité. La reconquête de la France par les Français ne se fera pas sans vous. Abstentionnistes, nous avons besoin de votre fierté, et même de votre orgueil, de votre insolence et de votre irrespect ! Nous avons besoin de votre capacité à dire non à l’idéologie, au mensonge, au système !

Depuis trente ans j’écoute autour de moi. J’entends toujours le même murmure qui vient à mes oreilles. Le murmure de ceux qui se lamentent : «qu’est-ce qu’on est déçus !», Monsieur Zemmour, qu’est-ce qu’on est déçus. Et ce sont les mêmes qui revotent pour les mêmes, et qui redisent : «qu’est-ce qu’on est déçus» ! Et bien avec moi, c’en est fini de cette phrase, qu’est-ce qu’on est déçus ! On ne l’entendra plus cette phrase !

Vous venez du Rassemblement national, vous venez des Républicains, vous ne votiez plus depuis longtemps, vous votez pour la première fois, vous êtes déjà à la retraite, vous avez 20, vous êtes artisan, vous êtes avocate, vous êtes policier, vous êtes infirmière, vous êtes professeur ou ingénieur, vous êtes si différents et pourtant si semblables ! Mes amis, tant de choses nous rassemblent. Nous avons tant de combats à mener ensemble. Nous qui venons d’horizons différents, nous partageons tant de choses.

Vous êtes la France qui n’a jamais la parole. Cela fait des années que vous attendiez. Vous avez fait le dos rond. Vous avez serré les dents. Vous avez été courageux, patients. Vous n’avez pas fait grève. Vous n’avez pas cassé les vitrines. Vous n’avez pas bloqué le pays. Vous attendez dignement. Et qu’attendez-vous ? Vous attendez ENFIN de la justice. La justice dans votre quotidien. Vous attendez la justice sociale, mais pas celle de la gauche, qui consiste à vous prendre vos économies pour les donner à quelqu’un qui travaille moins que vous ou qui vient d’arriver en France, non, la vraie justice sociale, celle qui vous permet de vivre de votre travail et même de vous enrichir si vous êtes travailleur.

La justice parce que vous croyez au mérite. La justice parce que vous n’en pouvez plus du laxisme judiciaire avec la racaille subventionnée. La justice avec un Etat juste, qui cesse enfin d’être fort avec les faibles et faible avec les forts.

Vous voulez la véritable justice sociale, et vous avez raison, parce que depuis si longtemps, le travail ne paie plus. Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus d’écart entre les revenus du travail et ceux de l’assistanat. Ce n’est pas juste !

Je vais vous raconter une histoire, celle de Fabien, que j’ai rencontré il y a quelques semaines lors de mon tour de France : Fabien a deux enfants, il est ouvrier agricole et il gagne un peu plus que le Smic. Tous les matins, il se lève tôt. Il travaille, il aime son travail et pour rien au monde, il ne serait resté chez lui à ne rien faire. Mais après vingt ans d’efforts, il commence à douter. Pourquoi ? Parce que, depuis quelques mois, chaque matin, à son départ, son voisin de palier ouvre sa porte et le nargue : «t’en as pas marre d’aller bosser alors que tu pourrais comme moi rester chez toi regarder la télé et gagner autant ? »

Oui, la vérité, Fabien me l’a racontée, aux noms de millions de Français, aux noms de millions de travailleurs, d’artisans, de commerçants, de restaurateurs, de bouchers, de boulangers : son voisin touche le RSA et, à la fin du mois, Fabien n’a pas beaucoup plus ; entre le coût de sa voiture - près de 600 euros avec l’amortissement, l’assurance, l’entretien et le carburant -, ou encore les frais de nourrice pour son dernier, son reste à vivre dépasse à peine le RSA.

Mes amis Jacline Mouraud et Guillaume Peltier le savent parfaitement : dans la France des oubliés, la colère des vrais «gilets jaunes», ceux du 17 novembre 2018, est née de ces injustices. Je mettrai fin à cette folie ! Il est temps que les milieux de cordée ne soient plus les premiers de corvée. Assez de cette France où les soi-disants défenseurs des pauvres les condamnent à crever de faim parce qu’il faut aussi nourrir les pauvres de tous les autres pays du monde !

Vous pensez que les politiciens ont tout essayé ? Détrompez-vous ! Ils ont fait tout l’inverse. Depuis tant d’années, l’Etat a fait exploser ses dépenses, il a ouvert le modèle social de la France au monde entier, et pour le financer qu’a-t-il fait ? Il a augmenté vos taxes et vos impôts, il s’est endetté comme pas permis, il a abaissé vos salaires de travailleurs. Quoi qu’il VOUS en coûte ! C’est ça, la justice ? La conséquence de cette folie : je l’ai dit, je vous le répète, les salaires nets sont trop bas pour le travailleur et les salaires bruts sont trop élevés pour le patron. Je vais réduire les dépenses d’immigration et d’assistanat. Avec ces économies, je vais baisser les taxes, les charges et les impôts. Sur votre fiche de paie, je diminuerai la CSG et j’augmenterai ainsi le salaire net de ceux qui travaillent. Cela fera 105 euros de plus par mois pour nos travailleurs ! C’est un treizième mois chaque année !

Puisque nous nous attaquons aux injustices, je veux en aborder une que vous connaissez bien. Il est une colère qui gronde dans les profondeurs de la France, une colère que j’entends presque chaque jour. Vous m’en parlez quand on se voit, vous me l’écrivez dans vos lettres. Votre colère, c’est le scandale de la fraude sociale. Que c’est injuste, quand vous dépensez tant chaque mois pour financer nos dépenses sociales !

Avec près de 800 milliards d’euros, la France détient le record mondial de la dépense sociale en proportion de la richesse nationale ! Mais savez- vous que le montant des fraudes sociales est évalué jusqu‘à 40 milliards d’euros par an ? C’est ce que rapporte l’impôt sur les sociétés ! C’est plus de la moitié de ce que rapporte l’impôt sur le revenu !

Je vais vous livrer ce soir les exemples les plus scandaleux de cette ruine organisée du contribuable français :

  • Savez-vous que deux couples de Roumains ont réussi à déclarer 1 200 grossesses ?

  • Savez-vous qu’il y a 3 millions de bénéficiaires fantômes de l’assurance maladie ?

  • Savez-vous que lors d’un récent contrôle des retraités vivant en Algérie, 40% des pensionnés étaient en fait déjà morts ?

  • Plus grave encore, savez-vous que 20% des djihadistes français partis en Syrie et en Irak continuaient à percevoir des aides sociales ?

  • Savez-vous que Salim Benghalem, l’un des cerveaux présumés des attentats de l’Hypercasher et de Charlie Hebdo a continué à bénéficier du versement d’allocations familiales pendant des mois après son départ en Syrie pour un montant supérieur à 12 000€ ?

  • Savez-vous qu’Ismaël Mostefai, l’un des tueurs du Bataclan, percevait 290 € par mois alors qu’il commettait des actes barbares de décapitation ?

La liste est longue, mes amis, mais nous en avons déjà trop entendu ! Et si, enfin, nous mettions fin à ce scandale d’Etat ?

Et si enfin, nous traquions la fraude sociale plutôt que d’augmenter toujours plus vos impôts ?

Et si enfin, nous stoppions l’immigration et l’assistanat ?

Président, je m’engage à créer la brigade nationale de lutte anti-fraudes : sur le modèle de ce qui fut créé ici dans les Alpes-Maritimes en 2011 par Eric Ciotti et qui a permis de recouvrer près de 15 millions d’euros, rien que sur une année et dans un seul département.

Président, je m’engage à suspendre les aides sociales pour tout fraudeur social récidiviste.

Président, je m’engage à créer la première carte nationale biométrique, à empreinte digitale, pour lutter, comme au Portugal, contre toutes les fraudes à l’identité, aux allocations, aux prestations.

Mes chers amis, quand je serai Président, l’argent du peuple français ne sera plus confisqué ni détourné par les fraudeurs sociaux et les profiteurs. L’argent public, ça n’existe pas ! L’argent public, c’est celui qu’on vous prend ! L’argent magique, l’argent gratuit, l’argent théorique, ça n’existe pas ! Il n’y a qu’un seul argent : le vôtre !

Chers amis, quand je serai Président, l’argent du peuple français sera rendu enfin aux honnêtes travailleurs, aux honnêtes entrepreneurs, aux honnêtes retraités, aux honnêtes citoyens. La richesse sera rendue à ceux qui l’ont créée : vous.

L’injustice, mes amis, je l’ai dit et je le répète c’est d’avoir un Etat si fort avec les honnêtes gens et si faible avec la racaille. Vous, ici qui travaillez dur, vous êtes hôtelier, vous êtes serveur, vous êtes restaurateur, parfumeur, artisan ou agriculteur, vous vous posez cette question tous les jours : pourquoi l’Etat nous traite-t-il comme des délinquants ?

On ne vous laisse pas conduire, on ne vous laisse pas travailler, on ne nous laisse pas embaucher, tous les ans on vous invente de nouvelles normes, qui vous coûtent un plus cher à mettre en œuvre chaque année. On vous tue à petit feu. Et puis ces normes, il faut les contrôler, donc l’administration vous envoie les contrôleurs qui viennent vérifier que vous faites bien votre métier. Mais il faudrait leur expliquer à ces contrôleurs, que les meilleurs juges de votre travail, ce sont vos clients.

Alors quand vous ouvrez une entreprise, il arrive qu’au bout de quelques mois à peine, on vous envoie l’inspection du travail, qui vient compter les heures de vos salariés, qui vient vous dire si tel ou tel appareil est aux normes, qui vient vous déranger pour un oui ou pour non. Quand vous créez une entreprise, je veux que vous puissiez embaucher sans être tout de suite ponctionnés : j’exonérerai de charges sociales vos deux premières embauches ! Cela vous laissera le temps de construire votre entreprise et de venir plus forts !

Ensuite, il y a le fisc. Rien que le mot vous glace le sang ! La multiplicité des réformes, l’empilement des réglementations et des lois, la vitesse à laquelle changent les règles du jeu, tout cela produit de la lourdeur administrative et oblige le moindre commerçant à être tour à tour avocat, comptable, fiscaliste, et pourquoi pas huissier ? Laissons les commerçants être commerçants !

Je suis fils et petits-fils de commerçants. Je les connais, je les écoute et je les aime. Les entreprises, les indépendants, et même les salariés demandent la même chose : plus de simplicité, plus de lisibilité et surtout plus de sécurité en matière fiscale. Il est évidemment crucial d’avoir une administration fiscale forte, mais si elle fait la chasse aux contribuables, si elle se lance dans la traque de ceux qui travaillent, de ceux qui payent pour les autres, sans rien dire, sans broncher, ce n’est plus une administration fiscale, c’est une bureaucratie soviétique. Nous demandons la fin de la tyrannie de Bercy !

Quand le fisc vient passer des semaines dans votre magasin, dans votre restaurant, dans votre atelier, dans votre hôtel, dans votre usine, pour vérifier vos ventes, vos dépenses, vos encaissements, et même les pourboires de vos collaborateurs, quand l’inspecteur vous prend tout ce temps précieux, vous ne servez pas vos clients, vous ne recrutez pas, vous ne prospectez pas, vous ne préparez pas vos devis mais vous répondez aux courriers de l’administration fiscale.

Je veux que le fisc aille davantage voir du côté des caïds de banlieues, dans les supermarchés de la drogue. Croyez-moi, je leur donnerai du travail ! On verra comment le droit du travail est respecté là-bas !

Pour les caïds, pas de TVA, pas de charges, pas d’Urssaf, pas de CSG, pas d’impôts et avec un peu de chances, ils peuvent même toucher le RSA, les APL et les allocations familiales ! Jusqu’à quand allons-nous supporter d’être les dindons de la farce ?

Je veux que l’administration fiscale cesse d’être l’ennemi du contribuable. Je veux que les Français retrouvent une relation apaisée avec leur administration, qu’elle soit là pour les accompagner avant de sévir, pour leur expliquer avant de les punir.

La justice, mes chers amis, c’est enfin la fin du laxisme de nos juges. Parce que nous voulons la sécurité, pour nous, pour nos femmes, pour nos enfants. Parce que nous voulons enfin LA PAIX !

Ici, à Cannes, vous vivez dans une ville si paisible, si préservée. Longtemps, vous vous êtes crus épargnés par l’ensauvagement de la France. Et puis, vous avez connu l’enfer de l’été 2020. Cet été, si particulier où les banlieues françaises n’ont pas pu aller en vacances dans leur pays d’origine. Cet été si particulier où vous avez découvert ce qu’était la vie quotidienne de vos compatriotes dans des villes moins chanceuses. Ce fut l’été du vivre-ensemble. N’est-ce pas ?

Je ne veux pas que Cannes soit à son tour ensauvagée. Pour votre ville, comme pour toutes les autres, je supprimerai la loi SRU, cette loi qui impose aux villes et aux villages de France de disposer d’au moins 25 % de logements sociaux, alors que le logement social devient progressivement le logement de l’immigration. Si on ne l’abroge pas, cette loi transformera peu à peu toute la France en cité. Non, je ne veux pas de Trappes à la campagne ! Non je ne veux pas de kebab dans tous les villages de France !

Dans les cités, comme ailleurs, nous n’en pouvons plus d’avoir peur. Nous n’en pouvons plus de conseiller à nos filles de cacher leur téléphone portable. Nous n’en pouvons plus de guetter l’arrivée de nos enfants quand ils prennent les transports en communs. Vous n’en pouvez plus d’être anxieux pour votre grand-mère qui s’est déjà fait arracher son sac. Je n’en peux plus d’entendre vos témoignages désespérés. L’autre jour, à Saint-Quentin, un homme m’a dit : « Monsieur Zemmour, on voudrait se faire justice nous-mêmes ». Ce n’est plus possible ! Nous voulons un Etat qui fasse respecter la justice ! Nous voulons un Etat qui fasse respecter sa loi ! Nous voulons une police qui ne recule plus !

La police ne doit plus être intimidée par la racaille. La racaille ne doit plus terroriser l’honnête homme. Alors j’introduirai dans notre droit la notion de «défense excusable». Avec cette nouvelle protection juridique, les commerçants braqués, les citoyens cambriolés et les policiers en danger auront enfin le droit de riposter aux voyous. Oui, c’est ferme ! Oui, cela choquera la France insoumise ! Mais ainsi, la peur changera enfin de camp !

Et pour que la peur change de camp, le voyou ne doit pas entrer dans le tribunal en ayant la certitude qu’il en ressortira libre. Le laxisme de notre justice terrifie nos concitoyens. Hier encore, je dînais avec des avocats, des policiers et des gendarmes. Oui mes amis, je ne fais pas seulement l’union des droites, je fais aussi l’union des forces de l’ordre et des avocats ! Et ce n’était pas gagné ! Leurs témoignages sont édifiants. Un policier qui avait été attaqué par une bande à coups de tirs de mortiers, se retrouve au tribunal avec l’un de ses agresseurs. La présidente ne se soucie pas du policier qui aurait pu perdre la vie. Elle se retourne vers le voyou, et avec un air maternel lui demande : « mais, enfin, jeune homme, vous auriez pu vous blesser ! ». Comment avoir confiance dans un Etat qui ne punit pas les coupables ? Je suis du côté des Français innocents ! J’introduirai des peines minimales à toutes les infractions. C’était le cas en France avant 1994. Tous nos voisins le font : l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Suisse. Pourquoi devrions-nous toujours être les plus faibles ? Avec moi, les juges ne pourront plus donner des peines ridicules à des délinquants reconnus coupables, car ils auront un plancher à respecter !

Je mettrai un terme au scandale des remises de peine qui divisent presque toutes les peines par deux. Si je suis élu Président de la République, les délinquants purgeront l’intégralité de leur peine, tout simplement. Je vais vous raconter une terrible histoire. C’est l’histoire de Natacha Mougel. Elle a 29 ans. Elle est violée, puis tuée en 2010. Au moment du drame, on découvre que son assassin avait été condamné 5 ans plus tôt... à 10 ans de prison. Comment pouvons-nous tolérer ça ? Natacha Mougel, comme tant d’autres, était une Française innocente. Nous les protégerons !

La justice, c’est aussi faire respecter le droit de propriété ! C’est un sujet majeur, mes amis. C’est un sujet dont les politiciens ne parlent presque jamais. Mais moi je trouve que c’est un scandale, il faut en parler ! Avant- hier, à Paris, Jeanine, une femme de 59 ans a tenté de s’immoler par le feu pour attirer l’attention d’Anne Hidalgo parce que son studio était squatté depuis des années. De s’immoler par le feu ! Elle attendait depuis des années, elle a tenté tous les recours, mais rien n’a changé. Je mettrai fin au scandale et à l’injustice des occupations illégales, des violations de domicile et des squats forcés. J’en ai assez que tant de Français voient leur maison, leur appartement, leur jardin, leur résidence secondaire, les locaux de leur entreprise confisqués par des voyous sans scrupule avec, en prime, le lâche soutien de l’Etat. Oui, souvenez-vous de Garges-les- Gonesses, de Montpellier, de Toulouse, de Marseille, ou plus près d’ici, à Théoule-sur-Mer l’année dernière. Souvenez-vous de ces situations honteuses et désespérantes pour les Français honnêtes chassés de chez eux. Dans chaque département de France, chaque année, des centaines de Français, souvent vulnérables et fragiles, toujours abandonnés et sans recours, assistent, impuissants, au vol de leur bien, au viol de leur dignité. J’y mettrai fin en créant un vrai délit pénal d’occupation du bien d’autrui ! J’imposerai l’expulsion immédiate des squatteurs, sans passer par les Tribunaux, et j’obligerai les préfets à utiliser le recours à la force publique pour défendre ce droit fondamental qu’est le droit de propriété ! Je renforcerai le pouvoir des maires contre les occupations illégales de terrains publics par les gens du voyage. Pour cela, je doublerai les amendes, j’imposerai la saisie des véhicules des délinquants. Et j’exigerai le recours automatique à la force publique dans les 72h.

C’est Blaise Pascal qui nous rappelle l’essentiel quand il nous dit : «La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. »

Je vais vous annoncer une autre réforme importante ce soir, mes amis : je rétablirai la perpétuité réelle ! Oui, aujourd’hui, la perpétuité réelle n’existe pas et les criminels condamnés à perpétuité peuvent avoir des remises de peine dès 18 ans de prison. Je vous le dis, certains crimes méritent la prison à vie. Comment imaginer que Sallah Abdeslam, un des terroristes du Bataclan, complice du massacre de 138 de nos enfants, puisse sortir un jour de prison ?

Mes chers amis, certains se demandent pourquoi je suis si dur. Je vais vous le dire. J’ai passé l’après-midi avec Patrick Jardin à Nice. Certains d’entre vous le connaissent peut-être. Patrick a perdu Nathalie, sa fille, le soir du Bataclan. Les djihadistes ont arraché à un père la prunelle de ses yeux. Patrick Jardin nous fait l’honneur d’être avec nous ce soir, je vous demande de l’applaudir ! J’ai parcouru avec lui, cet après-midi la promenade des Anglais, là où d’autres victimes nous rappellent un autre massacre, que nous n’avons pas le droit d’oublier. Nous n’avons pas le droit de rester les bras croisés. Vous comprenez pourquoi je suis dur, car vous aussi vous vous êtes endurcis. Nous voulons honorer la mort de nos victimes et nous voulons aussi qu’il n’y ait plus de massacres. Ici, dans les Alpes-Maritimes, vous avez été frappés par le djihad, vous en assez d’avoir peur. Moi aussi, j’en ai assez.

Ce sera la fin du laxisme judiciaire ! Ce sera la fin de l’impunité. J’abaisserai l’âge de la majorité pénale à 16 ans. Les délinquants d’aujourd’hui ne sont plus ceux de nos enfances et ils peuvent voler, violer ou tuer comme des adultes. Je veux permettre au juge d’écarter l’excuse de minorité dès 13 ans, afin d’éviter de voir les peines des criminels mineurs divisées par deux. Quand un mineur a commis un acte grave, il doit être jugé comme les autres. Nous responsabilisons leurs parents avec la plus grande fermeté. Oui, nous suspendons les aides sociales pour les parents de mineurs délinquants et criminels. Il faut apprendre à ces enfants l’autorité ! Celle de leurs parents, celle de la justice, celle de la France !

Jusqu’à quand la France devra-t-elle rester le paradis de tous les voyous de la planète ? Les binationaux qui commettent des crimes seront déchus de leur nationalité française et expulsés, tout comme les délinquants étrangers qui seront systématiquement renvoyés chez eux. Messieurs, notre porte est grande ouverte ! Nous expulserons en urgence les 10 à 15000 délinquants étrangers actuellement incarcérés. Voilà qui libérera de la place dans nos prisons pleines à craquer !

Plus d’impunité, plus d’ensauvagement. Nous voulons la paix. Nous voulons la sécurité. Nous voulons la tranquillité. Nous voulons la justice pour les Français innocents ! Voilà ce qui nous rassemble, voilà ce qui scelle notre union, voilà pourquoi nous nous ressemblons et pourquoi nous nous rassemblons !

Mes chers amis, rien ne me destinait à me retrouver ici à Cannes face à vous pour vous transmettre ce que j’ai en moi : le feu de la France, l’amour des Français, le sens de la justice. J’avais un autre métier, d’autres missions. Quelque chose me taraudait, quelque chose venait abîmer ma joie de vivre : mon inquiétude pour notre pays, qui ne faisait que grandir. Alors, j’ai brûlé mes vaisseaux, je suis descendu dans l’arène. Je me suis retourné souvent pour savoir si quelqu’un d’autre que moi serait plus courageux, plus sincère, plus compétent. Je n’ai vu personne. Alors je suis là. Je suis là aujourd’hui, avec vous, avec mes amis, avec une équipe de patriotes qui sont comme moi, courageux et inquiets. Et c’est pour cela que vous êtes là, si nombreux. Ce qui nous réunit tous ici ce soir, c’est notre amour de la France, notre espoir pour les mois qui viennent. Notre France, la France que nous aimons, la France de nos bonheurs, de nos gloires, la France qui nous porte au-dessus de nous-mêmes à travers les grandeurs passées... La France nous demande d’être là. Alors levez-vous mes amis, dressez-vous, à la manière de tous ceux qui, dans notre pays se sont levés, se sont dressés, quand le pays semblait perdu !

On ne nous empêchera pas d’aimer notre pays ! On ne nous empêchera pas d’aimer ce que nous sommes ! On ne nous empêchera pas d’aimer vivre chez nous et pour nous ! Rien ni personne ne nous en empêchera parce qu’il faudrait nous arracher le cœur, et qu’ils n’y arriveront pas. Le courage, c’est nous ! Le panache, c’est nous ! Le drapeau qui flotte dans le vent de l’Histoire, c’est nous !

Levons-nous pour dire à la France : la Reconquête, c’est nous ! L’union, c’est nous ! Le Peuple, c’est nous ! Bienvenue aux militants de LR et du RN! Bienvenue à ceux qui votent et à ceux qui ne votaient plus ! Bienvenue à ceux qui espèrent et à ceux qui désespéraient ! Bienvenue à la France silencieuse et à la France qui s’engage ! Bienvenue à l’Histoire et bienvenue à l’avenir !

Vive le peuple, vive la République et, surtout, vive la France !