28 Mai 2022
Réunion de soutien à Stanislas Rigault à Cheval-Blanc En savoir+
 

Le discours de Chambéry

Bonjour, chers amis ! 

Bonjour et merci, merci, mille fois merci pour votre présence en ce jour si important pour notre campagne, et en cette heure si importante dans l’histoire de notre continent. Merci d’être venus si nombreux, de Savoie, de Haute-Savoie et de toute la région.

Tous nos meetings jusqu’ici ont été de grands moments de mobilisation, de sérieux, mais aussi de joie, car nous respirons ensemble l’air pur de la vérité.

Celui-ci, chers amis, sera empreint de davantage de gravité que les précédents. 

Merci à Antoine Valentin, le maire de Saint-Jeoire qui m’a si chaleureusement accueilli et à tous les élus ici présents qui m’ont apporté leur parrainage !

Tout à l’heure, mon cher Antoine, dans ton village de Saint-Jeoire, je respirais l’air pur, je regardais ce ciel clair, immaculé. Quelle atmosphère paisible. Comment ne pas chérir ce cadeau, ce cadeau si rare et qui est si vite repris aux hommes : la paix. Et nous autres, Français, avec une si longue histoire derrière nous, nous savons à quel point elle la paix estfragile et à quel point la préserver est un combat.

C’est La Fontaine qui écrit :

"O Paix ! source de tout bien,

Viens enrichir cette terre,

Et fais qu'il n'y reste rien

Des images de la guerre."

Voilà plusieurs jours que j’avais prévu de placer ce déplacement savoyard sous le signe de l’espoir ! De l’espoir que cette campagne suscite dans tout le pays. L’espoir, ce désir qui brûle en nous de refuser l’abandon et les remords, cette envie doffrir un autre avenir à nos enfants et à notre patrie. L’espoir, ce formidable moteur qui peut renverser le cours de l’Histoire et changer nos vies.

Voilà plusieurs jours que je voulais vous dire à quel point vous, les Savoyards, avez su incarner l’espoipour notre pays ! Il y a soixante-deux ans, ici, à Chambéry, le général de Gaulle venait à votre rencontre pour commémorer l’anniversaire l’entrée de la Savoie dans notre pays. Il venait prononcer ces mots : « À chaque fois que la France s'est trouvée dans des difficultés graves, les Savoyards furent en tête de ceux qui l'ont secourue ».

Le général de Gaulle pensait à l’espoir porté par la Résistance. Il pensait à l’espoir incarné par le réseau des Glières. Ils étaient jeunes, ils étaient courageux, ils étaient résistants, et pour la France, ils sont tombés. Isolés sur le plateau alpin, encerclés par l’ennemi et condamnés à une mort certaine, ils ont mené le combat dans le silence de la neige. La France était bâillonnée, enchaînée et étouffée : mais si certains étaient prêts à mourir pour elle, c’est qu’elle vivait encore. Les Glières ce n’était pas seulement un sacrifice c’était aussi un message d’espoir.

Oui, pour moi, il était naturel de venir ici, chez vous, en Savoie pour vous parler de l’espoir et du refus du renoncement.

Mais l’histoire en a décidé autrement.

Car une fois de plus dans son histoire, l’Europe est frappée par les bombes, les tirs, les larmes, les blessés, les morts, les civils évacués et les familles séparées. Cet orage qui gronde à l’Est du continent et qui nous inquiète tous. 

Hier, la Russie a attaqué l’Ukraine. Hier, la Russie est venue porter la guerre en Europe. J’aimerais que nous pensions aux victimes et à nos compatriotes qui sont encore sur place.

Alors aujourd’hui, plus que jamais, nous devons vouloir la Paix. La Paix en Europe. La Paix en France. La tranquillité pour nos vies et le calme à nos frontières.

Mais la paix est si fragile. Souvenez-vous, il y quelques temps nous étions nombreux à penser qu’aucun camp ne laisserait la situation s'envenimer jusqu'à la guerre, et notre gouvernement était sûr d’avoir convaincu les Russes de ne pas intervenir. Et nous avions des raisons de penser qu’on éviterait la guerre. Car la catastrophequi coûterait des milliers de vies ukrainiennes aurait pu être évitée. Je le répète depuis des années : l’expansion ininterrompue de l’OTAN à l’Est est un motif d’inquiétude pour les Russes et ils sont prêts à se battre pour l’empêcher. Les Etats-Unis le savent très bien, eux qui poussent chaque fois plus loin les frontières de l’OTAN, et ils savaient aussi très bien qu’ils n’interviendraient pas pour aider les Ukrainiens ensuite.

Depuis des années, je tiens la même position : si la France ne se démarque pas diplomatiquement des États-Unis, c’est la parole de la France qui n’aura plus aucune valeur. Car dans l’Histoire, on ne négocie qu’entre seigneurs, jamais avec un vassal.

C’est ce que le Général de Gaulle savait mieux que personne, lui qui a toute sa vie cherché à se rapprocher de la Russie, justement pour contrebalancer le poids de nos alliés américains. C’était justement le moyen de nous protéger, pour n’être inféodé ni à l’un ni à l’autre. Car la France ne doit être soumise à personne : ni aux Etats-Unis ni à la Russie ni à aucun autre pays du monde. Je l’ai dit au Mont-Saint-Michel et je ne savais pas que mes propos auraient bientôt une actualité si brulante : la France a un devoir de puissance. Et pour nous, Français, être puissants, c’est aussi être indépendant.

Remarquez-vous à quel point le monde manque aujourd’hui d’une voix indépendante ? En 2008, encore, Nicolas Sarkozy arrive à s’interposer et la France met fin à la crise géorgienne en obtenant un cessez-le-feu immédiat ! Quelle fierté ! Oui, c’est cela le rôle de la France que nous voulons !

Mes amis, souvenez-vous : En 2008, les Géorgiens désirent ardemment entrer dans la sphère d’influence américaine. Réaction immédiate de Moscou qui envahit son voisin et reconnaît l’existence de deux républiques sécessionnistes.Cela ne vous rappelle rien ? Tout était là : les mêmes raisons, le même manque de confiance, les mêmes rancunes enfouies depuis la fin de la guerre froide. Comme en Ukraine, l’échec diplomatique et l’escalade militaire tragique.

Mais en 2008, c’est la France de Nicolas Sarkozy qui amène la Russie à négocier la paix en quelques jours. Une France qui était encore crédible aux yeux des Américains et aux yeux des Russes. En quelques jours, la France réussit l’exploit d’apporter une paix que ni les Américains ni les Russes ne voulaient au fond.

Mais aujourd’hui lorsque notre Président de la République tente de négocier avec Vladimir Poutine, il n’est pas écouté et Poutine se joue de lui, car Poutine se dit qu’il est l’émissaire des Etats-Unis et de l’OTAN. Croyez-moi, je ne m’en réjouis pas. Je ne me réjouis pas de l’humiliation de la France et de la perte de son rang. Au-delà de la politique, au-delà de la campagne, c’est la place de la France qui est en jeu.

Alors maintenant, que fait-on ?

D’abord, l’urgence.

La guerre est là. Ses conséquences peuvent être terribles pour les Ukrainiens et peut-être terribles pour tous les Européens. La guerre est là et l’urgence est qu’elle s’arrête vite.

Dans cette situation, seule la France peut rapidement proposer une sortie de crise. Les Anglais sont alignés sur les Américains. Les Allemands dépendent du gaz russe.

Alors que nous, les Français, nous sommes une puissance nucléaire. Nous sommes membre du conseil de sécurité de l'ONU au même titre que Russie et les Etats-Unis. Nous avons toute légitimité pour nous interposer et créer les conditions d'un dialogue équilibré.

Nous espérons faire taire les armes au plus vite. Mais nous voulons ensuite traiter les causes profondes de cette guerre car nous devons garantir une paix durable sur le continent. 

Si nous ne comprenons pas les causes, nous ne sortirons jamais de ce guêpier, ces tensions pourraient encore durer des décennies. Nous devons préserver la paix, préserver la vie des jeunes européens et préserver l’avenir de l’Europe, de toute l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural.

Garantir une paix durable, c’est priver les Russes d’un prétexte pour menacer leurs voisins européens. Et c’est donc empêcher les Américains de s’installer militairement aux frontières de la Russie. C’est sortir de ce cercle vicieux de la confiance brisée.

C’est pour cela que depuis le 14 février, je propose un traité de paix signé par les Américains, les Européens et les Russes pour inscrire dans le marbre la fin de l’extension de l’OTAN à l’est de l’Europe et, comme corolaire immédiat, le cessez-le feu, évidemment, mais aussi le retrait des troupes russes des zones séparatistes et le respect par les Russes de l’intégrité territoriale de ses voisins.

Que proposent les autres pour garantir une paix durable ? Pas grand-chose, et malheureusement, toutes les autres solutions sont des voies sans issue. Voulons-nous nous engager dans une guerre à vie contre la Russie ? Croyons-nous que les sanctions économiques réussiront à arrêter les Russes ? Elles gêneront la Russie, peut-être, mais elles affaibliront l’Europe. Elles touchent directement nos intérêts. Et la Russie répliquera. Surtout, il ne faut pas que les sanctions deviennent un alibi de l’impuissance. Je le redis : les sanctions en elles-mêmes seront inefficaces car elles ne traitent pas le problème de fond : celui de la sécurité en Europe.

Ce traité de paix, c’est donc la seule solution qui nous permettra d’obtenir une paix durable ! C’est pour cela que les deux plus grands conseillers diplomatiques américains de l’après-guerre, Kissinger et Brzezinski, ont tous deux proposé depuis des années que l’Ukraine accepte un statut de neutralité et s’engage à ne jamais rentrer dans l’Otan. Et pourtant, Kissinger était un Républicain américain, en pleine guerre froide ! Et Brezinski, était un démocrate d'origine polonaise foncièrement anti-russe. Les deux hommes pensaient tout de même que la paix sur le continent européen dépendait de cet engagement.

Vous savez, mes amis, avec la Russie, c’est une longue Histoire. Depuis des siècles, nous nous sommes souvent fait la guerre et nous avons parfois combattu ensemble : nous connaissons les Russes et les Russes nous connaissent. Nous savons nous en méfier, car nous savons qu’ils peuvent surprendre, trahir, qu’ils peuvent agresser et qu’ils n’hésitent pas à faire la guerre. La Russie de Poutine vit au 19ème siècle, et conçoit la guerre comme un moyen de défendre sa vision stratégique. Nos pays de l’Europe de l’Ouest, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, ont tiré les leçons des deux guerres mondiales en bannissant la guerre comme moyen. Cet état d’esprit n’est pas partagé par tous les Etats du monde. Nous devons en tirer des leçons.

Nicolas Sarkozy l’a dit ce matin en sortant de l’Elysée et il a raison : seule la diplomatie peut nous permettre de protéger la paix. Ce n’est pas en ostracisant la Russie, ce n’est pas en sanctionnant ses ressortissants, ce n’est pas en ignorant ses enjeux que nous y arriverons. Talleyrand disait que la diplomatie, c’était savoir se mettre à la place de son interlocuteur pour comprendre l’intérêt qui le guide. Emmanuel Macron lui-même a tenté en recevant Vladimir Poutine en grande pompe à Versailles, au début de son mandat, mais il n’a pas pu construire une relation d’égal à égal, car il n’est pas allé au bout de la logique de l’indépendance française, en restant empêtré dans les logiques de l’OTAN et de la défense européenne.

Mes amis, tout ceci peut vous paraître lointain et trèséloigné de votre quotidien. Mais, mes amis, j’ai tenu à venir vous voir quand même ce soir, pour vous dire que cette tragédie met en lumière des sujets cruciaux pour notre avenir, capitaux pour notre pays. Cette tragédie peut aussi avoir des conséquences sur nos vies.

Oui, cette tragédie doit pousser un homme d’Etat à tirer des leçons qui lui servent à mieux protéger son pays. Cette crise sonne le grand retour de trois notions que l’on croyait dépassées, que nos élites avaient enterrés, trois notions qui symbolisaient le monde d’avant, un monde révolu :

- Le tragique
- Les frontières
- La souveraineté

Le tragique d’abord, car nous étions censés vivre dans une ère de paix et de jouissance matérielle.

Les frontières car nous devions vivre dans un monde sans frontières, un monde de ponts et d’ouverture. La souveraineté car elle était censée être obsolète avec la mondialisation et l’Union européenne.

Eh bien mes amis, nos élites se sont trompées lourdement et ceux qui ont défendu ces notions depuis 30 ans ont eu raison. Le tragique est revenu dans le fracas des armes sur notre continent. Nous prenons conscience que nous vivons dans un monde dangereux. Les frontières sont désormais regardées comme inviolables. Avec cette guerre, elles sont désormais enfin perçues pour ce qu’elles sont : d’indispensables garants de la liberté, de la sécurité et de la paix des peuples. La souveraineté des nations est de nouveau perçue comme la preuve qu’un peuple est libre et peut choisir la voie qui lui convient.

Le prochain président de la République française devra en être persuadé pour mieux protéger son peuple. Il devra rétablir sa souveraineté partout où elle est nécessaire. Il devra protéger ses frontières comme un trésor précieux. Il devra renforcer son armée mais aussi sa police et sa justice, tout ce qui relève du régalien, tout ce qui peut nous éviter le tragique, car le tragique peut survenir n’importe où, n’importe quand, à l’extérieur mais aussi sur notre sol et nous en avons des souvenirs douloureux ces dernières années...  

Je répète depuis des années une citation que vous connaissez j’en suis sûr : “L’Histoire est tragique”, comme disait Raymond Aron. L’histoire est tragique et nous assistons au retour des grands Empires humiliés par l’Histoire. Les Chinois, les Russes, les Turcs : ils veulent prendre leur revanche. Alors dans un tel monde, nous ne pouvons pas désarmer notre nation, nous ne pouvons pas fragiliser notre peuple.

Car le monde qui vient sera celui des États forts et des nations puissantes. La lucidité d’Huntington l’a emporté sur l’illusion de Fukuyama. Car malheureusement, la fin de la guerre froide n’a pas donné lieu au paradis libéral du doux commerce, de la démocratie et de l’entente cordiale entre les peuples.

Désormais, tout ce qui était gelé par le rideau de fer remonte brutalement à la surface : les rancunes de l’Histoire, les rivalités idéologiques, les tensions religieuses, les guerres de civilisations. D’abord dans les Balkans, puis au Moyen-Orient, maintenant à l’est de l’Europe. Et demain l’Asie : de Taïwan au Cachemire, de la mer de Chine à la Corée.

Ce grand retour de l’Histoire tragique et redoutable, nos élites ne l’ont pas vu et ne l’ont pas cru. Cela ne rentrait pas dans leurs études statistiques. Cela n’existait pas dans leurs univers de pensée. Et si on ne le comprend pas, on ne peut pas être à la hauteur des enjeux qui nous attendent. Nos adversaires, eux, l’ont compris.

Le monde qui vient sera rude : nous allons affronter des crises politiques, des crises migratoires, des crises énergétiques, des crises économiques.

Je l’ai dit au Mont-Saint-Michel et je le répète à Chambéry : nous avons un devoir de puissance !

Voilà pourquoi j’ai proposé de porter le budget de nos armées à 70 milliards d’euros par an dès 2030. Pour moderniser notre armée. Pour fournir à notre aviation de nouveaux chasseurs et de nouveaux bombardiers. Pour équiper nos troupes au sol de nouveaux armements et du nouveau matériel. Pour offrir à notre marine de nouveaux navires et de nouvelles ambitions.

Une nation qui a les moyens de se défendre est une nation respectée et une nation écoutée. Nous n’avons pas le choix : si nous voulons la paix, nous devons consolider notre armée.

Mes amis, je vous le dis, nous ne sommes protégés par personne, ni par les Etats-Unis ni encore moins par l’Union européenne. Alors, nous devons nous protéger nous-mêmes de manière suffisante et autonome. Et soyez certains que l’Histoire pourra nous surprendre à l’avenir comme elle l’a fait par le passé. Notre devoir de puissance est aussi un devoir de prudence.

Mes chers amis, en plus du devoir de puissance nous avons un devoir d’indépendance !

Et dans cette guerre, où est l’intérêt national ? Nous avons le droit en tant que citoyen, et j’ai le devoir en tant que candidat à la Présidence de la République, de penser que les intérêts des Français sont le but ultime de toute politique. Alors, l’intérêt national, c’est de tout faire pour éviter les conséquences de cette guerre et des sanctions qui l’accompagnent : alors que nous sortons à peine de la crise sanitaire, le prix du gaz va exploser, le prix du baril d’essence va augmenter, le prix des céréales va s’envoler ! Dans votre assiette, dans votre entreprise, à la station essence, les conséquences peuvent être lourdes et terriblement concrètes. L’intérêt national, c’est de protéger la France et les Français !

L’intérêt national, c’est de ne pas créer une deuxième guerre froide ! Je ne veux pas que la France soit le spectateur impuissant, et la victime, d’une nouvelle guerre froide. Nous ne voulons pas ressusciter un monde découpé en deux blocs, avec d’un côté l’Occident soumis aux intérêts américains et de l’autre une alliance entre la Russie, la Chine, voire demain l’Iran. C’est tout ce que l’Europe et la France doivent éviter.Car c’est un monde dans lequel les pays européens se précipitent sous la protection des Etats-Unis, renonçant à leur indépendance. Rejeter la Russie vers la Chine, c’est isoler l’Europe et la soumettre chaque jour davantage aux Etats-Unis. La France doit rester indépendante !

Voilà pourquoi je réclame la sortie du commandement intégré de l’OTAN : parce que tant que la France ne porte pas une voix indépendante, elle ne peut pas jouer son rôle d’arbitre. Et tant qu’elle ne joue pas son rôle d’arbitre, elle ne peut pas préserver la paix. Dans la tradition qui va du Général de Gaulle à Nicolas Sarkozy en 2008, en passant par Jacques Chirac et le non à l’Irak, la France a scrupuleusement veillé à s’émanciper de toutes les tutelles. C’est ce que nous appelons la France puissance d’équilibre. Alors retrouvons la puissance et retrouvons l’équilibre !

Depuis le général de Gaulle, nous avons vocation à rester libres ! Notre vocation, c’est de ne jamais être l’instrument d’un impérialisme, et ce mot d’ordre sera respecté à la lettre. Nous ne serons les obligés de personne, ni des Américains, ni de l’OTAN, ni des Russes, ni des Chinois, ni de l’Europe, ni même de l’ONU. Les décisions du Président français doivent être prises uniquement en fonction des intérêts de son peuple et dans le plus grand respect de l’indépendance de son pays.

Si nous voulons reconquérir notre puissance, si nous voulons ce gaullisme de la reconquête, ce n’est pas pour faire la guerre, oh non. C’est pour nous assurer un avenir serein et paisible.

Oui, nous sommes le camp de la Paix.

Voici donc ce que je vous propose pour sortir de la guerre et rétablir la paix. Une attitude souveraine qui tourne le dos aux vassalités de l’Est ou de l’Ouest, de la guerre froide, de l’Europe impuissante, des mots forts qui cachent des actes faibles.

Afin que cesse cette terrible guerre entre la Russie et l’Ukraine, je demande au Président de la République de refuser tout à la fois l’hégémonie américaine et l’hégémonie russe, de proposer la médiation de la France afin d’engager un cessez-le-feu et d’aboutir à un traité de paix qui garantirait les frontières de l’Ukraine et la sécurité de la Russie.

La paix sera retrouvée lorsque les cinq membres du Conseil de sécurité des Nations Unies dialogueront à nouveau ensemble et c’est l’initiative que la France doit prendre.

Je vous le redis, avec autorité et avec espérance aussi : je redonnerai à la France sa force et sa puissance, une France qui ne se soumet ni aux Américains, ni aux Russes mais qui, par son indépendance, redeviendra la nation qui défend la souveraineté, les frontières, la sécurité et donc la paix.

Nous sommes ceux qui assureront la sécurité des Français à l'extérieur de nos frontières par l’équilibre diplomatique et la puissance militaire.

Nous sommes ceux qui assureront la tranquillité des Français sur notre sol.

Nous sommes le camp de la paix car nous sommes le camp de la fraternité retrouvée. Nous sommes le camp de ceux qui veulent vivre en paix, travailler en paix, éduquer leurs enfants en paix. Nous sommes la France des villages paisibles dont les portes des maisons n’ont pas besoin d’être verrouillées. Nous sommes la France où les filles peuvent sortir librement.

Cette France éternelle qui a toujours su qu’il n’y avait pas de tranquillité sans fermeté.

Nous sommes ceux qui veulent vivre dans une France en sécurité et dans une Europe en paix.

Oui mes amis, la paix, c’est un tout, c’est un ensemble cohérent. On ne peut pas promettre la paix à des kilomètres de nos frontières sans chercher la paix dans nos rues. On ne peut pas compter sur nos soldats sans compter sur nos policiers.

La paix dans nos zones rurales, la paix dans nos villes, la paix à nos frontières, la paix en Europe.

Et n’oubliez pas les mots du général de Gaulle : « À chaque fois que la France s'est trouvée dans des difficultés graves, les Savoyards furent en tête de ceux qui l'ont secourue ».

Ami savoyard, entends-tu le chant du pays qui t’appelle ?

Soyons à la hauteur des espérances des prochaines générations, soyons à la hauteur du sacrifice de nos anciens !  

Rendons au pays sa douceur de vivre et sa tranquillité. Rendons à la nation sa sécurité et les moyens d’accomplir son destin !

La France nous appelle et l’Histoire nous donne rendez-vous ! Nous refusons le renoncement ! Nous refusons les abandons, nous refusons les compromissions !

Nous nous engageons pour la France, pour sa grandeur, pour son épopée, pour son devoir dans le monde et sa gloire dans les siècles à venir.

Nous nous engageons pour nos enfants, pour qu’ils puissentvivre en paix, en sécurité, en tranquillité, et qu’ils soient confiants dans leur avenir.

Mes amis, une nouvelle page de l’Histoire s’est tournée, à nous de l’écrire.

Je compte sur vous ! Je compte sur vous pour résister aux défaitistes et à tous ceux qui ne croient plus en la France !

Nous ne laisserons rien ni personne faire de notre pays la marionnette d’un autre !

Nous ne laisserons rien ni personne nous soumettre, nous remplacer ou nous détruire !

Il faudrait nous arracher le cœur, mais ils n’y arriveront pas !

Parce que le peuple qui n’a pas dit son dernier mot, c’est nous !

Le pays qui n’a pas renoncé à sa grandeur, c’est nous !

La nation du général De Gaulle, c’est nous !

Le devoir de puissance, c’est nous !

La souveraineté, c’est nous !

La sécurité, c’est nous !

La paix, c’est nous !

Vive notre vieux continent, vive la France au cœur de l’Histoire, vive notre indépendance, vive notre liberté, vive la paix, vive la République, et, surtout, vive la France !