Le discours de Châteaudun

Mes chers amis, mesdames et messieurs les élus,

Quelle belle journée ! Quelle région magnifique ! Depuis ce matin, je parcours vos villages, je rencontre ceux qui les font vivre par leur labeur, j’échange avec les élus qui la défendent et laissez-moi vous dire que c’est une véritable perfusion d’espoir et de bonne humeur !

 Car depuis le Moyen-âge, cette grande plaine de la Beauce céréalière a toujours été essentielle à la puissance française : ses terres fertiles et l’ingéniosité des hommes qui les labourent ont fait de la France une puissance agricole, et donc, démographique.

Pendant des siècles, les Français ont ainsi surpassé leurs voisins en nombre. Nous étions “la Chine de l’Europe”, nous étions les plus nombreux, et souvent les plus forts.

Cette puissance du nombre, nous la devons beaucoup à votre région qui a nourri tout un peuple pendant des siècles. Et aujourd’hui plus que jamais, votre région demeure un maillon essentiel pour le rayonnement de la France dans le monde et la prospérité de nos compatriotes.

“Puissance”, “souveraineté”, “agriculture” : vous l’avez compris, je suis venu vous parler de la ruralité française.

Je suis venu vous présenter mon diagnostic. Je suis venu vous présenter mes solutions. Je suis venu vous présenter un avenir : faire de la campagne française un élément-clef de la puissance nationale.

Pas seulement de magnifiques paysages pour se ressourcer spirituellement, pas uniquement un patrimoine historique et naturel au potentiel touristique indéniable.

Non, je parle aussi d’un potentiel productif et créatif. Je parle aussi de l’ingéniosité, du travail et du talent des Français qui vivent par et pour cette ruralité française, et qui ont tant à apporter à la nation.

Pourtant, nos élites politiques ont négligé ces territoires : dans leur esprit, vous étiez encombrants dans la longue marche vers la métropolisation.

Vous n’étiez pas assez intéressants pour la mondialisation.

Vous n’étiez pas aussi “branchés” et "sympathiques" que les habitants des banlieues.

Ce choix dans l’aménagement du territoire qui a été fait depuis trente ans, c’est une faute morale, politique et stratégique. La France rurale a été méprisée, souvent abandonnée et toujours sous-exploitée.

Ils n’ont pas voulu voir le formidable atout économique de nos territoires. Ils n’ont pas su faire de la campagne française un levier de sa puissance. Ils n’ont pas voulu préserver son art de vivre. Ils ont préféré vous oublier.

Ils ont préféré abîmer ses paysages avec des éoliennes si laides, si bruyantes et si peu efficaces. Je sais que ces éoliennes peuvent également constituer une source de recettes fiscales pour les communes et de revenus pour des paysans. Mais je veux que les communes rurales et les paysans voient leurs dotations et leurs revenus augmenter pour ne plus avoir à céder aux sirènes de l’éolien.

Ces éoliennes essentiellement fabriquées à l’étranger, ne profitent ni au tissu industriel local, ni aux riverains qui voient le prix de leur maison baisser toujours davantage. L'intermittence du vent nous oblige d’ailleurs à rallumer des centrales à gaz, vous l’avez vu ce matin, ou à charbon très polluantes. Je mettrai fin à l’implantation  de nouvelles éoliennes dans tout le pays.

Enfin, ils n’ont pas voulu préserver ses monuments, ses églises, ses clochers.  Combien d'édifices magnifiques ont été vendus ou détruits ces dernières années ? Les péripéties autour de la vente de votre église de la Madeleine sont d’ailleurs révélatrices : je me réjouis que la mairie ait finalement choisi de faire marche arrière. Mais ouvrant la possibilité de vendre et de sacrifier ce petit morceau d’identité religieuse et locale, des élus locaux ont démontré tout le mépris qu’ils avaient pour ce territoire et pour son histoire.

Pourtant, la campagne française fait rêver le monde. Elle a inspiré nos meilleurs écrivains et nos plus grands peintres. Les trésors de son patrimoine historique enracinent les hommes qui vivent sur ses terres, tandis que des milliers d’agriculteurs, d’entrepreneurs ou d’artisans créent et innovent discrètement, sans relâche, à l’ombre des grandes métropoles.

La vie dans le monde rural est souvent difficile, je le sais. Je connais vos difficultés, vos doutes, vos épreuves.

Je sais que vos territoires ont été meurtris, que vous vous sentez abandonnés et méprisés. 

Des décisions qui vous échappent dévitalisent vos territoires. Un exemple, que vous connaissez bien : la dissolution de la base aérienne décidée il y a quelques mois. C’est la troisième fermeture d’un site militaire important ici, à Châteaudun.

Et évidemment, aucun ministre pour venir s’en expliquer. Aucun projet sérieux pour compenser économiquement le départ de 1200 militaires et leurs familles. Aucune considération pour ces territoires qui ont deux torts : être français et se taire.

Pourtant, la République n’est pas réservée aux grandes métropoles et le chef de l’Etat n’est pas seulement le président de son électorat urbain, même s’il semble souvent oublier qu’il faut être le Président de tous les Français.   

Près de 22 millions de Français vivent à la campagne. Un tiers de la population qui a vu au fil des années ses services publics se raréfier.

Qui a vu s’éloigner ses services de santé.

Qui a vu parfois ses écoles fermer.

Qui a vu l’insécurité s’aggraver.

Écoutez moi bien attentivement : actuellement, l’Etat dépense deux fois plus par habitant pour les banlieues parisiennes que pour la campagne française. Deux fois plus ! Quelle ingratitude, quel manque de vision et de discernement, quelle bêtise !

Alors que les premiers ne cessent de se plaindre, les seconds souffrent en silence.

Alors que les premiers profitent du dynamisme économique des grandes métropoles et de l’économie parallèle, les seconds voient leur tissu économique se dévitaliser.

Alors que la culture de remplacement des premiers est célébrée, les us et coutumes enracinés de notre ruralité sont méprisés.

Mais trêve de misérabilisme : ce n’est pas dans votre nature. Vous êtes fiers, vous ne demandez pas qu’on vous plaigne. J’ai une conviction : les choses peuvent changer, car la campagne française a un immense potentiel.

J’irais même plus loin : c’est peut-être même ici, dans la ruralité, que peut se jouer la renaissance de la France, grâce à ces entrepreneurs, ces artisans, et ces agriculteurs enracinés dans leurs territoires et créateurs de richesse.

Pour cela, commençons par vous libérer, car vous ne manquez pas de contraintes :

  • charges écrasantes imposées par l’Etat, qui prélève 47% de la richesse que vous créez. Le record mondial ! Ajoutez à cela la 
  • difficulté pour attirer de jeunes talents,
  • les normes de production absurdes,
  • et l’éloignement des grands centres urbains…

Des centaines de milliers d’entreprises, dans l’agriculture, dans l’industrie et dans les services, irriguent nos campagnes de leurs richesses et de leurs savoir-faire.

La ruralité française est un diamant qui ne demande qu'à être poli. Pourquoi la France ne saurait-elle pas faire ce qu’ont fait l’Allemagne et l’Italie qui ont su, depuis des décennies, faire de leurs zones rurales des zones de création de richesse, grâce à un tissu de petites et moyennes entreprises, qu’on laisse grandir hors des grandes villes ?

Le potentiel français est là. Il ne demande qu'à s'exprimer !

Je suis venu vous proposer un plan, une stratégie, un cap. Comme vous, j’ai une obsession : mettre fin à la spirale du déclassement. Nous voulons la réussite de la France, la prospérité des Français. Et je sais qu’en créant un terreau favorable, nos territoires ruraux peuvent être le moteur de la puissance et de la souveraineté française.

Car revitaliser la campagne française, c’est assurer la promesse d’égalité sur tout le territoire,

c’est donner un second souffle à toute une partie de notre économie,

et c’est ranimer l’âme de la France.

Le premier levier est évidemment le secteur agricole : ce qui a été pendant des années, voire pendant des siècles, le fleuron de la puissance française perd de plus en plus de parts de marché à l’international. Nous perdons en puissance, nous perdons en souveraineté, nous perdons en pouvoir d’achat pour nos agriculteurs.

Une triple défaite. J’ai rencontré aujourd’hui de nombreux agriculteurs et j’en reconnais certains dans la salle. Nous avons beaucoup parlé de vos difficultés : vous travaillez des dizaines d’heures par semaine, parfois pour un salaire de misère.

Vous êtes en première ligne face aux conséquences du changement climatique, face à une mondialisation et une bureaucratie imposées par Bruxelles et face à des élites parisiennes qui ne vous comprennent pas.

Voilà des décennies que nous mettons des bâtons dans les roues de nos agriculteurs, et les conséquences ne se sont pas fait attendre : en 2018, hors vins et spiritueux, notre balance agricole a été déficitaire pour la première fois depuis cinquante ans. Encore plus inquiétant : en 15 ans, la France est passée de la troisième à la sixième place des exportateurs agricoles du monde.

À l’heure actuelle, la moitié des fruits et des légumes consommés en France sont importés de l’étranger.

Au regard de l’Histoire et de ce qu’a été la puissance agricole française, c’est une rétrogradation insupportable. J’irai même plus loin : pour nous, Français, c’est une humiliation !

La perte de notre puissance, nous la devons beaucoup à la perte de notre souveraineté. Alors, en  ce 7 janvier, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour mon ami Philippe Seguin. Il nous a quittés il y a 12 ans aujourd’hui.  J’aimerais que nous l’applaudissions.

Je repense à ses conseils, à ses analyses, à ses prédictions sur la perte de notre souveraineté entamée depuis trente ans. Je me souviens de son discours prophétique lors du combat sur Maastricht.

Nous avons perdu en indépendance, nous avons perdu en prospérité, et à la fin, dans le domaine agricole comme dans tous les autres, ce sont les Français qui paient désormais les pots cassés.

Ceci est le constat. Le diagnostic est sévère, le mal est profond mais rassurez-vous : le remède sera efficace.

“Pas de pays sans paysans” : ils sont le socle de notre souveraineté alimentaire, un levier de notre puissance à l'international et les gardiens de notre ruralité.  

Pour leur venir en aide, améliorer l’attractivité de leurs métiers et relancer le secteur, je veux leur permettre de vivre de leur métier.

Le priorité, c’est la défense de leurs revenus, de leur pouvoir d’achat  ! Pour cela, je veux forcer les acheteurs à rémunérer correctement les producteurs. Première mesure : mettre fin aux regroupements de plusieurs enseignes au sein de centrales d’achat communes et interdire réellement la vente de produits en dessous de leur coût de production.

Ma conviction, c’est que nos compatriotes sont prêts, eux aussi, à défendre une alimentation française de qualité qui permettra d’assurer des revenus décents à nos agriculteurs.

Et pour favoriser nos productions françaises, nous imposerons la priorité aux circuits courts dans la restauration collective publique, et notamment dans les écoles.  Il n’est pas normal que dans un pays comme le nôtre, on nourrisse encore massivement nos enfants dans les cantines avec des produits importés du bout du monde, quand ils peuvent venir des fermes alentours !

Car faire manger aux enfants des produits de leurs terroirs, c’est l’assurance de produits sains, d’une découverte de saveurs plus authentiques et d’un enracinement dans leurs régions et leurs paysages.

Et toujours pour favoriser nos agriculteurs, je veux améliorer la traçabilité des produits. Encore aujourd’hui, certains produits sont flous sur leur provenance, que ce soit pour la matière première ou le lieu de transformation. Je veux que les consommateurs puissent facilement favoriser les productions françaises et pour cela, nous mettrons en place un “Patrie-Score”. Un simple indicateur à la manière du Nutri-score, que nous rendrons obligatoire sur les emballages, pour indiquer clairement au consommateur l’origine du produit qu’il trouvera dans les rayons de son magasin. J’en parlais avec les acteurs du “Made In France” qui plébiscitent une telle mesure. Je veux que les Français sachent enfin d'où viennent véritablement nos produits alimentaires, pour pouvoir choisir en toute conscience.

Vous l’avez compris, notre cap est clair : nous voulons davantage d’agriculture française dans nos assiettes pour davantage de revenus pour nos agriculteurs français.

Mais une exploitation agricole, j’ai encore pu m’en rendre compte aujourd’hui lors d’une visite, ce sont d’abord et avant tout les enjeux et les difficultés d’une entreprise, soumise à la concurrence mondiale.

J’aurai le courage de protéger nos agriculteurs face à la concurrence déloyale organisée par les traités de libre-échange : par exemple nous avons fait le choix, en France, d’interdire la culture des OGM. Pourtant, une centaine d’OGM sont autorisés à l’importation et à la commercialisation, notamment pour le maïs, le colza ou le soja. Je veux interdire toutes les importations de produits agricoles que nous n’avons pas le droit de produire en France et en Europe.

Mais le libre-échange n’est pas toujours en cause, nos élites ont aussi le don de nous affaiblir. C’est pourquoi j’interdirai toute surtransposition des règles européennes dans notre droit. La France doit cesser de pénaliser ses agriculteurs par rapport à leurs concurrents européens.

Je veux dire aussi que les baisses d’impôts et la lutte contre la bureaucratie que nous voulons mener bénéficieront donc aussi aux agriculteurs !

En plus de l’agriculture, la ruralité connaît bien d’autres enjeux. Ce terroir a encore d’autres richesses. Comme je le dis depuis des mois, notre priorité économique doit être la réindustrialisation du pays, pilotée par un puissant ministère de l’industrie.

Cette réindustrialisation, ce n’est pas dans les grandes métropoles qu’elle pourra le mieux se déployer, mais bien ici, chez vous, auprès des petites et moyennes entreprises qui jalonnent la campagne française.

Pour moi, les choses sont claires : les territoires ruraux devront être en première ligne pour participer à cette reconquête industrielle.

Et par un heureux hasard, l’Histoire nous offre une superbe opportunité avec ce nouvel “exode urbain” qui se développe depuis plusieurs années.

Aaaah ! Les Parisiens qui se mettent au vert ! Les néo-ruraux, comme on les appelle. On peut se moquer gentiment de cette tendance, on peut aussi en critiquer certains excès… mais il n’empêche, et on me le disait encore aujourd’hui :

Pour le monde rural, c’est aussi une chance à saisir !

c’est une tendance qui revitalise certains villages, qui rend de nouveau désirable cette France que l’on aime tant 

c’est l’occasion de repeupler certaines régions rurales qui en ont besoin, et de désengorger des métropoles saturées.

Car le rebond démographique de nos villages, de nos bourgs et de nos villes peut répondre à la concentration excessive de nos métropoles, dont les habitants n’ont de cesse de chercher à s’installer en zone rurale depuis plusieurs années.

Et n’oublions jamais : une nouvelle famille qui s’installe en zone rurale, ce sont deux nouveaux recrutements possibles pour les entreprises locales, des enfants supplémentaires à l’école municipale et une nouvelle clientèle pour les petits commerces.

Insuffler cette nouvelle dynamique économique, ce n’est pas uniquement venir en aide à nos territoires ruraux. C’est tout simplement dessiner la France de demain.

Car ce qu’attend cette France belle et humble, ce n’est pas la charité ! Moi, je vous propose la prospérité.

Première priorité pour dynamiser la campagne française : réorienter en urgence les fonds publics destinés à la politique de la ville vers nos bourgades et nos villages.

Les milliards déversés dans le tonneau des Danaïdes des banlieues par clientélisme électoral et par crainte des émeutes seront plus utiles et mieux utilisés ici, dans la ruralité, pour rénover nos centres-villes et leur assurer une nouvelle attractivité.

Car en réhabilitant les immeubles historiques, en soutenant l’implantation de petits commerces, en interdisant l’installation des grands centres commerciaux à la sortie des villes, nous pouvons redonner vie à des milliers de bourgades qui meurent lentement et qui rendent leurs habitants si nostalgiques.

Seconde priorité : rétablir les mêmes infrastructures de service public que sur le reste du territoire.

D’abord, je veux lutter contre les déserts médicaux. J’ai honte de savoir que certains de nos concitoyens peinent encore à se soigner. Rendez-vous compte : il existe un écart de deux ans d’espérance de vie entre un urbain et un rural en France, précisément à cause des déserts médicaux. C’est une injustice considérable. Et c’est une faute politique de laisser cette situation s’installer.

Je veux le retour des gardes médicales. Je veux créer des services de proximité d’urgence, de suivi et de prévention. Cela permettra à chaque Français de disposer à proximité de services essentiels de maternité, chimiothérapie, dépistage ou chirurgie-dentaire. Je veux actionner le recrutement de 1 000 médecins salariés par l’Etat. C’est ce qu’a fait le département de la Saône-et-Loire et c’est un succès. Ces médecins seront déployés dans les centres de santé communaux et départementaux, au plus près des populations qui souffrent de cette absence de personnel médical. Il est inadmissible de devoir parcourir des dizaines et des dizaines de kilomètres pour se soigner.

Pour les écoles, je veux protéger les écoles rurales, dont la survie d’une année sur l’autre est source d’angoisse pour les familles.  Nous obligerons le rectorat à prendre en compte les effectifs des classes sur une moyenne de plusieurs années, pour éviter les fermetures brutales de classe.

Comme ailleurs dans le pays, votre grande crainte, c’est l’explosion de l’insécurité en zone rurale, je veux rapprocher la gendarmerie nationale des territoires en créant une “gendarmerie de proximité”.  Sa feuille de route sera mise en place conjointement avec les élus locaux et ses membres pourront faire carrière dans la région, s’enraciner longuement auprès des populations pour mieux comprendre les enjeux du territoire.

Une économie dynamique, et un retour des services publics : Voilà mes amis, la ruralité française que je vous propose.

Je ne vous propose pas une image d’Épinal d’une campagne bucolique figée dans le temps, ni celle de territoires moribonds voués à péricliter.

Non, c’est un message d’espoir que je suis venu vous apporter.

Nous pouvons, nous devons, faire de la France rurale le levier du dynamisme agricole et industriel français.  

Et dans cette nouvelle vision globale, les maires auront un rôle clef.

Voilà de trop nombreuses années qu’on les court-circuite et qu’on les prive d’exercer pleinement les pouvoirs qui doivent être les leurs, au plus près des populations.

C’est cet ancrage local que je veux restaurer en réhabilitant le statut de député-maire. Ces élus étaient capables de faire entendre à Paris la voix de leurs territoires.

Je veux revenir sur cette interdiction faite aux maires d’exercer un mandat parlementaire, car je veux que les maires ruraux soient les relais et les boussoles de l'État dans ces régions. Je veux en finir avec ces députés hors-sol et déconnectés des réalités du terrain ! 

Enfin et surtout, je veux rendre aux municipalités leur pleine souveraineté en matière d’urbanisme en supprimant cette loi SRU qui force nos maires et enlaidit nos villages.

Qu’est-ce que la loi SRU ? Une contrainte autoritaire qui impose aux villes et aux villages de France de disposer d’au moins 25% de logements sociaux. En cas de non-respect, le préfet peut intervenir et imposer des sanctions financières à la municipalité, donc à ses habitants, voire même, comble de la tyrannie, prendre la main sur les permis de construire.

C’est cette loi qui a concentré les difficultés liées à l’immigration. Entre 20% et 30% des demandes de logements sociaux sont faites par des étrangers. Encore une fois, les organismes HLM ne donnent pas les chiffres précis, pour ne pas choquer les Français.

 Supprimer cette loi, c’est empêcher que demain, toute la France ne connaisse les difficultés de tous les “quartiers”. C’est empêcher que la campagne ne connaisse demain les mêmes drames que la banlieue. C’est empêcher que nos ruraux souffrent des mêmes maux que les citadins, qui ont dû quitter les villes parce qu’elles étaient devenues invivables.

Les Français en ont assez, les maires en ont assez.

Voilà, mes amis, le panorama de la ruralité que nous voulons, la ruralité de demain.

Une vision claire : favoriser enfin nos villages plutôt que les banlieues et préparer le dynamisme économique de demain au lieu de s'appesantir sur les difficultés accumulées hier.

Dans ces territoires ruraux coule la sève de l’identité française. Et pour les préserver, il ne faut pas les mettre sous cloche, mais au contraire, leur permettre d’exprimer tout leur potentiel et leur puissance.

Se trouvent ici les Français les plus téméraires, coriaces et travailleurs que notre pays peut compter.

J’ai une conviction : nos villages français sont des trésors, des trésors sous-estimés par nos élites parisiennes qui n’ont pas su voir, qui n’ont pas voulu voir, qu’une partie des problèmes de la France trouvaient leur solution dans la ruralité.

Oui, la France renouera avec son destin quand elle se sera réconciliée avec ce monde rural qui a toujours été son ADN.

Elle le fera en lui proposant une destinée à la hauteur du courage et de l’intelligence des hommes qui y vivent, elle y arrivera en mariant la beauté de ses paysages, la douceur de son art de vivre et le génie de ceux qui y travaillent.

Oui mes amis, la Reconquête a commencé.  Et elle commence par ces milliers de villes et de villages abandonnés par l'État et méprisés par les médias qui n’attendent qu’une chose : prendre leur revanche, et montrer à la face du monde toute l’étendue de leurs talents !

Cette France n’a jamais failli, jamais trahi, jamais fléchi. Elle demeure fièrement la garante de l’âme du pays. Soyons à la hauteur de la ruralité française, de sa beauté,  donnons lui les moyens de réaliser son destin : produire, inventer, exporter, savourer, profiter, créer, produire, innover. C’est ce qu’elle sait faire de mieux !

Donnons à la campagne française les moyens de sa liberté.

La France est de retour, vive la République, et surtout, vive la France !