Le discours de Grimaud

Chers amis,
Chers élus ici présents,
Cher Marc-Etienne Lansade, maire de Cogolin, qui me fait l’honneur d’être mon suppléant,
Chers habitants de Grimaud, chers habitants du Var,  

Merci de votre accueil !

Avant toute chose, je voudrais remercier Monsieur Alain BENEDETTO, le maire de Grimaud qui nous permet de nous réunir ici, devant la si belle chapelle Notre-Dame de la Queste, dans cet endroit si émouvant et si français. 

Chers amis ! Chers Varois, merci d’être venus en cette belle journée de printemps, sur cette place magnifique, merci d’être là !

Je dois vous dire mon plaisir depuis bientôt un mois de mener cette campagne à vos côtés, de vous retrouver dans chaque village, dans chaque café, sur chaque marché. De discuter avec vous, de vous écouter et de voir que nous partageons le même amour de la France et de son génie, le même espoir, et je dois bien le dire, le même tempérament !

C’est une joie, de défendre avec vous notre pays, notre histoire, notre peuple, en cette période si importante pour notre destin !

Alors ce soir, je suis venu vous parler de vous, du Var, de la France, de nous tous, et un tout petit peu de moi.

Quand je me préparais à me lancer dans ce combat, on m’a beaucoup dit : n’y va pas, il n’y a que des coups à prendre, tu en as bien assez pris pendant la présidentielle.  

Alors, laissez-moi vous dire une chose : dire une telle chose, c’est mal me connaitre et c’est mal vous connaitre. C’est mal me connaitre, parce que je ne refuse jamais un combat sous prétexte que j’y prendrais des coups. C’est pour mener un combat difficile que je me suis lancé dans la campagne électorale. Toute ma vie a été un combat difficile. Mais que de satisfactions, quand je vois nos idées qui avancent, quand je réunis, en à peine quelques mois, 130.000 militants, deux et millions et demi d’électeurs, 550 candidats, et ce n’est que le début !

Je suis candidat dans le Var et c’est un grand honneur pour moi de me présenter devant vous.

J’ai fait des scores similaires à ceux du Var dans d’autres circonscriptions, mais j’ai quand même choisi le Var parce que j’aime le Var, les Varois, vos paysages, votre histoire, votre solidité dans les épreuves que vous traversez, vos sourires malgré vos craintes, votre chaleur toute médiaterranéenne et l’incroyable hospitalité que vous me témoignez chaque jour.

Non, je ne suis pas parachuté, tout simplement parce que je suis enraciné depuis ma naissance dans l’esprit méditerranéen, parce que chacun de mes passages ici est un moment intense et joyeux, et peut-être aussi, parce que vous me rendez si bien l’amour que je vous porte.

Demandez à un Parisien ce qu’il pense du Var : il vous répondra avec des clichés sur le tourisme estival. Je veux apprendre aux Parisiens à vous prendre au sérieux. Je veux apprendre aux technocrates à vous regarder comme des Français de première catégorie. Je veux que la France vous aime comme je vous aime.

Voyez comme vous êtes caricaturés par les médias ! On vous prend pour Saint-Tropez et sa banlieue, comme s’il n’y avait ici que des stars, des yachts, des maillots de bain et Louis de Funès. Vous êtes tellement plus riches et plus divers que cela ! Oui, il y a Saint-Tropez, et Saint-Tropez est merveilleuse, mais il y a aussi des villages peu connus, magnifiques, qui souffrent, et dont je serai l’avocat à l’Assemblée nationale.

Oui, il y a une mémoire collective ici, il y a les années folles, il y a Brigitte Bardot, il y a Eddy Mitchell, il y a les films à votre gloire, mais il y a aussi vos craintes, quand vient la fin de l’été, le chiffre d’affaires qui baisse, les rues qui se vident, les commerces qui tournent moins, et déjà l’attente de la saison qui revient.

Oui, il y a ces paysages à couper le souffle, mais il y a aussi vos angoisses, celles de nos agriculteurs, celles de nos viticulteurs devant les sécheresses et les incendies.

Oui, il y a cette côte sublime, son histoire, sa gloire, son génie même, mais il y a aussi ces commerces qui ferment à Gonfaron, au Luc, à Lorgues. Chaque commerçant qui ferme est une blessure pour vous, et c'en est une pour moi.

Bien sûr, il y a des gens venus de la France entière, venus prendre une retraite bien méritée. Mais il y a aussi leur crainte pour leur santé, les urgences qui ferment et les médecins qui manquent.

Et malgré tout, vous vous plaignez très peu, parce que vous êtes des gens magnifiques.

Et bien moi, je vous le dirai, je déposerai plainte en votre nom, avec toute l'éloquence dont je suis capable et tous les moyens médiatiques à ma disposition, devant toute la nation. 

Depuis près d’un mois, j’ai parcouru la circonscription. J’ai rencontré les Varois de chacune des communes qui la composent. J’ai échangé avec tant de gens passionnants. 

Cette circonscription est magnifique tant elle est diverse. Vous qui la composez, vous avez des profils si riches. Il y a ici des commerçants, des gendarmes, des policiers, des agriculteurs, des viticulteurs, des ouvriers, des pêcheurs, des artisans, des hommes et des femmes qui ont travaillé toute leur vie et prennent enfin un repos bien mérité.

Il y a du cœur à l’ouvrage, il y a du travail bien fait, il y a du respect de la nature, de la passion et de la raison. Et il y a des inquiétudes, de la colère, des exigences, des impôts trop lourds, une bureaucratie écrasante, des demandes pressantes, des victimes qui ont besoin d’aide, des innocents qui ont besoin de reprendre confiance, et des délinquants qui ont besoin d’apprendre à respecter la loi. C’est pour tout cela que je suis candidat. C’est tout cela qui constitue désormais ma grande et belle mission.

Vous pouvez compter sur moi pour être à votre écoute, et vous pouvez compter sur moi pour être écouté. Je peux vous promettre d’être un avocat remarqué, entendu et écouté par la France entière.

Non, je ne suis pas de passage ici.

Mon cœur habite désormais avec vous.

Les 12 et 19 juin prochain, si vous le décidez, alors je serais en mission pour vous pour cinq ans. Et soyez certain que je prendrai cette mission très au sérieux.

Mon suppléant sera l’excellent Marc-Étienne Lansade, maire de Cogolin.

Lui et moi formeront un duo qui vous rendra les services d’un député-maire. Tout ce qui vous arrive, tout ce qui vous blesse, tout ce qui vous motive, nous le ferons remonter jusqu’à Paris, jusqu’aux médias et jusqu’au pouvoir.  

Je ne serai pas seulement votre député : nous serons votre équipe, vos gardes du corps, vos conseillers, vos chargés de relations publiques et vos porte-étandards. Nous serons coriaces et croyez-moi nous serons efficaces pendant cinq ans. Oui, mes amis, pendant cinq ans, la France entendra parler du Var !

Comme vous, je veux que la droite soit de retour dans le Var. Et pas une droite qui se vend à Macron, comme chez LR, ni une droite qui tente d’acheter les électeurs de Mélenchon, comme au RN.

Je veux incarner la seule droite, la vraie, celle que vous avez connue avec le RPR, celle dont les idées sont incorruptibles, celle qui a déjà sauvé la France tant et tant de fois dans notre histoire, celle qui aime la sécurité et la prospérité, l’identité et la vérité. Celle qui refuse la France de Mélenchon et la France de Pap Ndiaye. Celle qui veut empêcher ce qu’il s’est passé samedi au Stade de France. 

Si nous n’étions pas là, il n’y aurait plus de droite. Si nous n’étions pas là, toute la politique française se résumerait à 50 nuances de gauchisme.

Mais nous sommes là. Vous êtes là pour moi aujourd’hui et je serai là pour vous dans les cinq années à venir. Rien ni personne ne nous séparera.

Vous le savez, le résultat de l’élection présidentielle fut pour moi, comme pour certains d’entre vous, un moment difficile. Mais dès le lendemain matin, comme certains d’entre vous, je me suis réveillé et je me suis dit : c’est dur, mais nous avons besoin de ce combat.

Notre pays a besoin de ce combat.

Vous avez vu, comme moi, les images du Stade de France, vous avez entendu le gouvernement mentir depuis samedi… Si nous ne disons pas la vérité, qui la dira ? Si nous ne nous battons pas pour notre pays, qui le fera ?

Je veux porter haut et fort la parole de tous ceux à qui ni le pouvoir, ni les médias, ni les partis traditionnels ne donnent la parole.

Alors, je dis à tous ceux qui nous écoutent : ne vous abstenez pas, votez comme on se lève parce qu’on n’est pas d’accord, votez comme on gravit une montagne avec la volonté de la dompter, votez comme on s’exprime, comme on s’affirme, comme on gagne sa liberté et sa dignité.

Ne votez ni par habitude, ni par lassitude, ni par dépit. Votez par fierté. Dimanche 12 juin, mettez du courage, de la ferveur, de la lucidité et de la grandeur dans l’urne.

Votez pour vous, votez pour le Var, votez pour être considérés, entendus, écoutés, respectés. Votez pour la France.

Vive le Var, Vive les Varois, Vive la République et surtout, surtout, vive la France !

 

Éric Zemmour