Le discours de Lille

Bonjour à tous, chers amis !

Quel plaisir d’être de retour à Lille ! Quel plaisir d’être de retour sur cette terre du Nord si humaine, si sincère et si chaleureuse !

Quel plaisir de venir entouré de mon équipe ! Vous les avez écoutés ! Je suis fier qu’ils soient à mes côtés aujourd’hui ! Philippe, Gilbert, Guillaume, Maxette, Jérôme, Jacline, Jean-Frédéric, Laurence, Bruno, Jacques, Benjamin, et tous les autres, merci !

Et vous, quel bonheur de vous retrouver ! Lillois ! Dunkerquois ! Lensois ! Valenciennois ! Calaisiens ! … Décidément j’aime les gens du Nord, leur franchise, leur solidité, leur humilité et leur courage !

Quelle terre de feu que cette terre du Nord !

Quel peuple chaleureux que ce peuple de géants !

Quel haut sommet que ce plat pays qui est le vôtre !

Merci de votre accueil aujourd’hui à Lille. Et avant tout, je voudrais que nous ayons ensemble une pensée pour cette policière de 24 ans, grièvement blessée hier à Lille par un multirécidiviste déjà connu de la police ! Nous lui apportons tout notre soutien ! Et je veux également remercier toutes les forces de l’ordre qui nous protègent ! Merci, Mesdames et Messieurs, je sais que vous êtes nombreux parmi nous aujourd’hui !

Lille, ville du lys. Son nom, son blason. Lille, la couleur de ses briques et la puissance de ses beffrois. Lille, la cité de Vauban, de Charles De Gaulle, et de vos visages, de la France du travail, de la France du mérite !

À travers vous, en cette terre de labour et de labeur, de charbon et de coron, de courage et de tissage, je voudrais m’adresser aujourd’hui à la France du travail. Et lui donner enfin l’espérance qu’elle attend. Nous avons besoin plus que jamais de rendre au travail son sens, son salaire et sa valeur.

En quelques mois, c’est la quatrième fois que je viens chez vous, pour vous écouter, vous comprendre, vous présenter ma vision de la France et mes solutions pour les Français, face aux épreuves que nous traversons.

En octobre dernier, j’étais venu déjà vous parler de travail, de mérite, de fierté et d’industrie. Je veux maintenant vous dire ce que nous allons faire ensemble, pour que demain, pour que dans un an, dans cinq ans, dans trente ans, notre pays et nos enfants se portent mieux.

Un ami lillois m’a dit un jour : « Ici, on a du cœur au labeur », et cette formule est restée gravée dans ma mémoire. Votre terre si souvent malmenée n’a pas seulement donné à la Nation nombre de héros et tant de grands hommes, vous avez aussi apporté à la France des industries magnifiques, de grands groupes florissants, des PME innovantes, des entrepreneurs audacieux, des ingénieurs brillants, des travailleurs solides !

Longtemps, le Nord fut la seule terre d’industrie d’une France qui était alors presque exclusivement un pays de paysans ! Longtemps le Nord fut le cœur industriel de la France ! Longtemps, le Nord fut cette terre où arrivaient en grand nombre des immigrés venus d’abord de Belgique, et puis d’Italie et de Pologne. Longtemps le Nord fut cette terre où ouvriers français et immigrés se retrouvaient au café et à l’église, où les étrangers adoptaient sans rechigner la langue et le mode de vie des Français qu’ils côtoyaient. Longtemps le Nord fut cette terre où l’assimilation permettait une véritable intégration, un véritable vivre-ensemble, où tous, quels que soient ses origines, se retrouvaient dans le même amour de la France, de son histoire, de ses mœurs, de sa sociabilité. Où la culture ouvrière, socialiste, se mêlait à l’amour d’une patrie qui leur permettait de vivre décemment et d’élever leurs enfants dans la paix et la dignité. Où tous se retrouvaient dans le même respect du travail, du mérite, de l’effort. Oui, ici dans le Nord, on est les héritiers de ces générations d’ouvriers durs à la tache qui ne ménageaient pas leur peine et leurs efforts.

Oui, Ici, on ne recule pas devant les efforts !

Alors, ici encore plus qu’ailleurs, l’assistanat est une insulte. Ici, on se lève tôt le matin et on peut se coucher le soir avec le sentiment du devoir accompli. Et je sais combien, ici, dans les classes les plus populaires jusqu’aux classes moyennes, on déteste l’assistanat. Quand on se lève chaque matin à 5 h pour aller travailler, quand on gagne difficilement sa vie à la sueur de son front, on n’accepte pas que le voisin vive mieux que soi grâce à des aides sociales sans avoir besoin de travailler.

Notre civilisation, c’est celle du travail, et du travail bien fait. C’est à cela que l’on reconnaît un Français. Souvenons-nous de Charles Péguy, célébrant le goût et le soin du travail, et cette même application de la rempailleuse de chaise et du bâtisseur de cathédrale, à des siècles d’écart, trouvant dans le travail à la fois la réalisation d’euxmêmes et celle de leur ouvrage. C’est là notre trésor, notre patrimoine, notre capital. Chaque peuple a son rapport particulier au travail : les Américains, c’est le respect du contrat. Les Allemands, c’est le sens de l’équipe. Les Français, c’est l’honneur ! Oui, l’honneur du travail bien fait, qui relie l’ouvrier et le patron.

Dans le Nord, comme en Vendée, cher Philippe de Villiers, avec cette histoire extraordinaire que tu m’as racontée l’autre jour : un entrepreneur enraciné, partageant tout avec ses salariés, jusqu’au football du dimanche lorsqu’il se met sous les ordres de son ouvrier devenu son capitaine sur le terrain ! Un jour les actionnaires décident de le chasser : l’argent n’entre pas assez vite à leur goût ; la Chine produit moins propre, mais plus et plus vite ; le patron est débarqué ; et pour la première fois de leur vie, les ouvriers font grève, scandalisés, déterminés. Les actionnaires doivent céder : le patron est de retour, sous les applaudissements de ses ouvriers !

Oui, n’en déplaise aux partisans de la lutte des classes, notre capital, c’est le travail, et le travail, notre capital. Ensemble, inséparables, non délocalisables ! Face à la folle lutte des classes et l’injuste loi de la jungle, je serai le président de la réconciliation des classes, le président qui réunira l’entrepreneur et le travailleur.

Nous ne sommes pas de ces utopistes qui rêvent de la fin du travail et du revenu universel, ni de ces socialistes qui abandonnent les ouvriers, et qui instaurent les 35 heures qui appauvrissent la France et les Français ! Et Emmanuel Macron, qui s’est présenté comme comme l’homme du progrès, n’a en rien fait progresser notre pays !

Vous savez mieux que personne, ici quels sont les ravages d’une société où le travail est méprisé, où les travailleurs sont remplacés au nom de la mondialisation heureuse et de l’immigration, où l’assistanat paie mieux que l’artisanat, où les usines ferment quand les parachutes dorés s’ouvrent.

De tout cela, nous allons parler ensemble aujourd’hui ! Alors pour aborder des sujets aussi importants pour l’avenir de notre nation, pour le quotidien de chacun d’entre nous… Je suis heureux de vous voir aussi nombreux ! 8 000 personnes mes amis !

En venant aussi nombreux aujourd’hui, vous me faites chaud au coeur ! Mais sachez quand même que vous avez contrarié quelqu’un… Quelqu’un d’important ici paraît-il ! Mes chers amis, aujourd’hui, en étant 8 000 à Lille, vous faites de la peine à Martine Aubry ! Ah… Martine Aubry ! La maire-emptoire, comme l’ont surnommée ses amis socialistes ! Votre très chère maire qui dit que je ne suis pas le bienvenu dans sa ville de Lille. « Sa » ville de Lille ! Car elle lui appartient cette ville, voyez-vous !

Martine Aubry, qui appelle les antifas, cette racaille d’extrême-gauche, à manifester contre nous aujourd’hui. Martine Aubry qui rêve de susciter des violences, pour qu’on nous accuse ensuite d’être responsables de ces violences ! Toujours les mêmes méthodes chez les gauchistes. Mais sommes-nous violents, mes amis ? Voulonsnous la violence ? Non !!! Nous voulons la paix !

Alors en votre nom mes chers amis, je veux dire à Madame Aubry : non Madame, les Lillois ne vous appartiennent pas, ils sont libres, libres de faire ce qu’ils veulent, libres de penser ce qu’ils veulent, libres de dire ce qu’ils veulent pour leur pays, libre de dénoncer ce que vous, vous refusez de voir.

Car à Lille et dans toute la région, l’islamisation se répand, et je n’ai pas beaucoup entendu Martine Aubry sur ce sujet. Madame Aubry, la grande républicaine, qui n’a rien à dire quand des quartiers entiers de sa ville échappent à la République, dont les lois sont remplacées par la Charia.

Martine Aubry, la grande-prêtresse de la laïcité, qui reste muette quand des citées entières de sa métropole lilloise basculent dans l’intégrisme musulman.

Martine Aubry la féministe, qui ne trouve rien à dire quand des femmes musulmanes exigent et obtiennent des horaires de piscine aménagées dans sa ville et quand on voile des petites filles de 6 ans à Roubaix.

Ah, Roubaix !... L’Afghanistan à deux heures de Paris et à vingt minutes de chez vous ! Il y a deux semaines, la chaîne M6 diffusait un reportage sur l’islamisation de Roubaix.

Je suppose que vous l’avez vu ? Vous avez vu ces poupées sans visages, vous avez vu ces restaurants où les femmes sont parquées dans des box, ces écoles coraniques subventionnées ou l’on voile des fillettes de 6 ans. Vous avez vu ce que finalement… vous saviez mieux que personne ! Mais ce soir-là, à une heure de grande écoute, la vérité a éclaté au visage de tous ceux qui voulaient encore la nier : la terrible vérité, celle que nous connaissons, celle que 67 % des Français craignent, c’est que la France s’islamise à grande vitesse.

Et quelle tristesse pour des villes comme Roubaix ! Dans cette cité ouvrière, on ne trouve plus beaucoup d’usines, mais on trouve beaucoup de mosquées. On peine à trouver des cafés, mais on trouve beaucoup de boucheries hallal. On n’a plus beaucoup de librairies françaises, mais on tombe sur des librairies islamiques. On n’aperçoit plus beaucoup de jupes, mais on voit beaucoup de niqabs. On cherche la France, et on ne la trouve plus. La France disparait sous les yeux effrayés des Français, des Roubaisiens qui n’ont pas fui. Qui n’ont pas pu fuir.

Et on apprend depuis, que les courageux journalistes qui ont tourné ce reportage sont maintenant menacés, eux et leurs familles, de décapitation, de viol. Ils doivent vivre sous protection policière parce qu’ils ont osé montrer la réalité… Je vis la même chose, je sais ce que c’est. Je m’y suis habitué depuis des années. Mais c’est un scandale ! C’est un scandale que les Français s’habituent à vivre ainsi dans leur propre pays !

Oh bien sûr, nos bonnes âmes de droite comme de gauche relativisent et détournent le regard ! Il ne faut pas faire de vague !

Oui, bien sûr, pendant ce temps, les idéologues de gauche ont toujours la main sur le cœur ! Pour Jean-Luc Mélenchon, tout n’est affaire que de pauvreté et de misère. Pour lui, les choix individuels n’existent pas, l’Histoire n’existe pas, la culture n’existe pas et la démographie n’existe pas.

La délinquance ? C’est à cause de la pauvreté. La criminalité ? C’est la pauvreté. La saleté ? La pauvreté. L’islamisation ? La pauvreté toujours !

Votre fille s’est faite agresser par un étranger ? C’est à cause de la pauvreté. Votre mère s’est faite cambrioler ? C’est la pauvreté. Votre immeuble est saccagé ? La pauvreté, toujours et encore la pauvreté, seule et unique explication à tous les problèmes du pays.

Ce soir, je veux vous le dire, dans ce fief de la gauche française, mes chers amis : la vision socialiste de la pauvreté est une vision odieuse !

Selon ces politiciens de gauche, la pauvreté mène nécessairement à la délinquance. Si l’on est pauvre, alors, forcément, on aurait l’envie de voler, de piller, de détruire, et pourquoi pas de tuer. Cette théorie est affreuse. Elle est une insulte à tous ces gens modestes qui se sont toujours fait un devoir de rester honnêtes, de rester droits, parfois tellement plus droits que les riches et les puissants ! Une insulte pour tous ceux qui refusent de brandir l’injustice de la vie pour la rendre encore plus injuste.

Songez aux innombrables Français, de condition modeste, qui, grâce à leur intelligence, leur courage, leur travail, grâce à leur propre mérite, ont réussi à s’en sortir, à mener des vies dignes, et certains même à devenir riches, et à créer des empires. Voilà notre vision du monde ! Voilà notre modèle !

De Taubira à Mélenchon, de Valérie Pécresse à Emmanuel Macron, voyez la valse des grands-bourgeois qui fantasment sur un prolétariat d’immigrés qu’ils ne connaissent pas.

Que disent-ils ? « Il faut plus d’argent, et on arrêtera la délinquance ! » La réalité, mes amis, c’est que ces quartiers sont tout, sauf abandonnés. Ils sont gavés d’argent public et de prestations sociales. Ils sont privilégiés.

La réalité, c’est que la véritable pauvreté, beaucoup de Français la connaissent, la vivent et la subissent. Ils vivent cette peur, lorsque l’argent vient à manquer… lorsque les dettes  s’accumulent… et lorsque les  fins de mois deviennent difficiles, voire même impossibles….

Lorsqu’on a travaillé toute la semaine, et qu’à la fin il ne reste plus un centime… Lorsqu’on s’est épuisé à la tâche, et qu’on ne mange toujours pas à sa faim… Lorsqu’on est une mère seule, et qu’on doit travailler toujours plus parce qu’il faut payer la garde des petits… Lorsqu’on connaît des difficultés à se soigner, à éduquer ses enfants, à soutenir ses parents. Ces angoisses qui polluent le quotidien et qui gâchent l’existence. Ces angoisses, je ne les raconte jamais, mais je les ai connues quand j’étais enfant. J’ai connu à 10 ans, les huissiers qui frappent à la porte. J’ai connu l’obligation d’aller vivre chez mes grands-parents parce que mon père ne pouvait plus payer le loyer. J’avais la chance d’avoir un père travailleur, courageux qui s’est toujours relevé, qui s’est sacrifié et qui m’a permis d’arriver là où je suis. Comme vous le savez, je sillonne la France depuis des mois : je vois venir à moi tant de Français qui me confient : « Monsieur Zemmour, faites quelque chose, on n’en peut plus ». À ces jeunes de 20 ans qui me disent : « j’ai coupé mon chauffage, je n’ai plus de quoi le payer ». À ces femmes seules qui soupirent : « Je ne vais plus voir ma mère à la maison de retraite, l’essence est trop chère ». Oui, j’ai croisé souvent le désarroi et parfois la misère, l’indignation et parfois la colère. Ils me le disent, je les entends : « On dirait que là-haut, ils ne vivent pas dans la même économie que nous, ils ne vivent pas dans le même pays que nous ; ils nous parlent de statistiques, et nous on vit de précarité. Ils sont loin, si loin de la France ».

Vous, mes amis, quand vous connaissez ces difficultés, vous restez dignes. Vous restez honnêtes. Vous restez fiers. Vous cherchez des solutions. Vous ne fraudez pas. Vous ne dégradez pas vos logements. Vous éduquez correctement vos enfants. Vous ne brûlez pas des écoles, ni la voiture du voisin. Vous ne cassez pas ! Oui, chez vous, on ne casse pas !

Vous ne voulez pas casser, vous voulez construire. Vous ne voulez pas être assistés, vous voulez travailler. Vous ne voulez pas l’aumône, vous voulez vivre dignement de votre travail. Je le sais, je vous entends et je vous réponds. Et je veux vous répondre différemment des politiciens qui vous parlent !

Car aujourd’hui, tout le monde ne parle plus que du pouvoir d’achat. Tous les candidats répètent en boucle qu’ils sont « LE candidat du pouvoir d’achat », qu’avec eux, on va vous « rendre » du pouvoir d’achat, comme si on l’avait gardé quelque part. Je les écoute depuis des semaines, et en réalité, de la droite jusqu’à la gauche, ils disent tous la même chose : ils ne disent rien !

Que vous promettent-ils, tous en cœur ? Des cadeaux. Des baisses, des chèques, des déductions, des pourcentages, des barèmes, des tours de magie, de l’argent public, de l’argent théorique, de l’argent magique.

Je vais vous dire quelque chose, mes amis. L’argent magique n’existe pas ! L’argent public, l’argent théorique, l’argent gratuit, leurs belles promesses, tout cela n’existe pas. Avec tous ces cadeaux, ils vont vous ruiner et ils le savent. Chacune de ces mesures censées lutter contre la baisse du pouvoir d’achat va faire chuter votre pouvoir d’achat.

Pourquoi ? Parce que cet argent qu’ils promettent de vous donner, ils vont vous le voler. Cet argent qu’ils vous promettent, c’est le vôtre. Chaque euro qu’ils vous font miroiter pour demain se trouve aujourd’hui dans votre porte-monnaie. Ils sont en train de vous acheter avec votre propre argent ! Ils vous appâtent avec des chèquescadeaux, mais vous passerez à la caisse ! Vous paierez cash tout ce qu’ils prétendent vous offrir ! Et, à la fin, non seulement vous n’y aurez rien gagné, mais vous y aurez perdu, et beaucoup, car cette redistribution en boucle va coûter une fortune au pays, et là encore, c’est vous qui la financerez ! C’est du racket déguisé en charité ! L’argent public, c’est votre argent ! Plus d’argent public, c’est moins d’argent pour vous !

Alors, regardons la vérité économique en face. En réalité, personne, dans cette campagne, ne se demande vraiment ce que veut dire « pouvoir d’achat ».

Alors, nous allons nous le demander ensemble. Qu’est-ce que le pouvoir d’achat ? Le pouvoir d’achat, c’est l’argent qui vous reste quand l’Etat arrête de tout vous prendre. Le pouvoir d’achat, c’est ce que vous gardez quand vous avez payé les charges qui pèsent sur votre salaire, la TVA sur tous vos achats, les taxes sur votre plein d’essence, votre impôt sur le revenu, votre redevance télé, vos impôts locaux, votre taxe foncière. Le pouvoir d’achat, c’est ce que l’Etat veut bien vous laisser, quand il vous laisse quelque chose. C’est ce qui vous permet de payer votre loyer, vos vêtements, vos repas, votre médecin et vos médicaments, votre voiture et l’essence de votre voiture, vos loisirs quand vous le pouvez, tout, absolument tout. Le pouvoir d’achat, retenez bien cela, chers amis : c’est l’argent que l’État ne vous prend pas. C’est ce que les technocrates de Bercy, dans leur grande générosité et leur immense bonté vous laissent après vous avoir essoré.  Le pouvoir d’achat, c’est ce qui reste de votre vie quand on vous laisse être autre chose qu’un contribuable.

Le pouvoir d’achat, c’est ce qui vous reste quand vous cessez de financer une bureaucratie écrasante, des millions d’étrangers qui ne travaillent pas, l’assistanat généralisé, l’endettement incontrôlé de l’État, l’aide en pure perte aux pays pauvres du monde entier.

Nous sommes le peuple le plus taxé au monde. Il faut se le répéter sans cesse, mes amis, matin, midi et soir, car on a du mal à y croire. Nous sommes le peuple le plus taxé au monde. Riches, pauvres, appartenant à la classe moyenne, nous sommes tous les plus taxés au monde ! Nous avons les taxes et impôts les plus élevés du monde. Nous travaillons près de la moitié de l’année pour financer un Etat devenu obèse qui dépense sans compter. C’est normal, ce n’est pas son argent : c’est le vôtre. Vous le prendre ne lui fait aucun mal, le dépenser encore moins. Il est tellement facile de dépenser l’argent des autres !

Le pouvoir d’achat, c’est ce qui vous reste quand vous cessez de payer pour l’aide médicale d’Etat des étrangers, quand vous cessez de payer pour que des fraudeurs touchent des allocations qu’ils ne devraient pas toucher, quand vous cessez de financer les places de prisons pour 15 000 étrangers, c’est quand vous avez déjà donné la moitié de votre paye pour des dépenses folles, pour que des terroristes profitent du RSA ou du chômage, pour financer un énième plan banlieue.

Le pouvoir d’achat, c’est ce qui vous reste quand vous cessez de subventionner les milliers d’associations de gauche qui ne cessent d’attaquer l’Etat et qui rêvent de détruire la liberté d’expression dans notre pays. C’est quand vous cessez de payer pour des usines à gaz technocratiques, pour un millefeuille administratif toujours plus épais, pour des administrations devenues absurdes quand elles ne rendent plus de service public. 

Alors, forcément, quand vous avez fini de donner ce que vous gagnez à ces gens qui ne vous diront jamais merci, ces gens qui méprisent le travailleur, le salarié, le créateur, l’entrepreneur, et qui vivent de votre argent, forcément, quand vous avez fini de payer, votre pouvoir d’achat est faible. De plus en plus faible. Votre pouvoir d’achat se réduit chaque année davantage. Et vous en avez assez. Moi aussi j’en ai assez.

Sauver le pouvoir d’achat des Français, pour moi, c’est une urgence absolue. Car un pouvoir d’achat fragile, c’est une vie fragile.

Un pouvoir d’achat au rabais, ce sont des choix qui polluent le quotidien de toute une famille : c’est devoir choisir entre réparer l’électroménager en panne et faire la révision de la voiture. C’est devoir choisir entre le soutien scolaire de son aîné et le nouveau manteau de la petite dernière. Oui, on en est là ! Oui, on vous donne le choix entre le moins bien et le pire ! Oui, tous ces dilemmes obscurcissent votre quotidien et vous gâchent la vie ! 

Pourtant, il paraît que votre pouvoir d’achat a augmenté ! Ah, vous ne le saviez pas ? C’est pourtant ce que proclament fièrement les technocrates de Bercy et les fonctionnaires de Bruxelles depuis des années ! Vous savez, ce sont les mêmes qui vous disent qu’il n’y a pas d’insécurité mais un “sentiment” d’insécurité ! Et la baisse du pouvoir d’achat, alors, qu’est-ce que c’est ? Un “sentiment d’appauvrissement” ? Les mêmes politiciens, les mêmes technocrates avaient tenté de nous faire croire que le passage à l’Euro avait amélioré notre pouvoir d’achat ! Ben voyons ! Les mêmes nous affirment aujourd’hui que l’inflation ne repart pas, que la hausse des prix n’est que provisoire ! Ben voyons !

Alors, mes chers amis, pour augmenter votre pouvoir d’achat, vous le comprenez maintenant, il n’y a pas mille méthodes.

Seules trois solutions s’offrent à nous : trois solutions connues de toutes nos élites, mais jamais mises en œuvre par manque de courage et par manque d’honnêteté.

Trois solutions, pour enfin reconquérir le pouvoir d’achat des Français :

  • La première de ces solutions, chers amis : les politiciens et les technocrates ne veulent pas que l’on en parle, alors ils n’en parlent pas du tout, ou ils en parlent à moitié. Mais le peuple sait à quel point nous en avons besoin. Alors, oui, nous allons enfin cesser de gaspiller l’argent public, car l’argent public, c’est votre argent ! Car c’est autant d’argent que nous allons arrêter de vous prendre !
  • La deuxième de ces solutions, mes amis, vous la connaissez, j’en ai déjà parlé et je vous le redis : nous allons arrêter de financer notre propre remplacement ! Car, lui aussi, il est financé par votre argent ! Et cet argent, nous allons enfin cesser de vous le prendre.
  • Et enfin, c’est essentiel et c’est ce que vous attendez : nous allons enfin récompenser le travail et le mérite : l’argent que vous gagnez à la sueur de votre front ne doit pas atterrir dans je ne sais quelle caisse publique mais sur votre compte en banque !

Oui, mes chers amis, je veux d’abord que l’Etat soit l’allié des familles, l’allié des salariés, l’allié des retraités, l’allié de ceux qui veulent s’en sortir. Je veux que l’Etat soit au service des Français !

Mais pour cela, il va falloir que notre État cesse enfin de gaspiller notre argent ! Nous sommes les seuls dans cette campagne présidentielle à nous préoccuper de cet immense gâchis. Et cela est logique : nous sommes les seuls qui pensons aux prochaines générations !

Car je ne vous le dirai jamais assez : il n’y a pas d’argent public, il n’y a pas d’argent magique !  L’argent de l’Etat, c’est notre argent, c’est votre argent !

Je serais le candidat qui mettra fin au gaspillage de l’argent du contribuable. De Mélenchon à Macron, ils veulent tous vous ruiner ! Mais l’argent gaspillé aujourd’hui, c’est ce qui manquera à nos enfants demain. La responsabilité, c’est savoir dans chaque réforme et dans chaque décision politique que la richesse ne vient jamais de l’Etat, mais qu’elle vient des Français qui tous les matins, se lèvent tôt pour aller travailler.

Ma doctrine est claire : l’impôt doit servir aux services publics, l’impôt doit servir aux Français et l’impôt doit être le levier de l’Etat au service de la France.

Cela signifie que nous allons arrêter de prendre leur argent aux Français pour financer des dépenses que l’Etat ne devrait pas financer.

Vous voulez des exemples de ce que nous allons arrêter de financer ?

Ecoutez bien ! Et rendez-vous compte ! En pleine crise du Covid, le gouvernement d’Emmanuel Macron a trouvé le moyen de faire un chèque de 140 millions d’euros pour aider le développement de la Chine ! Oui, le développement de la deuxième puissance économique du monde ! Oui, mes amis, vous avez bien entendu, les impôts que vous payez servent à donner de l’argent de poche à la deuxième puissance économique du monde ! Et cela alors que nous manquions de masques et de respirateurs pour sauver nos malades !

Mes amis, Emmanuel Macron prend donc l’argent de votre poche pour le donner à un pays qui a concurrencé avec férocité vos industries, vos ateliers de tissage ou de dentelles, vos mines et vos hauts fourneaux ! Combien d’entreprises ont dû fermer à cause de cette concurrence déloyale ? Combien d’emplois sacrifiés ? Combien d’ouvriers au chômage ? Et il faudrait en plus aider la Chine ? Encore, une fois il est facile pour eux de dépenser l’argent des autres, le vôtre ! 

Un autre exemple encore ! Prenons l’audiovisuel public. Nous payons tous ici cette redevance télé… Evidemment, nous serions tous d’accord pour financer un service public de qualité, mais… la France et les Français n’ont pas besoin de médias de gauche qui les détestent ! Ils n’ont pas besoin de financer la propagande immigrationniste, woke et décoloniale de France Inter, qui n’hésite pas à insulter les Français qui ne pensent pas comme eux ! Nous arrêterons donc de prendre l’argent des Français pour financer ces médias : ce sera une taxe de moins et une économie de 138 euros pour chaque foyer.

Rendez-vous compte, l’audiovisuel public nous coûte chaque année plus cher que nos prisons ! C’est 3,6 milliards d’euros que vous payez pour ces médias de gauche, quand nous payons 3,3 milliards pour nos prisons trop pleines, alors que tant de délinquants sont dehors faute de place. Aujourd’hui, on préfère financer des programmes télé plutôt que d’assurer la sécurité des Français ! Les bobos vont hurler, les gauchistes qui vivent de cet argent public vont s’indigner : ce n’est pas mon sujet ! On parle ici de justice, on parle ici de l’argent des Français, on parle ici de pouvoir d’achat !

Jusqu’à quand l’État va–t-il utiliser l’argent que vous gagnez en travaillant tous les jours à des dépenses qui choqueraient plus de la moitié des Français ? Ce n’est pas cela la justice, ce n’est pas cela la démocratie !

Les exemples sont tellement nombreux que nous pourrions y passer la journée. Chacune de ces dépenses folles, chacune de ces dépenses inutiles, c’est à chaque fois des plaisirs que l’on vous enlève, des besoins auxquels vous ne pouvez plus subvenir, des achats que vous sacrifiez.

Je vais donc vous annoncer la méthode que nous suivrons, sans jamais reculer d’un seul pas. Dès le premier jour de mon quinquennat, nous commencerons à dresser la liste exhaustive de tous les moyens par lesquels l’État détruit votre pouvoir d’achat. Tous, sans exception. Une immense détection de tout ce qui fait de nous le pays le plus taxé, le plus imposé et le plus bureaucratique du monde occidental.

Avec l’aide d’entrepreneurs et d’économistes, nous lancerons la plus grande réforme de l’État depuis le Général de Gaulle. Pendant 5 ans nous abolirons tout ce qui vous détruit. 5 ans pour sauver définitivement votre pouvoir d’achat. 5 ans pour reconquérir la prospérité française. 5 ans pour démontrer qu’impossible n’est pas français. 5 ans qui marqueront à tout jamais notre histoire.

Nous serons d’une sévérité absolue, dans nos diagnostics comme dans nos décisions. Et les fonctionnaires utiles, dévoués, intègres, et ils sont innombrables, pourront enfin accomplir leurs missions. Car ils sont, je tiens à le dire, eux aussi, les victimes de la bureaucratie. Elle les plombe, elle les noie. Sans elle, ils seront aimés par le peuple, parce qu’ils seront plus disponibles et efficaces que jamais. Ils seront fiers et nous serons fiers d’eux.

Chers amis, pour conclure sur ce grave sujet, méfiez-vous des candidats qui vous disent qu’il suffira d’un « choc de simplification » pour régler le problème. S’ils prennent le pouvoir, il n’y aura pas de simplification parce qu’il n’y aura pas de choc. Non, ils ne toucheront pas à la bureaucratie, parce qu’ils en viennent et parce qu’elle est leur meilleure alliée ! Le « choc de simplification » de Valérie Pécresse, c’est la reprise d’une idée de François Hollande, c’est une idée de bureaucrates !

La fin de la bureaucratie, la fin des dépenses inutiles, ce n’est pas une ligne dans un programme électoral, c’est la méthode de tout mon quinquennat !

Parmi ces dépenses folles mes amis, vous le savez, tous les Français le savent… il y a le financement de l’immigration ! Oui mes amis, sauver le pouvoir d’achat des Français, c’est également arrêter de financer l’immigration sur votre dos. C’est arrêter de dilapider l’argent pris dans vos poches même quand elles sont vides, pour nourrir le monde entier !

Et dès notre arrivée au pouvoir, nous allons cesser de prendre aux Français les milliards d’euros consacrés chaque année à l’accueil et à l’entretien des millions d’étrangers qui vivent sur notre sol. Nous allons retrouver notre modèle social, pour qu’il redevienne véritablement français !

Car notre modèle social n’est plus capable de lutter contre la misère, parce que tout le tiers-monde vient en profiter !

Car notre modèle social laisse des familles à l’abandon et pénalise nos entreprises pendant qu’il nourrit des islamistes !

Car notre modèle social étrangle les classes moyennes et abandonne les catégories populaires tandis qu’il arrose les citées !

Chaque année, les demandeurs d’asiles coûtent 1,3 milliard d’euros aux Français. Soit près de 830 euros par mois pour chacun d’entre eux. C’est plus que la retraite de tant de nos agriculteurs qui ont trimé toute leur vie pour nourrir notre pays ! Savez-vous qu’en plus d’un hébergement gratuit et des soins gratuits, nous donnons à chaque demandeur d’asile pendant près d’un an, une carte bancaire créditée de 430 euros par mois, afin que celui-ci puisse dépenser tranquillement l’argent de vos impôts ? Tout cela sans qu’il ne travaille évidemment. Je mettrai fin aux demandes d’asiles déposées sur notre sol, et je réserverai l’asile à quelques dizaines d’individus et non à des dizaines de milliers comme aujourd’hui ! Ce sera 1,3 milliard d’euros que l’État arrêtera de vous prendre chaque année !

Parlons d’une autre dépense publique que je vais vous épargner, mes amis ! Chaque année, les mineurs non accompagnés coûtent 2 milliards d’euros aux Français. 50 000 euros par mineur étranger ! Oui, vous avez bien entendu, chacun de ces mineurs isolés nous coûte plus de 4 000 euros par mois ! Là encore pour nous remercier de notre bon cœur et de notre main tendue, ces mêmes mineurs isolés ont commis rien qu’à Paris 5 000 actes de délinquance en 2020, des agressions, des vols, qui pourrissent le quotidien des honnêtes gens. Mais comme ils sont mineurs, ils ne vont pas en prison et donc ils recommencent. Je mettrai fin à cette injustice ! Pour moi, la justice, c’est prendre ces 2 milliards d’euros et les donner aux Français de nos communes rurales qui font des enfants ! C’est pour cela que je donnerai 10 000 euros par naissance d’un Français dans une commune rurale ! 10 000 euros, pour un Français qui naît dans des communes qui se dépeuplent, qu’est-ce que cela représente face aux 50 000 euros que nous dépensons chaque année pour chaque mineur isolé clandestin ? Cette mesure, ce n’est pas un chèque-cadeau : c’est de la justice, c’est de l’argent que nous cessons de donner à des clandestins du monde entier pour les donner à nos compatriotes qui en ont besoin ! C’est préférer une politique de la campagne à notre folle politique de la ville ! C’est favoriser enfin la natalité dans nos campagnes plutôt que l’explosion démographique dans les banlieues !

Encore une autre dépense à vous épargner dès mon arrivée au pouvoir, chers amis ? Chaque année, un clandestin, qui ne travaille pas, qui ne paye pas de charges sociales, qui ne paye pas d’impôts, coûte en moyenne 2 600 euros au système de santé français grâce à l’AME. Merci, Madame Aubry pour cette belle réforme qui a coûté des milliards aux Français depuis plus de 20 ans !  Pendant ce temps, la moitié de la France est un désert médical, où il faut attendre des mois pour avoir un rendezvous chez un dentiste, où il faut faire des heures de route pour accoucher dans une maternité ! Alors, je supprimerai l’AME et j’embaucherai 1 000 médecins salariés en urgence pour nos départements qui manquent de médecins ! C’est bien la moindre des choses, pour un pays qui prétendait avoir le meilleur système de santé du monde !

Et je ne vous parle pas du RSA et des allocations en tout genre : actuellement en France, tenez-vous bien, 55 % des étrangers extra-européens en âge de travailler sont tout simplement… inactifs ! Ce qui leur laisse le temps de faire des enfants visiblement, puisque selon l’INSEE, les immigrés représentent à eux seuls 30% de toutes les naissances françaises. Trente pour cent !

En résumé, nous finançons leur arrivée, nous finançons l’entretien des banlieues qu’ils ont saccagé, nous finançons leur train de vie. En bref, nous finançons notre grand-remplacement, au prix de notre grand déclassement !

Oui mes amis, les charges que vous subissez sur vos fiches de paye financent aussi l’immigration de masse.

Je vais vous raconter une histoire. L’histoire de Stéphanie Labeille. Stéphanie a 30 ans, elle est diplômée d’un CAP de vente, elle travaille en Seine-et-Marne. Depuis des années, elle sollicite un logement HLM. Elle ne l’a jamais obtenu. Alors, elle vit à l’année dans une caravane. Stéphanie, faute de logement social, doit dormir chaque nuit dans un camping. Quand un journaliste l’interroge, cette femme fière répond : « J’ai abandonné la recherche pour les HLM. Je ne me plains même plus. On a l’impression qu’il y en a plus pour les immigrés que pour nous. Pour les maisons, pour les appartements, ils sont toujours prioritaires. ». L’histoire de Stéphanie, c’est l’histoire de tellement de Françaises ! Pendant ce temps, 20 % d’étrangers occupent nos logements sociaux.

Nous disons « stop ». Ca suffit ! La fête est finie. Nous réserverons nos logements sociaux aux Français ! Oui, le logement est l’une des dépenses les plus lourdes et il n’y a pas de raison de toujours favoriser les autres ! Nous n’acceptons plus qu’on nous fasse les poches pour nourrir ceux qui ne font pas d’effort, ceux qui souvent nous haïssent et ceux qui nous méprisent.

Nous couperons les aides sociales aux étrangers extra-européens : RSA, allocations familiales, aides au logement. En tout, ce sont plus de vingt milliards d’euros par an qu’on arrêtera de vous prendre ! Car avec ces recettes nous allégerons les charges qui pèsent sur les salaires des Français les plus modestes. Il n’est plus admissible que votre fiche de paye vienne financer l’assistanat des étrangers.

Nous allons donc augmenter votre salaire, sans desservir vos entreprises. Nous allons augmenter votre salaire net, en préservant le salaire brut !

Pour ceux qui touchent un SMIC, cette somme représentera jusqu’à 105 euros par mois. C’est un véritable treizième mois qui doit permettre à des millions de Français d’éclaircir l’horizon de leur famille !

Oui, je pense aux familles, car le pouvoir d’achat est souvent une préoccupation collective. C’est l’angoisse des parents pour leurs enfants, c’est la difficulté à fonder un foyer, et c’est même parfois des tensions dans un couple.

Alors oui, nous mettrons en place la bourse de naissance que j’ai déjà évoquée pour nos familles rurales ! Et pour toutes les familles des classes moyennes, partout en France, celles qu’on oublie à chaque fois, celles qui sont suffisamment riches pour supporter toutes les augmentations, mais jamais assez pauvres pour obtenir des allocations, oui pour ces familles, je doublerai le plafond du quotient familial et je rendrai les allocations familiales universelles, comme c’était le cas avant la réforme du gouvernement socialiste de François Hollande. Car oui, il y a des familles de la classe moyenne qui ont un emploi, qui ont un logement, mais qui souffrent. Il faut aussi les aider. Je n’abandonnerai pas les classes moyennes.

Et beaucoup de familles ici le savent bien : même quand ils ont quitté le nid familial, nous devons toujours aider financièrement nos enfants, surtout s’ils font des études ! Mais quand on fait partie de la classe moyenne, comme d’habitude, on a le droit à rien !

Alors avec nous, les choses changeront : les élèves issus des classes moyennes auront enfin accès aux bourses de scolarité, que ce soit pour l’université ou pour les grandes écoles.

Oui, nous devons aider nos étudiants. Vous êtes nombreux dans la salle, et je veux que nous vous applaudissions ! Depuis deux ans, vous êtes les grands sacrifiés de la politique d’Emmanuel Macron. Deux ans, loin de vos familles, deux ans loin de vos amis, si souvent contraints à la visio, derrière vos ordinateurs. Vous avez eu de quoi devenir fous… Vous avez 20 ans, et pour nombre d’entre vous, les galères ont déjà commencé : les difficultés à payer le loyer, à jongler entre l’université, l’IUT, la prépa, le BTS… et un petit boulot à côté, et parfois même à vous nourrir…

Vous êtes l’avenir de la France, et préparer l’avenir, c’est justement soutenir les familles, c’est soutenir toutes ces familles qui préparent la France de demain !

Aider les familles, ce n’est pas seulement aider les jeunes parents, c’est aussi penser aux anciens. Je pense notamment à ces retraités veufs et veuves qui vivent avec de misérables retraites et qui survivent difficilement avec l’aide de leurs enfants et de leurs petits-enfants.

Pour celles qui ont perdu leur mari, pour ceux qui ont perdu leur femme et qui doivent soudain vivre avec la moitié d’une retraite, nous augmenterons les pensions de réversion à 75 %, car je trouve qu’il n’est pas juste qu’à la douleur de la mort d’un être cher s’ajoute la crainte de la misère à venir. Au-delà de 70 ans, une femme sur deux vit seule, rendez-vous compte ! Sur les 4,4 millions de personnes qui sont titulaires d’une pension de réversion, 4 millions sont des femmes ! Il n’est pas juste que des femmes, se retrouvent dans la difficulté, alors qu’elles ont non seulement travaillé mais aussi voué leur vie à l’éducation de leurs enfants. Je mettrai fin à cette injustice !

Nous défendons la justice ! Et pour tous les Français, défendre la justice, c’est enfin revaloriser le travail. Car à la fin des fins, votre pouvoir d’achat, c’est le fruit de votre travail ! Quand on vous laisse vivre de votre travail, quand l’Etat cesse de vous prendre ce que vous avez gagné, quand votre patron peut vous rémunérer à la hauteur des efforts que vous avez fournis sans se demander si la moitié partira dans les caisses de l’État ! Car à la fin des fins, oui, votre pouvoir d’achat à la fin du mois, c’est celui que vous avez mérité pour 4 semaines d’efforts et parfois de sacrifices, pour 30 jours de rigueur et de sérieux !

Alors oui, nous voulons que le travail paye. Ce n’est que justice ! Oui, nous voulons que le travail paye mieux ! Mieux que les revenus de l’assistanat ! Ce n’est que justice ! Nous voulons qu’il paye tout de suite ! Et pas après je ne sais quel mécanisme de redistribution qui consiste à vous prendre l’argent que vous avez tout de suite, pour vous le rendre si vous cochez les bonnes cases !

Car pour nous, il n’y a pas de honte à vouloir bien gagner sa vie, à subvenir aux besoins de sa famille. Oui, « travailler plus pour gagner plus » était un excellent principe, et oui l’exonération de charges et la défiscalisation des heures supplémentaires était une excellente idée !

En abolissant cette mesure pleine de bon sens du quinquennat Sarkozy, la gauche et François Hollande ont donné un exemple typique des mauvais travers de la classe politique : supprimer ce que ses prédécesseurs ont fait de mieux, quitte à trahir les travailleurs français et jusqu’à ses propres électeurs. Nous, qui ne sommes pas comme ces politiciens, nous acceptons ce qui a été fait de bien avant nous ! Alors, nous rétablirons l’exonération totale de charges et la défiscalisation totale des heures supplémentaires, pour que les Français qui souhaitent travailler plus, gagnent plus ! Ils dépenseront plus, ils épargneront, investiront et profiteront davantage des fruits de leur travail !

Nous voulons aussi soutenir ces millions de Français qui prennent tous les matins leur voiture pour se rendre au travail. Je suis sûr que vous êtes nombreux à être concernés aujourd’hui, et vous serez d’accord avec moi. Pour vous, la voiture n’est pas un choix. La voiture est une obligation. Vous êtes ouvrier, vous êtes employée, vous travaillez dans un hôpital ou dans un supermarché, non, vous n’allez pas prendre votre vélo pour parcourir les kilomètres qui vous séparent de votre entreprise, de votre usine ou de votre atelier ! Depuis plusieurs semaines, le passage à la pompe à essence est de plus en plus douloureux. Des prix qui s’envolent. Des impôts, des taxes, des taxes sur les taxes. Et votre pouvoir d’achat qui disparaît.

Lorsque vous ne vivez pas dans une grande métropole, je veux pour vous les mêmes avantages que pour les travailleurs des grandes villes qui se déplacent dans les transports en commun. Car ceux qui prennent le bus ou le métro se font rembourser la moitié de leurs frais de déplacement par leur employeur. Mais rien pour les automobilistes, et c’est injuste ! Je veux rétablir l’égalité entre les urbains et les ruraux ! L’égalité entre les travailleurs des villes bénéficiant de services publics et les travailleurs des villes moins équipées !

Avec nous, les salariés qui n’ont pas de solution de transport en commun pourront se faire rembourser la moitié de leurs frais de carburant. C’est 40 euros de plus par mois pour le salarié que les patrons pourront déduire de leurs bénéfices imposables !

Oui, mes amis, nous voulons que le travail paye mieux ! Nous croyons au mérite et à l’effort ! Et c’est pour cela que nous voulons que chaque travailleur puisse bénéficier de la richesse qu’il a créée ! Et pour cela, nous voulons repenser notre manière de distribuer les fruits du travail. C’était le grand projet économique du général de Gaulle, celui qu’il a tenté de mettre en place jusqu’aux derniers mois de sa présidence.

Ce projet, c’était celui de la participation ! La participation, c’est faire bénéficier directement le salarié des succès de son entreprise ! La participation, c’est la défense du mérite ! Alors je veux que les salariés puissent toucher une prime de participation aux bénéfices de leur entreprise.

Quand l’année a été bonne, quand les objectifs ont été atteints et que les carnets de commandes sont pleins, je veux que les salariés en profitent.

Il n’y aura plus aucune condition pour débloquer sa prime de participation, quand on connaît les nombreuses contraintes qui empêchent aujourd’hui nos salariés d’en profiter ! Avec nous, tous les salariés français pourront toucher immédiatement cette prime sans payer d’impôts sur le revenu. Ils pourront dépenser cet argent sans être obligés de l’investir dans un plan d’épargne. Ils pourront enfin en profiter librement. Toutes les entreprises pourront verser cette prime sans aucune charge sociale. Pas de charge pour l’entreprise et pas d’impôts pour le salarié !

La participation, c’est un véritable moyen pour une entreprise de valoriser le travail de ses salariés ! C’est un moyen de fidéliser ses cadres, d’encourager ses employés, d’aligner les intérêts de toutes les parties de l’entreprise !

Et c’est cette philosophie économique qui doit nous inspirer ! Et pour les entreprises qui veulent rémunérer davantage leurs ouvriers, leurs ingénieurs, leurs cadres, leurs employés, je veux qu’elles puissent le faire sans être dissuadées par l’URSSAF, sans regretter que la moitié de ce qu’elles donnent aille financer on ne sait quelle dépense ! Oui, je l’ai dit et je le répète : les salaires nets sont trop bas pour les salariés, et oui les salaires bruts sont trop élevés pour les chefs d’entreprise ! Il nous faut trouver tous les moyens de résoudre cette équation : augmenter les revenus nets du salarié, sans faire exploser le salaire brut. Enrichir le travailleur, sans appauvrir l’entreprise.

Et pour cela, je vais vous annoncer une nouvelle mesure, mes amis.

C’est une mesure simple et pourtant c’est une révolution ! C’est une mesure qui va enfin permettre au travailleur de voir son travail valorisé !

C’est une mesure qui mettra fin aux scandales des salaires trop bas sur lesquels pèsent des charges trop lourdes.

Les impôts, les taxes, les Ursaff brident le travail, désespèrent les entrepreneurs et découragent les travailleurs.

Je propose donc « la Prime Zéro Charges », pour « zéro Ursaff pour augmenter votre revenu » : ainsi, tout patron pourra accorder une prime chaque année, sans aucune taxe, ni aucune charge, ni patronale, ni salariale. Cette prime pourra représenter jusqu’à 3 mois de salaire net. Un 13e, un 14e voire un 15e mois sans charges ! Voilà ce que je vous propose mes amis ! « Zéro taxe, zéro Ursaff pour toute prime augmentant le revenu des salariés ».

Tout patron pourra récompenser celui qui travaille, qui fait des efforts : et vous verrez, les salariés voudront travailler davantage pour recevoir cette nouvelle « Prime Zéro Charges ». C’est donc une mesure qui permettra de mieux récompenser le mérite et de lutter contre les arrêts maladies et l’absentéisme de complaisance qui coûtent jusqu’à 100 milliards d’euros chaque année !

Un chef d’entreprise pourra décider de verser à son salarié une prime exonérée de toute charge ! 3 000 euros de coût pour l’entreprise, 3 000 euros dans la poche du salarié ! Voilà comment on récompense le travail, le mérite et l’effort ! A vous, les chefs d’entreprises, voilà comment je vous permettrai d’augmenter les rémunérations ! À vous les cadres, les ouvriers, les employés, les salariés, voilà comment vous augmenterez votre pouvoir d’achat !

Je vous l’ai dit, je ne suis pas comme ces politiciens dogmatiques qui défont systématiquement ce que leurs prédécesseurs ont fait. Si la “prime Macron” sans charge ni impôts, votée pendant le Covid a été une bonne chose, alors pourquoi la limiter à ce point ? Pourquoi limiter cette prime à 1 000 euros pour la plupart des entreprises ?

Je ne veux plus que l’Urssaf dissuade les patrons d’augmenter les salaires ou de verser une prime. Comment valoriser le mérite, si lorsqu’un patron verse 5 000 euros de prime à un salarié qui a trimé toute l’année, il est obligé de payer 4 000 euros de charges sociales pour financer un modèle social obèse ouvert au monde entier ! Voilà ce qui empêche les salariés d’être payés davantage ! Voilà ce qui empêche de mieux valoriser le travail ! C’est cette folie à laquelle nous voulons mettre fin !

Pour des millions d’entrepreneurs et de patrons de petites et moyennes entreprises, pour des millions d’artisans, de commerçants, et même de grandes entreprises, je donne enfin la possibilité de récompenser un salarié sans être taxé davantage !

Oui, rendez-vous compte, nous allons enrichir le travailleur sans appauvrir l’entreprise. C’est une révolution économique, sociale, salariale inédite. C’est une immense mesure de justice sociale et fiscale !

Voilà ma vision de l’économie : je ne veux pas d’un Etat qui ne fait que taxer, imposer, réglementer, ponctionner, d’un Etat qui redistribue mal et dissuade les entrepreneurs. Je veux un État qui permette aux salariés de mieux profiter de la croissance de leur entreprise. C’est une question de mérite et c’est une question de justice !

Oui, il y a une urgence sociale dans notre pays, qui a pourtant les dépenses sociales les plus élevées du monde. Mais nous avons la solution. Je dirais même plus : nous sommes la solution ! Nous sommes la solution du mérite, du travail et de la justice.

Nous sommes la seule solution pour le véritable progrès social !

La reconquête que nous incarnons, c’est privilégier enfin nos compatriotes qui travaillent ! La reconquête que nous voulons, c’est garantir enfin la réussite à ceux qui travaillent dur, et combattre l’assistanat. La reconquête que nous défendons, c’est lutter contre le grand remplacement pour lutter contre le grand déclassement !  

Oui, le pouvoir d’achat fait partie des principales angoisses des Français, et il fait aussi partie des principaux piliers de notre programme. Et là encore, notre position est cohérente avec notre vision de la France !

Oui, nous voulons redonner envie d’y croire à tant de Français qui n’y croient plus, qui en ont assez de voir leur situation personnelle et celle leur pays décliner.

Oui, nous pensons que demain sera meilleur ! Oui, c’est possible, car impossible n’est pas français !

Oui, nous sommes convaincus que la France a un destin, que les Français ont un destin. Son peuple, qui est là depuis mille ans, et qui a envie d’être là encore mille ans.

Alors notre devoir, mes amis, c’est de préserver, de cultiver, de transmettre. Préserver notre héritage, cultiver notre art de vivre, transmettre cette civilisation.

Et pour cela, nous allons avoir besoin de nos entreprises, qu’elles soient prêtes à produire et à innover pour partir à la conquête du monde.

Nous allons avoir besoin de Français qui vivent bien de leur travail, et qui n’ont plus l’angoisse des fins de mois.

Nous voulons redevenir ce peuple solide, robuste, fier, et plein de confiance en lui, de confiance dans son travail, de confiance dans son génie.

Oui, je veux insuffler à la France cet esprit de reconquête ! Nous avons un pays à reconquérir ! Nous avons une économie à reconquérir !

Rien ni personne ne nous fera mépriser notre pays, son économie, ses travailleurs et le fruit de leurs efforts !

Rien ni personne ne nous fera oublier que nous sommes nés dans la prospérité, qu’elle a éclairé notre passé et qu’elle nous attend dans l’avenir !

Rien ni personne ne nous fera abandonner nos parents, nos enfants, nos envies, nos ambitions, nos projets !

Rien ni personne ne nous empêchera de vivre chez nous et pour nous !

Ils ne nous déclasseront pas !

Ils ne nous soumettront pas !

Ils ne nous remplaceront pas !

Il faudrait nous arracher le cœur, et ils n’y arriveront pas !

Parce que le courage, c’est nous !

Le panache, c’est nous !

Le drapeau qui flotte au vent de l’Histoire, c’est nous !

La nation qui ne baisse pas les yeux, c’est nous !

La terre qui refuse de se soumettre, c’est nous !

Le peuple fier qui n’a plus peur, c’est nous !

La Reconquête, c’est nous !

Vive notre intelligence, vive notre travail et vive notre grandeur, vive tous ceux que nous aimons, vive tout ce que nous créons, vive la République et, SURTOUT, vive la France !

Éric Zemmour