28 Mai 2022
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Le discours du Mont-Saint-Michel

Chers amis !

Nous avons bravé le froid, nous avons bravé la pluie, nous avons bravé le vent ! Nous avons bravé le politiquement correct et nous avons vaincu nos doutes pour nous retrouver ici, tous ensemble !

Comme je suis heureux, d’être enfin au pied du Mont-Saint-Michel ! Merci pour votre accueil, merci pour votre chaleur, nous en avons bien besoin !

Chers amis ! Quel temps ! Quelle nature ! Que serait cette région, maritime entre toutes, sans ses vents indomptables, ses pluies qui vous fouettent l’âme et ses vagues comme autant de défis lancés à l’esprit d’aventure ! Si l’on n’aime pas les intempéries, si l’on veut vivre dans un cocon, mieux vaut ne pas venir ici. Ici, je me sens libre. Et comme je suis venu vous parler de la puissance française face aux menaces de l’Histoire, cette atmosphère, indomptable, est le décor idéal pour mon propos.

Je voudrais, en cet instant, vous parler avec mon cœur et vous confier mon émotion : quand j’étais gosse et que j’admirais ce mont, qui est pour moi l’un des plus beaux endroits du monde, j’étais loin d’imaginer que je me retrouverais un jour devant vous, prenant la parole devant les Français, au pied du Rocher le plus célèbre de France. J’étais loin d’imaginer que vous répondriez tous présents à mon appel et que nous nous rassemblerions pour défendre la France ensemble.

Je suis heureux d’être ici, au Mont-Saint-Michel. Pas seulement parce que ce château de fées, planté dans la mer, ressurgit de mes songes d’enfance. Mais aussi et surtout en raison de la puissance du symbole que représente ce haut-lieu de notre mémoire nationale. Symbole inspirant de la magnificence, de la grâce française, le Mont-Saint-Michel, ce signe, en altitude, de la puissance, celle des vieilles nations pérennes. Ces nations qui enjambent les épreuves et qui se relèvent toujours plus fortes, qui se redressent, de siècles en siècles, grâce au « génie du renouveau » comme disait De Gaulle.

Quelle île, quel mont, quel joyau ! Les premiers chrétiens s’y sont installés il y a quinze siècles. En l’an 709, ils l’ont consacré à Saint Michel. Et précisons tout de suite que Saint Michel n’est pas n’importe quel saint.

Présent dans l’Ancien Testament comme dans le nouveau, il est le chef de l’armée céleste. C’est-à-dire : l’ange qui dirige l’armée des anges contre celle des démons, dans le combat que se livrent le Bien et le mal à travers les millénaires. C’est donc un ange supérieur et un ange militaire. Un leader, un protecteur et un berger. La première phrase de la prière à Saint Michel est : « Défendez-nous dans le combat. » Généralement représenté en armure, brandissant le glaive avec lequel il terrassera le diable, il est la représentation par excellence du combat spirituel.

Qu’est-ce que le combat spirituel, mes amis ? C’est la lutte sans merci que chaque âme doit mener contre tout ce qui veut la salir, la soumettre, la briser, lui faire perdre son intégrité et sa liberté. Chez les chrétiens, ce combat est le plus grand de tous. L’avenir du monde entier en dépend.

Je crois que les nations ont, elles aussi, un combat spirituel à mener. Chaque pays doit en effet défendre son âme, son identité, son indépendance. Alors, vous comprenez le choix de Saint Michel pour vous parler de la défense de notre pays !

La géopolitique n’a jamais été et ne sera jamais un long fleuve tranquille. Le monde n’a jamais été et ne sera jamais un jardin d’enfants où règne une paix universelle et définitive. L’Histoire s’écrit grâce au génie humain, mais  chacun de ses chapitres comprend son lot de conflits, de tensions, de peurs et, parfois, souvent, de guerres. Et le meilleur exemple est le vingtième siècle, qui fut à la fois le siècle des progrès les plus inouïs et celui des massacres les plus atroces.

Être Président de la République, c’est assumer pleinement, en conscience, cette nature risquée, tendue et inquiétante de l’Histoire humaine. Etre Président de la République, c’est savoir regarder le pire en face justement pour l’éviter. C’est refuser l’optimisme qui aveugle, et je dois vous dire que c’est aussi refuser le pessimisme qui immobilise. Alors, quand on est Président de la République, protéger son pays, c’est assurer la sécurité d’un peuple face à des dangers bien réels, des tyrannies prédatrices et des crises imprévisibles. Et notre République en sait quelque chose, elle dont la Constitution a été écrite par un militaire, un homme passé par l’épreuve du feu, et dont le destin national s’est forgé dans l’opposition à la barbarie nazie.

C’est pourquoi, aujourd’hui, en ce lieu, sous la supervision d’un ange qui est l’ennemi du mal, je veux vous parler de puissance. La puissance de la France, un pays qui ne peut en aucun cas se permettre d’être faible.

La France est un grand pays par l’Histoire, par l’ambition, par la culture et par le savoir-faire, par le rayonnement planétaire, mais elle est aussi un petit pays par la géographie. Songez que le territoire de la Russie est trente fois plus vaste que le nôtre, celui des États-Unis dix-huit fois, ceux de la Chine et de l’Australie quatorze fois, ceux de l’Inde et de l’Argentine cinq fois, et même celui de l’Algérie quatre fois. Pour qu’une nation aussi modeste en superficie redevienne une puissance mondiale influente, il faut que notre peuple ait la volonté d’être puissant, et qu’il développe un réel talent pour la conquête politique, civilisationnelle et culturelle.

Cette volonté et ce talent, nous sommes en train de les perdre. Certains disent même que nous les avons d’ores et déjà perdus, que notre passé glorieux n’est plus qu’un souvenir, et que, si nous voulons survivre, nous devons désormais nous réfugier dans les bras de l’Union Européenne, de l’Allemagne, de l’Otan, que sais-je encore. L’esprit de défaite est terriblement inventif, et il trouve toujours de nouveaux empereurs devant lequel mettre un genou en terre 

Voyez l’attitude d’Emmanuel Macron dans l’affaire de la vente des sous-marins nucléaires. À aucun moment, il n’a été à la hauteur de la situation. On l’a vu, tour à tour, roulé dans la farine par les États-Unis et par l’Australie, faussement indigné et réellement impuissant, incapable de réagir concrètement, incapable même de faire la moindre déclaration qui aurait marqué les esprits et montré la colère de la France, et, ce qui est sans doute le plus grave, il a ainsi laissé humilier nos militaires, nos ingénieurs, nos diplomates et, à travers eux, le peuple français tout entier. Sur ce dossier, il n’a jamais varié de sa ligne habituelle : afficher sa merveilleuse amitié avec Joe Biden comme il le fait avec tous les chefs d’État, sans exception, de Biden à Poutine en passant par le Pape François, Angela Merkel et Justin Trudeau. Macron veut être l'intime des grands de ce monde, sans jamais les affronter lorsqu’ils nous marchent dessus, au point de faire paraître la France minuscule.

Reconnaissons-lui au moins une certaine cohérence. La diplomatie macronienne est parfaitement conforme à sa politique intérieure : beaucoup de sourires, beaucoup de slogans, beaucoup d’optimisme, une autosatisfaction permanente et, à la fin du compte, le vide. Comme je le disais lors de mon discours de Villepinte : en 2017, la France a élu le néant et elle est tombée dedans. L’ennui est que cette vacuité, en géopolitique, a un nom : elle s’appelle la défaite.

Toute ma vie, j’ai combattu et toute ma vie, je combattrai cette vision de la France vassale, de la France valet, de la France marionnette. Toute ma vie je combattrai cette vision de la France complice de ceux qui veulent l’affaiblir, la faire plier, lui faire baisser le regard, lui faire perdre son indépendance, sa liberté, sa fierté et son insolence. Cette lutte que j’ai toujours menée par les mots, et que je veux désormais mener par les actes, est la clé essentielle de ma candidature à l’élection présidentielle.

Ma philosophie du rôle international de la France tient en une phrase : nous avons un devoir de puissance.

Oui, je parle de devoir. Nous le devons à notre Histoire, nous le devons aux Français, nous le devons à nos enfants et à nos petits-enfants.

En refusant de nous soumettre à un des deux blocs qui se partageaient le monde, et en nous dotant de l’arme nucléaire, le Général de Gaulle nous a confié une mission : garantir que, quoi qu’il arrive, quelles que soient les coups de théâtre géopolitiques et les tempêtes militaires autour de nous, notre peuple restera indépendant. Pas neutre, bien entendu. Nous avons des alliés et nous devrons peut-être, un jour, leur prêter assistance. Mais indépendants, c’est-à-dire : refusant absolument d’appartenir à qui que ce soit d’autre que nous-mêmes. Parce que c’est une question d’honneur, mais aussi et surtout parce que c’est une question de survie. 

Oui, de survie, chers amis, car si l’erreur économique nous ruine, l’erreur géopolitique et militaire nous tue. De ce que nous décidons aujourd’hui dépend entièrement notre attitude dans les prochains conflits. Nous dessinons aujourd’hui les victoires que nous remporterons bientôt, ou les débâcles que nous subirons si nous ne faisons rien. Un tacticien disait : « Si vous échouez à vous préparer, préparez-vous à échouer. » C’est un adage sévère, mais juste.

Je souhaite donc, en ce jour si important et devant le Mont-Saint-Michel, vous proposer une ligne stratégique pour notre pays. Je la baptiserai : le gaullisme de la Reconquête. C’est l’expression contemporaine de notre devoir de puissance.

Nous connaissons les principes directeurs du gaullisme du XXème siècle : l’indépendance à tout prix, la volonté d’imposer une vision française dans tous les débats du monde, et le pari magnifique de la dissuasion nucléaire française. Ces principes, je les conserverai intégralement, comme un trésor de la pensée française. Et j’en moderniserai les moyens d’application.

Car, sous le général de Gaulle, la France était prospère. Elle ne l’est plus. Je ferai tout pour qu’elle le redevienne. Sous le général de Gaulle, le rayonnement français était à l’offensive. Nous sommes désormais contraints de nous défendre de toutes parts, à l’intérieur, comme à l’extérieur.

Nous devons donc nous adapter : être lucides, raisonnables, concrets, et nous doter des vrais moyens de notre ambition. Les tirades grandiloquentes des Présidents de la République sur le monde qui attendrait la France comme le messie, sur notre capacité à régler tous les problèmes de la planète, sur notre rôle de donneurs de leçons universels, ne sont pas seulement obsolètes : elles nous font perdre du temps, de l’argent et de la respectabilité. Oui, mes chers amis, nos adversaires géopolitiques se moquent de nous quand nous trahissons nos intérêts pour faire la morale au monde entier. Parlez à nos soldats, demandez-leur ce qu’ils pensent du sens de certaines de leurs missions. Demandez-leur s’ils sont fiers d’être allés en Libye au prix de notre sécurité, au prix de la stabilité de la région, au prix de l’implantation de Daesh en Libye et au prix de millions de migrants qui ont déferlé sur l’Europe ! Est-ce cela une politique internationale digne de la France ? Oui, allez voir nos soldats, demandez-leur s’ils veulent mourir au bout du monde pour la notion de droits de l’homme. Tous vous répondront : « non, je me suis engagé pour mourir pour la France ! ».

Le gaullisme de la Reconquête consiste d’abord à concentrer nos forces pour nous relever ! Commençons par tenir debout, forts et fiers, invincibles sur notre terrain, et à dominer notre propre destin.

Je veux donc la grandeur, et je veux d’abord celle qui pense à la survie de la nation, bien avant de faire des effets de manche à la tribune de l’ONU.

Non, je ne pense pas que tous les pays se valent. Nous avons le droit en tant que citoyen, et j’ai le devoir en tant que candidat à la Présidence de la République, de penser que les intérêts des Français sont le but ultime de toute politique.  En tant que Président de la République, j’aurai le devoir de considérer que, sur la scène internationale, la puissance de la France est la chose la plus importante au monde. 

Et cette puissance, mes amis, nous l’obtiendrons d’abord grâce à notre armée et à notre diplomatie. 

L’armée, tout d’abord. Devant le Mont-Saint-Michel, qui est le saint patron de nos parachutistes, je veux rendre hommage à nos soldats, et à tous ceux qui sont morts pour la France. Je me souviendrai longtemps de la veille de Noël que j’ai passée avec notre armée à Abidjan. Je veux le dire avec des mots simples, et cette idée me blesse profondément : notre armée souffre. Elle souffre d’un manque d’hommes, d’un manque de moyens, de munitions, de chars, de drones, de frégates. Et surtout, elle souffre d’un manque de vision stratégique de la part du chef de l’Etat et d’un manque de considération de la part des politiciens professionnels. Nos soldats ne doivent pas être les variables d’ajustement d’une diplomatie inepte et d’une politique de sécurité intérieure aberrante.

L’inventaire est terrible. Chaque jour, sur le terrain, nos hommes sont dépendants des États-Unis, que ce soit pour le renseignement, pour débusquer des terroristes par satellite, dans la logistique ou pour acheminer le matériel nécessaire jusqu'aux zones de conflit. Pour bien comprendre notre situation, sachez qu’à lheure actuelle, en cas de conflit majeur face à un État puissant, nous serions à court de munitions en trois jours ! Trois jours ! Mais aucune guerre ne dure trois jours, mes amis ! Ce qui signifie, à ce jour, que nous sommes, purement et simplement, en position de perdre la prochaine guerre.

Les défaitistes vous diront : « Oh, tout va bien, il n’y a pas de grande guerre à l’horizon ! L’Europe nous assure la paix ! L’Amérique viendra nous sauver ! » Mais pas du tout ! L’Europe est un fantôme sur le plan militaire, l’Amérique de Donald Trump a eu l’intelligence de se replier sur ses bases au lieu de gesticuler aux quatre coins du monde. Mes amis, je vous le dis, nous ne sommes protégés par personne. Alors, nous devons nous protéger nous-mêmes de manière suffisante et autonome. Et soyez certains que l’Histoire sera aussi généreuse en coup du sort à l’avenir qu’elle l’a été par le passé. Notre devoir de puissance est aussi un devoir de prudence. 

Élu Président, je serai donc exigeant. Je veux que le ministère de la Défense puisse bénéficier d’un budget de 70 milliards deuros en 2030. Nous l’augmenterons donc de 3,6 milliards par an pour arriver à ce total qui n’est pas un luxe, mais un minimum vital. Je veux que notre armée de Terre puisse compter sur 100 000 hommes en 2027, je veux que notre armée de terre dispose de 300 avions de chasse en 2040. Je veux que notre marine puisse posséder deux porte-avions, vingt frégates et huit sous-marins nucléaires dattaque. Et pour financer un plan aussi ambitieux, je ferai des économies ailleurs. Est-ce normal que le gouvernement fasse des chèques cadeaux d'aide au développement de 140 millions d’euros à la Chine, la deuxième puissance du monde, pendant que nos soldats manquent de munitions pour nous défendre ? Mon quinquennat sera celui de la lutte impitoyable contre le gaspillage bureaucratique, j’en ferai une des missions essentielles de ma présidence, et cette réforme systémique durera cinq ans.

Renouer avec la puissance, mes amis, passera aussi par la diplomatie ! Elle doit être mise tout entière au service de nos intérêts. Le temps des fantasmes est terminé. Nous n’aiderons plus que des alliés indéfectibles, et si cette aide ne nuit pas à nos intérêts. Distribuer des chèques à toutes les nations du monde pour avoir l’air généreux, c’est du tourisme idéologique, c’est l’assurance de saccager le pouvoir d’achat des Français, et c’est transformer ces pays en assistés, donc les enfoncer dans une misère irréversible. Nous ne voulons pas plus d’assistanat chez nous que d’assistanat mondial ! La France n’est pas une ONG. La France n’est pas la banque de ceux qui n’ont pas de banques. Imaginez, mes chers amis, qu’en pleine crise du Covid, Emmanuel Macron a donné 140 millions d’Euros à la Chine sous prétexte de l’aider à se développer, oui, à se développer, alors qu’elle est aujourd’hui la deuxième puissance économique mondiale ! Et chaque année, la France verse 13,6 milliards d’euros d’aide publique au développement ! 13,6 milliards d’euros ! Et pourquoi ? Pour stabiliser les pays concernés et éviter que leurs ressortissants n’émigrent chez nous ? Si seulement ! C’est 13,6 milliards d’euros qui quittent notre pays chaque année. Une somme dont le contribuable français ne verra jamais les bénéfices alors qu’on lui prend chaque année cet argent sans lui demander son avis. Ce n’est pas cela une diplomatie efficace ! Ce n’est pas cela une diplomatie qui défend l’intérêt des Français !

Vous le voyez, mes amis, pour retrouver notre puissance, notre diplomatie doit être réorientée sur le plan stratégique. Depuis le général de Gaulle, nous avons vocation à rester libres ! Notre vocation, c’est de ne jamais être l’instrument d’un impérialisme, et ce mot d’ordre sera respecté à la lettre. Nous ne serons les obligés de personne, ni des Américains, ni de l’OTAN, ni des Russes, ni des Chinois, ni de l’Europe, ni même de l’ONU. Toutes nos décisions seront prises en fonction de nos intérêts, uniquement de nos intérêts, et dans le plus grand respect de notre indépendance. Alors, nous quitterons le commandement militaire intégré de l’OTAN. Oui, c’est un acte politique. Oui, c’est un message fort et clair : la France est une puissance d’équilibre à vocation universelle. La France est puissance militaire nucléaire et elle ne disparaitra pas. Alors, nous n’accepterons JAMAIS, JAMAIS, de céder notre siège au conseil de sécurité de l’ONU.

Nous protégerons notre industrie de défense pour défendre notre puissance ! Et nous protégerons notre puissance pour protéger notre industrie de défense : car nos partenaires commerciaux veulent acheter leurs armes et leurs matériels à une nation indépendante et pas à une nation vassalisée. Car si nous acheter des armes revient à acheter des armes aux Etats-Unis, alors ils les achèteront aux Etats-Unis.

Oui, nous protégerons toute notre industrie, je dirai même : nous relèverons notre industrie, notre technologie, et notre énergie ! Elles sont indissociables. Les trois sont les nerfs de notre puissance, les trois sont donc prioritaires, et elles doivent être pensées ensemble.

Oui, notre puissance se crée chaque jour dans nos usines, dans nos ateliers, dans nos laboratoires et dans nos entreprises. Oui, notre puissance se crée chaque jour grâce à l’intelligence des Français, grâce à leur inventivité et grâce à leur courage. Notre puissance existe grâce à nos ingénieurs, grâce à nos ouvriers, nos soldats, nos techniciens, nos chercheurs et nos créatifs ! 

Il nous faut protéger notre industrie de défense, sacrifiée par les politiciens sur lautel de la construction européenne et du couple franco-allemand. Il nous faut protéger nos brevets, nos savoirs-faire, notre expérience et les préserver du bradage et de l’espionnage industriel. Nous devons renégocier notre coopération avec lAllemagne ! Il n’est pas normal que des projets communs desservent à ce point nos intérêts ! Alors, nous tracerons une ligne rouge infranchissable : tous les programmes darmements européens de chars, davions et de canons du futur devront strictement respecter les intérêts français. Dans le cas contraire, les autres devront se passer de notre participation. 

Oui, en matière de défense, le rôle de l’Etat est de protéger notre industrie. Alors, j’imposerai que la commande publique bénéficie à nos armées. Je veux un Etat qui ne brade pas nos entreprises stratégiques, mais les protège des rachats étrangers. Je veux un ministère des armées et de lindustrie de défense”, qui comprend notre appareil militaire, et qui protège notre production industrielle et nos savoir-faire technologiques. C’est cela, mettre l’Etat au service de la puissance française.

Pour que nos entreprises soient à la pointe de l’innovation technologique, pour qu’elles puissent financer des politiques de recherche et de développement, elles auront besoin de dégager des marges. Vous le savez, un grand nombre de mesures de mon programme concerne la capacité de nos fleurons à gagner en puissance financière.

Oui, nous avons besoin que la France devienne une terre d’invention, un berceau de brevets, un havre pour les inventeurs. Notre pays bénéficiera d’un vivier de génies, et cela se ressentira chaque fois que nous devrons nous montrer plus vifs, plus réactifs et plus imaginatifs que nos adversaires. Cet élan militaire et technologique rejaillira sur notre dynamisme économique général. Notre prospérité nourrira notre sécurité, et notre sécurité nourrira notre prospérité. Quand une politique est cohérente, elle l’est intégralement.

Pour compléter ce tableau du devoir de puissance et du gaullisme de la Reconquête, nous devons également protéger notre énergie nucléaire. En saccageant notre parc de centrales, Emmanuel Macron a gravement entamé notre potentiel de défense. Avec moi, le nucléaire restera le pilier central de notre politique énergétique.

Quelques-uns d'entre vous connaissent la lettre que Bernanos écrivit à ses amis en 1942 : « Ne vous tourmentez donc pas, la France a inventé Jeanne d'Arc, elle a inventé Saint-Just, elle a inventé Clemenceau, elle n'a pas fini d'en inventer ! C'est son affaire ! » Oui, la volonté de se défendre et le devoir de puissance sont l’affaire de la France, votre affaire, notre affaire, mon affaire !

Oui, c’est notre affaire mes amis, de continuer de convaincre, de rassembler tous ceux qui aiment passionnément la France ! Il nous reste 50 jours mes chers amis ! Et je sais que partout en France, les militants de la Reconquête s’activent et commencent déjà à frapper à toutes les portes : continuez, 50 jours, c’est court, et la France nous regarde !

"Défendez-nous dans le combat !", demandent les catholiques à Saint      Michel. C'est aussi ce que les Français demandent à leur État quand survient le mauvais temps de l'Histoire. Je serai le Président d'un État qui répondra présent.

Oui, je serai le Président du devoir de puissance, le Président qui offrira à nos entreprises les meilleures conditions pour la conquête numérique, comme à nos armées les meilleurs conditions pour la défense du territoire, le Président de la France qui ne craint rien ni personne, qui suit sa voie avec fierté, et qui vivra en paix parce que son peuple veut la paix.

Rien ni personne ne nous fera abandonner notre devoir de puissance, d’indépendance et de liberté !

Rien ni personne ne nous fera reculer devant le danger, l’adversité et les orages de l’Histoire !

Il faudrait nous arracher le cœur et ils n’y arriveront pas !

Parce que l’esprit de conquête, c’est nous !

La France fière de son armée, c’est nous !

La défense de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous aimons, c’est nous !

La victoire, c’est nous ! 

La Reconquête, c’est nous !

Vive notre génie militaire, notre génie industriel et notre génie technologique, vive l’indépendance, vive la puissance, vive la souveraineté, vive la République, et surtout, vive la France !