28 Mai 2022
Réunion de soutien à Stanislas Rigault à Cheval-Blanc En savoir+
 

Le discours de Toulon

Bonjour, Toulon !

Bonjour, chers amis ! Merci !

Merci d’être si nombreux aujourd’hui !

Merci à Marion qui nous rejoint ! Marion, quelle intelligence, quel courage et quel symbole !

Ma chère Marion, nous nous connaissons depuis si longtemps, et j’ai toujours eu l’intuition qu’un jour, nous allions nous battre ensemble pour la France. Je ne savais pas quand, je ne savais pas comment, mais je savais que cela arriverait ! Et cela arrive aujourd’hui à Toulon !

Marion que toute la droite attendait, et c’est nous qui l’accueillons ! Marion que toute la France voulait entendre, et c’est ici qu’elle parle ! Marion que tous les patriotes aiment, et c’est nous qu’elle rejoint !

Car oui, Marion, tu es un symbole pour les Français et un symbole aussi pour toutes les femmes de France.
Tu fais partie de ces femmes, tellement françaises, qui ne baissent jamais les yeux !
Tu fais partie de ces femmes qui sont libres, qui sont fortes et qui se battent !
Tu fais partie de ces Françaises qui refusent la soumission de notre pays.
Tu fais partie de celles qui n’acceptent pas que la France ne soit plus la France !
Marion, tu es une Française libre, tu te bats pour une France libre, et je suis heureux de t’accueillir aujourd’hui à Toulon !

Réunir Marion Maréchal et Phillippe de Villiers, beaucoup en ont rêvé, nous l’avons fait.

Mon cher Philippe de Villiers, quel honneur de t’avoir à mes côtés depuis l’Arménie. Quel honneur, quelle fierté, et je dirais même, quel bonheur !

Mon cher Stéphane Ravier, merci à toi pour ces mots, merci pour ton courage, bravo pour la fidélité à tes convictions, toi qui sais si bien depuis Marseille ce que peut devenir le reste de la France si nous ne faisons rien. Merci pour ta joie de vivre et merci d’être ici, déjà un peu trop loin de Marseille à ton goût, c’est vrai, mais ici… dans ce Sud que tu aimes tant et que tu représentes si bien !

Merci mon cher Guillaume Peltier, merci pour tes mots ! Toi, le député de la France rurale que tu connais si bien et que tu aimes tant, toi l’ancien vice-président des Républicains qui a préféré la France à un parti moribond, toi le professeur d’Histoire passionné par la transmission et l’héritage ! Merci pour ton soutien, merci pour tout !

Merci Jérôme Rivière, merci à tous les autres ! Mes chers amis, chers membres de la Reconquête, chers Français ! Merci à tous !

Toulon ! Comme on se retrouve ! Quel plaisir de vous revoir ! Vous m’avez manqué ! Vous ne m’avez pas oublié, et je ne vous ai pas oubliés ! Merci d’être venus si nombreux, si fidèles, si joyeux, si toulonnais !  Merci du fond du cœur à Toulon pour le rôle si important qu’elle joue dans cette campagne !

Et quelle campagne, chers amis ! Quelle aventure ! Quelle histoire !

Je savais que nous serions en permanence bousculés, pris pour cible, surpris par l’Histoire. Je dois vous avouer que je ne suis pas étonné. C’est mon caractère depuis 30 ans de combattre et de vous protéger dans l’adversité. C’est notre tempérament, à nous, militants de la Reconquête d’accepter les sursauts de l’Histoire, car c’est là que nous montrons notre vraie valeur ! Car nous savons, mes chers amis, que même quand les vents sont capricieux, le cap est le bon !

Et ce matin, j’étais à Notre-Dame du Cap Falcon, cette petite chapelle magnifique, construite tout près d’ici. Cette chapelle érigée en hommage aux pieds-noirs enterrés en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Quelle résonance pour moi ! Comment ne pas repenser à mes ancêtres qui ont eux aussi vécu de l’autre côté de la méditerranée, juste en face d’ici, et qui sont arrivés ici, en France, le pays qui leur a tout donné. Les pieds-noirs ont été les premiers à comprendre, à deviner et à pressentir au fond d’eux-mêmes, ce qui se jouerait un jour, des années plus tard, sur notre sol. J’ai longuement discuté avec certains d’entre eux ce matin. Leur émotion est encore vive. Ils ont fui cette terre qu’ils aimaient tant pour arriver ici. Ils ont tout perdu, leurs biens, leurs maisons, parfois leurs familles. Ils ont vécu l’enfer, ils ont été déracinés, ils ont vécu dans la nostalgie. Aujourd’hui, ils n’ont qu’un seul souhait, qu’un seul espoir. Ils prient chaque jour pour que leurs enfants ne connaissent pas un jour le malheur qu’ils ont connu eux-mêmes dans leur enfance. Je vous l’assure, mes chers compatriotes, je l’empêcherai ! Nous ne voulons pas plus de la guerre mondiale que de la guerre à l’intérieur de nos frontières ! Nous voulons la paix !

Depuis la dernière fois que je suis venu vous voir à Toulon, en septembre dernier, que de changements, que de coups de théâtre, que de renversements de situation ! Et surtout, que de victoires ! Grâce à vous ! Merci, mille fois merci mes amis.

Oui, que de victoires. En septembre dernier, nous étions 800 à Toulon. Aujourd’hui, nous sommes 8 000 mes amis !

Souvenez-vous ! En septembre dernier, je n’étais pas candidat, mais je venais déjà vous parler de la France. Je suis devenu candidat il y a trois mois ! Trois petits mois qui ont pourtant semblé une éternité, tant nous avons travaillé, tant nous avons donné d’espoir, tant nous avons rassemblé.

La rencontre de Toulon, vous souvenez-vous ? Le 17 septembre 2021. Le tout premier événement de ma tournée littéraire. C’était la Croisée des Chemins ! Vous avez eu droit aux premières pages du premier chapitre, vous avez aujourd’hui droit aux premières pages du Chapitre 3 ! Vous voyez, comme je vous aime !

Car nous nous retrouvons aujourd’hui pour le premier meeting du chapitre le plus important, le plus difficile et le plus beau, celui qui mène en ligne droite à la victoire.

Revenons sur notre deuxième chapitre, celui qui s’est ouvert à Villepinte et qui nous a offert les trois derniers mois inouïs que nous avons passés ensemble ! 

Trois mois pendant lesquels nous avons mis sur pied, tous ensemble, les meetings les plus fervents de la campagne !

Trois mois pendant lesquels je vous ai livré ma vision de la France, mes propositions pour nos enfants, nos petits enfants, mes solutions pour que la France que nous chérissons reste la France !

Trois mois pendant lesquels vous avez pris position sur tous les marchés de France, pendant lesquels nos affiches ont décoré les panneaux de toutes nos villes et de tous nos villages. Trois mois pendant lesquels vous avez tracté, convaincu et rassemblé !

Nous avons réuni un nombre de militants qui fait l’envie de partis installés depuis des décennies ! Plus de cent treize mille en trois mois ! Jamais dans l’histoire de la Vème république, un mouvement politique n’a grandi aussi vite ! Un record en un temps record !

Trois mois pendant lesquels nous avons rassemblé toutes les droites, les abstentionnistes et ceux qui n’avaient jamais voté. Trois mois pendant lesquels les patriotes sincères des Républicains et du Rassemblement national nous ont rejoints et je rends hommage à Marion, à Philippe, à Guillaume, à Jérôme, à Stéphane, à Laurence, à Sebastien et à tous les autres. Trois mois qui ont prouvé à la France que nous n’étions pas seuls, que nous étions portés par un courant profond !

C’est un signe, mes amis ! Un signe que nous avons touché juste. Un signe que nous avons parlé au coeur des Français, aux profondeurs de la France !

Un signe qu’il manquait à notre pays une force politique pour offrir à des millions de Français un cadeau inestimable : le cadeau de ne plus avoir honte de penser ce qu’ils pensent. Le cadeau de voir leurs idées enfin pouvoir gagner !

Comme la vie politique a changé, depuis notre dernière rencontre à Toulon ! Et savez-vous pourquoi elle a tant changé ? Parce que nous avons surgi. Nous avons bouleversé les règles du jeu. Nous avons replacé la nation et sa survie au centre du débat. Nous l’avons fait avec constance et nous y avons mis toute notre énergie.

Cette énergie qui a guidé toute ma vie, depuis que l’école de la République m’a donné le mode d’emploi. Ce mode d’emploi, c’est le mérite. Le travail. La constance. Le courage dans l’effort. L’intelligence dans l’ambition. Je suis venu d’en bas, mon grand-père était cordonnier, mon père ambulancier. Chaque Euro que j’ai gagné, je l’ai mérité. Et je veux un pays où il sera possible de s’enrichir parce qu’on est honnête et travailleur. Les Français ont droit à la prospérité. Je veux un État économe et une France qui gagne bien sa vie : inversons enfin la vapeur !

Souvenez-vous, chers amis, que je ne suis entré dans le jeu politique que depuis trois mois, quand mes compétiteurs y vivent d’argent public depuis des décennies ! Marine Le Pen a pris sa carte au Front National à sa naissance. Jean-Luc Mélenchon est devenu trotskiste à l’adolescence. Valérie Pécresse joue à la politicienne depuis la maternelle. Même Emmanuel Macron est entré au Parti socialiste en 2008, il y a 14 ans.

Nous, en trois mois, nous avons créé un des plus grands partis de France, nous avons vécu ensemble des meetings qui rendent jaloux tous les autres, nous avons recueilli plus de 720 parrainages, nous avons imposé nos thèmes à tous les candidats, et surtout, surtout, nous avons défendu la France comme plus personne ne la défend ! Eux, où étaient-ils, après trois mois de vie politique ? Qu’avaient-ils réalisé ? Quel élan, quel espoir, quel mouvement de fond avaient-ils soulevé ? Combien avaient-ils de sympathisants ? Combien de Françaises et de Français comptaient sur eux ?

Mes amis, je ne le dis pas pour vous flatter : nous sommes l’évènement de cette campagne présidentielle ! Nous sommes les favoris des Français qui n’en peuvent plus de la politique, qui ont été trahis, et ils sont majoritaires ! Nous sommes les favoris des patriotes qui n’en peuvent plus de perdre, et ils sont une majorité ! Nous sommes les favoris des Français qui ne veulent ni être remplacés, ni être déclassés, ni soumis, ni terrorisés, ni censurés ! Nous sommes le camp de l’espoir, de la paix et de la puissance !

Depuis Villepinte, ces trois derniers mois, nous avons vécu tant de choses : beaucoup de succès, et donc beaucoup d’adversité. On nous a traités de tous les noms, on nous a accusés de jouer sur les peurs, de cliver, de diviser, de provoquer, de scandaliser, d’indigner, et j’en passe. Se déclarer anti-Zemmour est devenu un programme, un business, un positionnement pour tous ceux qui n’ont rien à dire, rien à proposer, rien d’intéressant, rien de nouveau. Ils ne nous attaquent jamais sur nos constats ou nos propositions. Ils ne nous attaquent que sur des polémiques qu’ils créent de toutes pièces, car ils savent que le peuple pense comme nous. On nous a menacés, on a tronqué nos déclarations, on a tenté de nous censurer, de nous intimider, de nous faire reculer et de nous faire baisser les yeux. Mais il faudrait nous arracher le cœur, et il n’y arriveront pas !

Nous avons encaissé les coups. Nous sommes toujours debout, avec la certitude renouvelée que le combat que nous menons est le bon. Alors nous allons continuer ! Envers et contre tout.

La semaine dernière, est survenue la guerre. Cette guerre nous démontre chaque jour, chaque minute, que nous ne sommes pas sortis de l’Histoire. Que l’Histoire est bel et bien tragique, et qu’elle nous réserve encore peut-être le même lot de drames qu’elle a réservé à nos ancêtres.

Cette guerre nous rappelle aussi que nous avons un devoir de puissance, et que ce devoir est le plus important de tous, parce qu’il  défend  notre souveraineté, notre indépendance, notre sécurité, notre liberté, notre prospérité et notre identité. Nous avons un devoir de puissance qui nous a été légué par notre glorieuse histoire, renforcé par le Général de Gaulle, et sur lequel repose notre avenir. Nous avons un devoir de puissance, pour la sécurité de nos enfants. Nous avons un devoir de puissance, et il n’est pas négociable.

Oui, il y a la guerre à nos portes, et si, Dieu nous en préserve, la France était en guerre, nous n’aurions que trois jours de munitions devant nous. Trois jours ! Mais aucune guerre ne dure trois jours ! Je l’ai dit au Mont-Saint-Michel. Oui, il y a la guerre à l’est de l’Europe, et seulement 6% de nos dépenses publiques sont consacrés à notre sécurité intérieure et extérieure. Six pour cent ! Voilà où nous en sommes. Voilà dans quel état nous sommes face à l’orage de l’Histoire. C’est une honte. Je veux la prudence, la confiance et la paix.

Je le répète depuis des années. Nous avons un devoir de puissance et pour cela nous devons massivement augmenter notre budget militaire pour permettre à la France d’être respectée et entendue. Je le dis depuis plusieurs mois : je porterai le budget annuel de notre armée à 70 milliards d’euros d’ici 2030.

Il y a encore quelques jours, la gauche et les médias riaient de cette proposition. Aujourd’hui, c’est toute l’Europe qui se réarme à grande vitesse. Mêmes les Allemands. Emmanuel Macron viendra à ma proposition pendant sa campagne, comme souvent. Nous avons perdu du temps, voilà la réalité !

Souvenez-vous ! En 2017, l’un des premiers scandales du quinquennat d’Emmanuel Macron a été dû à la faiblesse du budget qu’il accordait à notre armée. Il a provoqué le départ du Chef d’État major des armées, Pierre de Villiers ! Que de temps perdu pour nos investissements ! Comme sur le nucléaire, en matière militaire, Emmanuel Macron nous a offert encore un quinquennat pour rien.

Si la France n’arrive pas à négocier la paix, c’est qu’elle n’impose plus le respect, et si elle n’impose plus le respect, c’est parce que tous les gouvernements, y compris celui d’Emmanuel Macron, ont réduit comme peau de chagrin notre appareil de défense, voilà la réalité !

Voilà pourquoi nous voulons la puissance : parce que nous voulons que la France reste la France, même quand les plus grands dangers la guettent. Surtout quand les plus grands dangers la guettent.

Je veux aussi la prudence parce que je ne veux pas qu’un Ministre d’État se permette de déclarer la guerre économique totale aux Russes, pour finalement se raviser une heure plus tard. C’est une faute extrêmement grave qui ridiculise la France et met en danger les Français. Aucune autre grande puissance, confrontée à l’aventurisme russe, ne s’est permise de jouer ainsi avec le feu.

Alors je veux un gouvernement qui protège son peuple, mes amis, pas un gouvernement qui nous expose tous. Je veux un gouvernement qui ne joue pas avec le feu, car la Russie est une puissance nucléaire et car les Russes sont capables de tout, comme l’a montré leur histoire. Souvenez-vous mes amis, quand Napoléon mène la guerre à la Russie, les Russes vont jusqu’à brûler Moscou, leur propre ville, pour ne pas céder ! Alors oui, nous voulons le rapport de force qui mène à la paix, mais non, nous ne voulons pas l’escalade qui nous menacerait tous. En plus du devoir de puissance, le gouvernement a un devoir de prudence !

Je veux la confiance parce que je veux que nous puissions compter sur nos propres forces sans remettre notre destin dans les mains d’un pays étranger, d’un dirigeant étranger, de qui que ce soit d’autre que nous-mêmes. Le Général de Gaulle nous l’a appris : toute défense doit être nationale ! Nous avons toujours eu des alliés, certes. Nous avons toujours voulu des alliances, certes, et nous en aurons toujours. Mais nous n’avons jamais voulu et ne voudrons jamais être inféodés ni à la Russie, ni à la Chine, ni aux États-Unis, ni à personne. Nous sommes ce peuple insolent qui dit aux autres peuples : je protégerai mon indépendance, je protégerai ma puissance.

Et je veux la paix parce que rien n’est plus beau qu’une nation qui peut, en toute tranquillité, consacrer ses efforts à être prospère, à faire en sorte que chacun vive de son travail, à sortir de la pauvreté ceux qui en souffrent, à élever ses enfants, à protéger ses aînés, à soigner ses malades.

La guerre, mes amis. L’Ukraine, donc. J’en ai beaucoup parlé ces derniers jours car cette terrible guerre touche notre continent et nous touche tous.

Je ne l’évoquerai aujourd’hui que pour dire : non, je ne suis pas du camp de Poutine, parce que je ne suis d’aucun camp autre que la France. Mon camp, c’est la France, on me le reproche assez comme ça !

Comme presque tout le monde, comme les experts militaires et les diplomates, comme les politiciens et comme le gouvernement, je n’avais pas vu cette guerre venir. Je l’admets bien volontiers… mais voilà, chers amis : je suis le seul à le faire ! Je suis le seul à l’admettre ! Quand les politiciens professionnels et Emmanuel Macron lui même, quelques jours avant le début du conflit, nous promettaient que cela allait se régler avec Biden et lui.  Malheureusement, rien ne s’est passé comme prévu. Maintenant ils feignent tous d’avoir vu la guerre venir. Je suis le seul à dire que personne n’a vu la guerre venir.  

L’hypocrisie est générale et je ne veux pas y participer. Que je sois aujourd’hui pris pour cible en dit long sur le cynisme de mes accusateurs. Oui, je suis le seul à dire que Poutine a pris le monde entier par surprise. Et savez-vous pourquoi je suis le seul ? Parce que je ne suis pas un politicien professionnel.

Les politiciens me reprochent la position que j’ai tenue vis-à-vis des réfugiés ukrainiens. Ils la déforment, il la caricaturent, puis il me la reprochent. Mais je vais vous dire la vérité, chers amis : les politiciens professionnels ne défendent pas plus le peuple ukrainien qu’ils n’ont défendu le peuple français. En vérité, ils ne s’intéressent pas à ce que veulent vraiment les réfugiés ukrainiens. Moi si.

Quelle est la position que j’ai défendue ?

Je répète depuis la semaine dernière que presque toutes les pauvres femmes et les pauvres enfants ukrainiens que nous voyons sur nos écrans et qui nous déchirent le cœur veulent absolument se réfugier près de chez eux, aux portes de leur pays, près de leur père, de leurs fils et de leur mari qui continuent de se battre. Pour la plupart, ils veulent donc aller en Pologne, en Hongrie et en Roumanie, comme toutes les sources officielles nous le montrent désormais et comme les journalistes sur place nous le racontent.

La plupart des Ukrainiens ne veulent pas devenir des migrants à 2000 kilomètres de chez eux. Ce sont de vrais réfugiés de guerre. Ils ne veulent pas du déracinement. Ils ne veulent pas aller à l’autre bout du continent. Que nous dit Gérald Darmanin ? Qu’il y a aujourd’hui moins d’une centaine d’Ukrainiens arrivés en France. Que nous disent les Polonais ? Qu’ils ont, eux, déjà accueilli 500 000 déplacés. Que nous disent la plupart des Ukrainiens eux-mêmes ? Il faut les écouter d’abord. Ils disent qu’ils veulent être en sécurité, près de leur pays, et uniquement le temps que la guerre finisse, car ils aiment leur pays et ne veulent pas laisser leur terre aux Russes. 

Oui, mes amis, il faut les aider, cent fois oui ! Mais pour bien faire, il faut aider les Ukrainiens selon leurs besoins et non selon nos désirs. Leurs besoins, aujourd’hui, c’est d’être proche de l’Ukraine, proche de leur père qui se bat. Leur besoin, c’est de retourner au pays dès la fin de la guerre. Et pour être proche de leur pays, ils ont besoin de l’aide des Polonais, des Hongrois, des Slovaques et des Roumains, qui sont en première ligne. C’est bien logique, et si l’Italie était en guerre, il va de soi que la France serait le premier pays à accueillir ses voisins italiens !

La Pologne se dit capable d’accueillir dignement un million d’immigrés ukrainiens supplémentaires si elle était aidée. Alors qu’attendons-nous pour l’aider ? Qu’attend la France pour envoyer notre soutien logistique, financier et médical en Pologne ? Qu’attendons-nous pour lever les sanctions de l’Union Européenne contre la Pologne ? Qu’attendons-nous pour arrêter de stigmatiser la Hongrie qui prend toute sa part dans l’accueil des Ukrainiens ?

Nous avons le devoir d’aider en urgence ces pays à accueillir les Ukrainiens, parce que les Ukrainiens sont de vrais réfugiés, qui fuient la guerre, parce que nous nous sentons proches d’eux, parce qu’ils sont européens, parce qu’ils sont chrétiens. Nous avons le devoir de garantir un corridor humanitaire, le devoir d’envoyer à ces pays la nourriture, les tentes, les équipements de survie et l’argent nécessaires à leur protection ! Et je sais que de nombreux Français se mobilisent pour cela, et je les trouve admirables.

Reprenons les choses dans l’ordre, mes amis, parce que je sais que ma position, une fois déformée et caricaturée, a pu interroger :

-       D’abord, l’immense majorité des Ukrainiens veut aller dans les pays voisins de l’Ukraine, alors le principe, c’est d’aider ces pays et de ne pas chercher à déraciner des patriotes Ukrainiens pour les faire venir en France, alors qu’ils préféreraient être en Pologne.

-       Ensuite, il ne faut pas laisser la Pologne et les autres pays voisins seuls dans l’aide humanitaire, car sans notre aide ils ne pourront plus accueillir dignement les déplacés, et cela, personne ne le dit !

-       Enfin, pour ceux des Ukrainiens qui PREFERENT venir en France, par exemple parce qu’ils y ont des attaches, parce qu’ils y ont de la famille, parce qu’ils sont francophones alors il faut les accueillir le temps que les bombardements cessent et, comme je l’ai dit mercredi soir sur Cnews, uniquement dans les communes qui ont les moyens de les accueillir et la volonté de les recevoir dignement. Je sais que de nombreux maires de France, notamment parmi mes soutiens, s’organisent déjà pour en recevoir. Je les salue et je les félicite ! Je l’ai dit et je le répète : leur générosité fait honneur à la France. Car, oui, les Français font la différence entre des migrants venant pour des raisons économiques et des déplacés de guerre venant de la civilisation chrétienne et européenne !

C’est cela être à la fois généreux et rationnels ! Je dis souvent que le coeur d’un homme d’Etat doit être dans sa tête. Eh bien ce choix-là, c’est le coeur qui me le dicte autant que la raison. Cela aussi, je suis le seul à le dire. Pour nous, la souffrance du peuple Ukrainien n’est pas un enjeu électoral. Nous voulons agir et agir vraiment, et pas uniquement faire de la communication !

Il y a un autre sujet sur lequel la communication ne suffit plus, sur lesquels les actes sont maintenant attendus. Depuis des mois, et en particulier depuis la guerre, trop de nos compatriotes me disent dépenser parfois plus de 300 euros par mois uniquement pour se déplacer, pour aller travailler, pour rendre visite à leurs parents. Imaginez la détresse de ce travailleur, qui part tous les jours à l’usine pour gagner un argent qu’il verra dilapidé à la pompe à essence. Imaginez ce désarroi quand on doit payer pour aller travailler. Vous le savez, je propose depuis des mois que le patron rembourse la moitié des frais kilométriques de ses salariés, sur le modèle du remboursement de la carte Navigo. Cette mesure est plus que jamais d’actualité.

Mais l’actualité rend le sujet encore plus préoccupant. Ici à Toulon, comme partout en France, vous voyez cette envolée des prix de l’essence : 1 euro 90 à La Garde et déjà plus de 2 euros sur le port. Jusqu’à quand ?! Jusqu’à combien ?

Faut-il que vous payiez votre plein d’essence 5 euros le litre pour qu’Emmanuel Macron s’intéresse un jour à vos difficultés de tous les jours ?

Faut-il que toute l’économie française soit ralentie par cette inflation hors de contrôle, pour que l’Etat agisse enfin contre l’envolée du prix à la pompe ?

Faut-il qu’encore plus de Français ne se chauffent plus, ne se déplacent plus ou ne mangent plus à leur faim, pour que le gouvernement prenne la mesure du drame qui est en train de se jouer ?

Alors que la menace d’un troisième choc pétrolier plane sur l’économie mondiale, l’Etat doit garantir à chaque Français un prix décent. C’est pourquoi, face à l’envolée des prix à la pompe causée par la crise en Ukraine, je bloquerais les prix des carburants à son niveau d’avant-crise, soit 1,8 euro par litre, le temps nécessaire à la mise en oeuvre d’un cessez-le-feu. Aucun Français ne doit avoir à subir cela. Les Français doivent être protégés des conséquences de cette guerre.

Oui, il est nécessaire de bloquer les prix à la pompe maintenant. Nous ne pouvons pas laisser des millions de Français brûler leurs économies pour simplement pouvoir se déplacer, aller travailler. L'État doit vous protéger.

Vous protéger, c’est aussi protéger votre pouvoir d’achat, votre capital, votre patrimoine et votre dignité. Je serai le Président qui protège les Français. Car ma priorité, c'est vous.

Et c’est parce que vous êtes ma priorité que je me suis engagé dans cette campagne présidentielle. Cette campagne présidentielle qui engage bien plus que les cinq prochaines années de notre pays, qui engage le destin de notre pays.

Mais pour certains, cette élection cruciale semble finie avant même d’avoir commencé. Comment ne pas repenser à Philippe Séguin ? En 1995, les plus anciens s’en souviennent, tout le monde annonçait l’élection d’Edouard Balladur. Certains allaient même jusqu’à dire qu’il serait élu au premier tour, que les autres candidats devaient se retirer, que Balladur pouvait “enjamber l’élection”… Cela ne vous rappelle rien ? Et pourtant, et pourtant… Balladur a perdu.

Alors aujourd’hui, comme hier, certains sont tentés de vous dire : “Circulez, il n’y a rien à voir ! Le vainqueur a déjà été désigné, vous n’avez même plus besoin de l’élire, c’est comme s’il était déjà élu !”.

Ne les écoutez pas ! C’est vous qui déciderez du sort de notre pays ! Nous sommes un peuple fier, qui déteste qu’on lui dicte ses choix, qui déteste qu’on lui dise que tout est joué d’avance alors qu’il ne s’est pas encore exprimé.

L’élection présidentielle est le cœur battant de notre démocratie. Ce qui se joue, c’est l’état de la France aujourd’hui, c’est l’état de la France dans 5 ans, dans 10 ans, dans 50 ans. Nous ne pouvons pas engager la France pour les prochaines années sans une vraie campagne. La Français veulent le débat et la France mérite cette campagne.

Oui, mes amis, dans une campagne présidentielle on ne peut pas se cacher. On ne peut pas se dérober. On ne peut pas refuser le débat et la confrontation des idées. Le Président ne peut occulter son bilan après 5 ans au pouvoir. Les Français ont le droit de choisir leur destin en connaissance de cause.

On veut nous faire croire que tout est joué d’avance. On veut nous faire croire que tout est déjà choisi, que Vladimir Poutine va décider de cette élection et de l’avenir de notre pays. Les Français ne laisseront personne décider à leur place, ni les sondages, ni les commentateurs, ni les journalistes, ni le Président et son gouvernement. Non, rien n'est joué, car nous sommes un peuple libre. Un peuple qui veut choisir son destin, un peuple qui a de la mémoire et qui se souvient de tout ce que lui a fait subir Emmanuel Macron ces 5 dernières années.

Alors il nous faut parler de la candidature d’Emmanuel Macron. Du quinquennat de Macron. Du bilan de Macron.

Avez-vous lu la lettre aux Français d’Emmanuel Macron ? On ne pouvait pas faire plus froid et plus ennuyeux, mais au milieu de cet ennui, on retrouve tout de même une définition édifiante de ce qu’est Emmanuel Macron. Écoutez bien.

Dans sa lettre aux Français, Emmanuel Macron nous dit : « L’enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance. »

Lors de mon discours de Villepinte, j’avais dit que personne ne savait ce que pense Macron. Eh bien, désormais, grâce à cette phrase de sa lettre aux Français, nous savons ce qu’il pense. Nous  savons ce qu’il est. En écrivant cette phrase, Emmanuel Macron montre qu'il n'a aucun sens de la continuité. Au fond de lui, il est convaincu que demain est la destruction d'aujourd'hui, et qu'aujourd'hui est la destruction d'hier. Nous avons enfin sa définition d’une France En Marche ! C’est une France où nous avons le devoir de remplacer la France de nos parents, une France où nos petits-enfants devront remplacer à leur tour la France de nos enfants. Et ainsi de suite. Il ne croit ni à l'Histoire, ni à la transmission, ni à l'héritage, ni à l'identité. Il vit dans un monde sans parents ni enfants. Ce n’est pas notre monde !

C’est justement parce que nous aimons nos enfants et nos petits enfants que nous voulons leur léguer ce que la France de notre enfance avait de meilleur : la tranquillité, la prospérité, la douceur de vivre, une école excellente, une culture brillante, une nation respectée, et tant d’autres trésors.

Emmanuel Macron ferme les yeux sur vos craintes, il veut occulter votre quotidien parce que votre quotidien démontre qu'il a fait un quinquennat pour rien.

Emmanuel Macron n’a rien fait :

  • Il a laissé 2 millions d’étrangers entrer sur notre sol pendant son quinquennat alors que nous avons des millions de compatriotes qui ont du mal à joindre les deux bouts, qui ont du mal à se loger, qui ont du mal à se soigner.
  • Il a laissé l’islamisation de nos quartiers remplacer un peu plus nos mœurs et nos coutumes et détruire un peu plus les libertés des femmes françaises.
  • Il a laissé nos jeunes vivre dans la peur de se faire agresser par la racaille, la peur de prendre un coup de couteau dans le métro au moindre regard, parce qu’ils ne sont pas au bon endroit au bon moment. Emmanuel Macron tolère qu'il y ait chaque jour 130 attaques au couteau dans notre pays. 1800 agressions par jour !
  • Il a laissé nos aînés vivre dans l’angoisse de se faire cambrioler, de se voir dérober parfois les souvenirs d’une vie. Il y a un cambriolage toutes les 90 secondes dans notre pays. Imaginez, pendant ce meeting, ce sont 80 familles françaises qui ont vu leur maison saccagée…
  • Emmanuel Macron a laissé des professeurs se faire insulter, tabasser par des élèves mineurs ou pire par des parents d’élèves en désaccord avec tel ou tel enseignement de notre histoire.
  • Il a laissé nos policiers se faire tirer dessus par les caïds de la drogue. Il a laissé des délinquants sortir de de prison avant la fin de leur peine, à cause du Covid. Combien de ces délinquants vont-ils récidiver, agresser, voler, violer, tuer de nouveau ?
  • Emmanuel Macron n’a rien fait pour ceux qui se lèvent tôt, pour ceux qui travaillent, pour ceux qui payent toujours plus d'impôts, de charges et de taxes sans jamais se plaindre.
  • Emmanuel Macron a fermé leur entreprise, leur commerce parce qu’il n’était soi-disant pas essentiel, leur atelier, leur usine…
  • Emmanuel Macron n’a rien fait pour protéger les retraites de nos aînés : il est le seul Président depuis 20 ans à n’avoir pas fait de réforme des retraites.

Je pourrai continuer longtemps, mais dans la France imaginaire d’Emmanuel Macron tout cela n’existe pas. Il n’a rien vu, rien entendu ! Il n’est pas au courant !

Parce que les enclaves islamisées, c’est lui !
L’ensauvagement de la société, c’est lui !
Les femmes qui ont peur de prendre le métro le soir, c’est lui !
Le mépris de la culture française, c’est lui !
La dette qui explose, c’est lui !
La violence dans nos rues, c’est lui !
La division des Français, c’est lui !
Le mépris des Gilets Jaunes, c’est lui !
Le grand déclassement, c’est lui !
Le grand remplacement, c’est lui !

Oui, c’est lui, mes chers compatriotes, et une grande majorité de Français le sait. Alors ne les croyez pas lorsqu’ils vous diront qu’il est déjà réélu. Si les Français ne le veulent pas, il ne PEUT PAS être réélu. Cela a un nom : cela s’appelle la démocratie.

C’est pourquoi je veux parler solennellement à tous les Francais, que vous soyez ou non d’accord avec moi, que vous vous apprêtiez ou non à voter pour moi : ne vous laissez pas voler cette élection, imposez le débat à ceux qui le refusent, à ceux qui se cachent, à ceux qui se taisent.

Ne vous laissez pas priver de parole,

C’est le troisième chapitre de notre campagne qui s’ouvre aujourd’hui,

Osez dire ce que vous voulez pour votre pays, pour votre famille ! 

Le destin de notre pays dépend de vous. J’ai besoin de vous !

La France a besoin de vous !

Ne vous laissez pas impressionner ! Ils veulent vous faire taire mais il n’y arriveront pas !

Mes amis, il nous reste 34 jours !
34 jours pour débattre !
34 jours pour convaincre !
34 jours pour dire au monde quelle France nous voulons !
34 jours pour faire que la France reste la France !
34 jours pour faire mentir tous les journalistes et tous les sondeurs !
34 jours pour écrire les plus belles pages de l’histoire de France !

Bientôt, dans 34 jours, mes chers compatriotes, ce sera le jour du premier tour, et vous serez dans l’isoloir. Alors, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire de France. Vous aurez ce jour-là le pouvoir de faire que la France reste la France. Vous aurez le pouvoir de choisir la sécurité pour vos enfants, la prospérité pour vous, la tranquillité pour vos parents.

Alors mes chers compatriotes, puisqu’il ne nous reste que 34 petits jours, je vais vous lancer une invitation : je vous invite tous, bientôt, à la fin du mois, à Paris pour le plus grand meeting de la campagne présidentielle.

Ah, si vous aimez les très grands moments, ceux qu’on n’oublie jamais, ceux qui marquent la mémoire d’un pays, vous allez être servis !

J’invite tous nos amis, tous nos militants, tous nos sympathisants et tous les curieux, à converger vers la capitale, au Trocadéro, le 27 mars prochain !

Nous allons montrer à la France combien nous l’aimons Serez-vous présents, les Toulonnais ?

Oui, vous serez présents, parce que la France qui n’a peur de personne, c’est nous !

La France fière de ses parents, c’est nous !

La France qui redevient puissante, c’est nous !

La France indépendante, c’est nous !

La France belle et souveraine, c’est nous !

La France qui va rester la France, c’est nous !

La Reconquête, c’est nous !

Vive le courage dans l’épreuve, vive la grandeur dans la tempête, vive la confiance et la puissance, vive la liberté et la prospérité, vive la Reconquête, vive la République et, surtout, surtout, vive la France !