28 Mai 2022
Réunion de soutien à Stanislas Rigault à Cheval-Blanc En savoir+
 
#4

Industrie

L’industrie doit être au cœur de la politique économique, car elle est à la fois la condition de notre excellence technologique, d’emplois mieux payés que dans les services et de notre souveraineté économique.

 

Technip, Alcatel, Alstom Énergie, Latécoère, Arcelor… : ces multiples exemples de cession de fleurons nationaux à des capitaux étrangers sont la preuve de notre déclassement industriel. Pareil déclassement n’a rien d’anodin pour l’économie et la société françaises. En effet, ce phénomène est la cause directe de l’effondrement de notre balance commerciale (de +5 milliards d'euros en 2002 à -70 milliards d'euros aujourd’hui). La France s’en trouve appauvrie et stratégiquement affaiblie puisqu’obligée d’acheter à l’étranger ses biens industriels.

Ajoutons à cela les conséquences désastreuses et incalculables de la désindustrialisation en matière d’aménagement du territoire (concentration de la création de la richesse dans les métropoles au détriment de la France périphérique) et nous comprenons à quel point la réindustrialisation constitue la mère de toutes les batailles en matière économique, stratégique et social.

Une authentique politique de réindustrialisation passe par la mise en œuvre de trois principes directeurs. D’abord, la baisse des impôts de production doit permettre d’améliorer la compétitivité des entreprises françaises et donc faire grossir leurs carnets de commandes. Ensuite, il convient d’assouplir les dogmes concurrentiels bruxellois, qui s’opposent à la constitution de champions nationaux en Europe tout en laissant notre marché ouvert aux géants extra-européens. Enfin, il faut inciter fortement les consommateurs et la commande publique à favoriser les fournisseurs nationaux.