10 Septembre 2022
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« Mineurs isolés » : une condamnation idéologique et stupide

J’apprends à l’instant que le Tribunal correctionnel de Paris m’a condamné pour le délit d’opinion de « complicité de provocation à la haine raciale » – expression, il faut bien l’admettre, difficilement compréhensible ! en raison de mes propos sur les immigrés clandestins appelés « mineurs isolés ».

Que me reproche-t-on ? D’avoir dit que la plupart de ces « mineurs isolés » étaient des délinquants voire parfois des criminels. Les conclusions d’un rapport d’information sénatorial rendu public le 29 septembre dernier sont sans ambiguïté : « Les travaux conduits par les rapporteurs ont permis d’aboutir à un constat sans appel : les infractions commises par les jeunes en errance sont de plus en plus nombreuses, graves et violentes. » Si l’on suit la logique du Parquet et de mes juges jusqu’au bout, ces sénateurs devraient donc, eux aussi, être inquiétés pour « complicité de provocation à la haine raciale » ?

La vérité est que ces « mineurs isolés », qui ne sont bien souvent ni mineurs, ni isolés, se caractérisent par leur présence irrégulière sur notre territoire et leur forte propension à la délinquance, voire à la criminalité. En tant que citoyens français, nous devons exiger le droit d’aborder cette question, qui concerne malheureusement de plus en plus de Français, sans risquer d’être inquiétés par la Justice.

J’ajoute que la justice parle de « haine raciale », alors que ces immigrés ne constituent en aucune manière une ethnie, et encore moins une race. Il est donc impossible d’être « raciste » à leur égard.

À l’occasion de ce procès, une dizaine d’associations antiracistes et une vingtaine de conseils départementaux, essentiellement de gauche, se sont constitués partie civile à moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, et le Tribunal s’est empressé de satisfaire à leurs caprices.

C’est la condamnation d’un esprit libre par un système judiciaire envahi par les idéologues. Rien que de très tristement habituel, en somme. La ficelle est si grosse que l’on ne voit plus qu’elle.

Je ferai appel de cette décision mais nous voulons la fin de ce système qui resserre chaque jour un peu plus le garrot sur la liberté d’expression et le débat démocratique. Ce système fabrique du délit d’opinion de manière industrielle. Il est urgent de chasser l’idéologie des tribunaux. La justice doit redevenir la Justice et la France doit rester la France.